Le titre est barbant, je vous le concède.
A la bifurcation, le « bus Sénégal » a préféré prendre la direction d’une république qui promeut les médiocres et les personnes d’une exiguïté inouïe en vertu et plongées dans les tréfonds obscurs de l’insanité !
Ce virage ubuesque et inattendu a endommagé l’autocar qui s’est cogné aux barrières « garde-fous » de la démocratie et de la justice. Ces dernières nécessiteront une réparation !
Au niveau de la route, les indications vers une démocratie et une gestion vertueuse étaient pourtant claires, mais l’ivresse du pouvoir a eu son dernier mot ! Qui pour en mesurer la teneur et sanctionner ?
Quelques passagers ont pourtant levé la voix et sonné le tocsin pour la reprise du chemin qui sied, mais ils furent matés par la fripouille qui était en bonne place !
Les insultes et immondices de cette meute de racailles, qui bénéficient pourtant de privilèges incommensurables, ont rythmé notre horrible voyage ! l’objectif des pauvres passagers a été réadapté et dicté par l’instinct de survie ! Ne pas trépasser avant la fin du voyage, constituait notre ardente prière !
Le voyage étant long, le conducteur a pu bénéficier d’assistants qui avaient juré de respecter le code de la route « constitution », mais plus on avance, plus la transgression était accentuée. Cet état de fait était aux antipodes du modèle de chevronnés serviteurs de l’Etat qu’on a toujours connus !
Machiavel semble avoir raison « La soif de pouvoir est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’homme. »

A retenir : l’ivresse et la folie du pouvoir constituent une autodestruction de ses tenants et pour lutter contre le syndrome d’hubris, mieux vaut tout mettre en œuvre pour une opposition farouche et de l’adversité !
Le pouvoir est comme un couteau à double tranchant : d’un côté la soif et de l’autre côté l’ivresse.
Abib DIOP

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