En voulant retracer l’Histoire réelle du Sénégal Iba Der Thiam a versé dans l’approximation. Voire même dans l’imaginaire.

En effet, sa rédaction nous laisse lire l’existence d’une École appartenant à (Elhadj) Malick Sy. Sans nous dire où est-ce qu’elle se situe matériellement et à quelle date elle a été fondée. Si l’ »édifice » existe. Tout au moins ses vestiges. Rien sur le nombre de classes ou le corps enseignant. La même chose peut être dite sur les livres et les matières enseignées.

Mieux, il nous dit que El hadj Abdoulaye Niasse le Grand dont mon père est le fils aîné était élève de cette école. Alors que El hadj Aboulaye né en 1838 dans la zone de Nioro du Rip avait 17 ans en 1855 année où Elhadj Malick Sy lui-même est né..

Iba Der Thiam va jusqu’à ajouter que Serigne Abbas Sall de Louga fréquentait cette école. Alors que Serigne Abbas Sall est né en 1909. C’est à dire la même année que l’aîné de mes frères.

Nous savons que de moniteur de l’enseignement primaire à historien, Iba Der Thiam est passé par la filière des raccourcis additionnés.

Sa présentation erronée de notre histoire en est une preuve plus que palpable. Car on ne peut être plus grossier en passant à pertes et profits un homme qui a combattu la pénétration coloniale aux côtés de Maba Diakhou Ba. Et qui a adhéré à la Tidjanya par l’entremise d’une personne appointée pour cela par Cheikh Omar Foutiyou Tall lui-même. Et, ce, dans la même zone de Nioro du Rip.

Mieux, le premier des Niasse était le compagnon incontesté du père d’Elhadj Malick. Alors que l’homme de Tivaoune était un enfant posthume. Son père, Makhouredia ayant été assassiné avant sa naissance..

Et cet érudit hors pair qu’est Elhadj Malick Sy de quelle école est il issu ? Quelle bibliothèque fréquentait il ?
Ce sont ces informations objets d’ autant d’interrogations qui auraient constitué l’histoire d’un homme dont les qualités sont incontestables.

Elhadj Aboulaye Niasse a effectivement fait le pèlerinage à la Mecque en 1903. Mais que dire de son « fils adoptif » qui est arrivé à la Mecque après le pèlerinage ?

Dans son ouvrage Iba Der dédaigne donner au père de Mame Khalifa Niasse et de Baye Niasse le titre de Elhadj.. Alors qu’il l’attribue ailleurs sans tenir compte de ce retard. Pourtant connu de tous.

De grâce, Iba Der Thiam, épargnez nous d’une telle manière de nous rendre notre histoire. Ce n’est qu’une série de faits. Alors qu’en fabriquant les faits, votre histoire du Sénégal n’est que du Leeboon. Personnellement j’ai été membre du Comité de Rédaction. Mais comme les quatre cinquièmes des Professeurs, Docteurs et autres membres vous nous avez abandonnés en cours de route. Et ce, dès que vous vous êtes fait financer par l’ancien Maire de Dakar. Chose que vous avez esquivée lors de la présentation du livre.

Non, Monsieur Iba Der Thiam, bientôt on aura écrit votre histoire si elle n’est pas déjà écrite. Parce qu’en fait ce ne sont que des histoires. Elhadj Aboulaye Niasse le Grand a bien visité, à son retour de Fez en 1910, la famille Ndieguene de Thies. Et, des mois plus tard, la famille Sy de Tivaoune. Il avait déjà 70 ans. Il était accompagné de mon père Mame Khalifa Niasse âgé de 32 ans à l’époque. C’était la seule fois où Elhadj Malick Sy et Elhadj Aboulaye Niasse le Grand se sont vus pendant quelques mois. Mais à cet âge on ne va plus à l’école.

Vos dires mettent même en cause les écrits de Seydil Hadj Malick à l’endroit de Elhadj Aboulaye Niass le Grand. Ainsi que les écrits de mon père relatifs à ce sujet. Et qui sont publiés depuis plus d’un siècle. Quand on ne connaît pas l’histoire on se tait. Et on ne fait pas d’histoires. Votre famille maternelle est Obédience Niassene même si elle porte le nom Sy comme l’homme de Tivaoune.

Vous venez d’insulter sa mémoire.

1 Commentaire

  1. Et certes, on peut dire que Cheikh Seydi El Hadj Malick SY et Cheikh Abdoulaye NIASS sont ‘’un’’, car en vérité, Allah n’envoie qu’un seul ‘’Mujadid’’ par génération, conformément au Hadith : Abû Hurayra rapporte ces propos du Prophète – sur lui la grâce et la paix – : “Au début de chaque siècle, Dieu – Exalté soit-Il – enverra à cette communauté un homme pour revivifier [la pratique de] sa religion”. (Sakhawi, al Maqasid al Hasana). Et c’est dire que tout ‘’Homme de Dieu’’ contemporain d’un ‘’Vivificateur de la religion’’ (Moujadid) ne peut être que son substitut. … Et certes, ce vivificateur de la religion est le Pôle (khoutbou zamân) et est toujours un khalife attitré du « Sceau des Saints » ; mais du fait de son orthodoxie religieuse, il ne peut pas toujours prendre en charge toute la communauté dont il est pourtant l’Imam et le témoin. Ainsi, Dieu lui associe des substituts et place un voile entre eux de sorte que le Pôle (khoutb) connaît toujours ses substituts, mais ces derniers ignorent toujours leur Pôle (khoutb). Ainsi ce dispositif complexe permet, avec la bénédiction du Pôle (caché), de sauver l’immense majorité des fidèles que l’on rencontre généralement dans les autres communautés religieuses ‘’rivales’’ gérées par les substituts – Une véritable miséricorde ! Et la mission de rétro confirmation du Mahdi que je pilote confirme de façon indiscutable que Cheikh Seydi El Hadj Malick SY était le ‘’mujadid’’ de son époque ; et c’est ainsi qu’il faut comprendre la relation spirituelle entre Maodo et tous ses contemporains.
    Cependant, quelque soit son rang, il est forcément un précurseur du Mahdi – ; ainsi, la poursuite de leur mission, en cette ‘’fin des temps’’ (akhirou zamân), ne peut plus être envisagée que dans celle du Mahdi – chargée de parachever celle de tous les ‘’Hommes de Dieu’’, toutes obédiences et toutes générations confondues ; oui, c’est elle qui a l’exclusivité de rétro confirmer Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif – qui s’était proclamé comme le ‘’Sceau des Saints’’ (al khatimal wilayah) – comme le ‘’Christ de la Parousie’’ (Jésus fils de Marie revenu) ; en effet, personne ne peut justifier une mission dans l’Islam, après le rappel à Dieu du Prophète Mouhammad (PSL), en dehors de celle du Mahdi (retour de Jésus) [(4. Les Femmes : 157-159 – An-Nisâ’) ; (43. L’Ornement : 57-62 – Az-Zukhruf) ; (2. La Vache : 253 – Al-Baqarah)] ; ainsi, toutes les missions des ‘’Hommes de Dieu’’ s’estomperont inéluctablement, au profit de celle du Mahdi, conformément à la perspective annoncée par le Prophète (PSL) ; ils ont, en vérité, un seul et même combat ; un seul et même objectif : la victoire éclatante de l’Islam !!! Et à l’évidence, une telle perspective entraînera inévitablement un ‘’tsunami politico-religieux’’ (‘’chaos salvateur’’) …

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