Avec un aéroport flambant neuf et un nouveau pavillon national, le chef de l’État souhaite faire du hub de Dakar un outil de rayonnement international. Mais le pays a-t-il les moyens de ses ambitions ?

En atteste le courrier adressé le 9 novembre à la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, par Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association du transport aérien international (IATA). Le grand syndicat des compagnies aériennes y fait part aux autorités sénégalaises de ses craintes concernant, notamment, les difficultés d’approvisionnement en kérosène, déplorant le manque d’informations concernant le nouvel aéroport.

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Questions de ravitaillement

Au 28 novembre, les compagnies aériennes n’avaient toujours pas été autorisées à inspecter les installations de ravitaillement. « Nous sommes toujours dans l’expectative, on ne peut pas être rassurés, glisse une source proche du dossier. Les compagnies régionales pourront toujours faire du double emport [prendre assez de carburant pour l’aller et le retour], mais pas les long-courriers. Avant de voler, une compagnie doit faire un audit de la maîtrise des risques. Personne ne prendra une seule goutte de kérosène à Dakar si l’inspection n’a pas eu lieu au préalable. »

« Certaines compagnies menacent de ne pas atterrir tant que cette inspection n’aura pas été effectuée », confirme un officiel sénégalais. Au sein d’Air France, des sources confirment l’état de nervosité dû au changement de société aéroportuaire, excluant cependant de ne pas atterrir le 7 décembre.

 

 

Source: jeuneafrique

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