Affaire DSK – Le viol confirmé

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Selon « L’Express », qui a eu accès au rapport médical de l’hôpital où la plaignante a été admise le 14 mai, il y a eu « agression » et « viol ».

« Diagnostic : agression. Cause des blessures : agression. Viol » : telle est, selon « L’Express« , la conclusion du rapport médical de la femme de chambre Nafissatou Diallo réalisé par le personnel de l’hôpital St Luke’s Roosevelt de Manhattan où elle a été admise samedi 14 mai dernier, jour de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn.

Le même rapport précise qu’elle est arrivée ce jour-là à 15h59, « alerte » et « capable de se déplacer seule ». Lors du trajet en ambulance depuis l’hôtel Sofitel de Times Square jusqu’à l’hôpital, selon le même rapport, la femme de chambre a expliqué au policier qui l’accompagnait avoir été « poussée vers le bas » par un homme » qui lui « a enfoncé son pénis dans la bouche ».

« Confusion, douleurs musculaires, tension »

Une version qu’elle répètera quelques minutes plus tard lors de son examen médical, selon le même rapport du centre hospitalier consulté par « L’Express« .

Un rapport qui comporte aussi les mots suivants : « confusion, douleurs musculaires, tension ». Le document indique également que son épaule gauche la fait souffrir, et qu’un scanner révèlera ensuite que cette douleur est due à une rupture de ligament.

Nafissatou Diallo et son avocat Kenneth Thompson lors de leur conférence de presse organisée le 28 juillet dernier au Christian Cultural Center de Brooklyn, New York. (AFP)

Selon son avocat Kenneth Thompson, qui a également accordé une interview à « L’Express« , c’est en tombant après que DSK lui ait attrapé la tête et l’ait forcée à lui faire une fellation qu’elle s’est blessée.

« L’homme nu aux cheveux blancs »

Le même rapport, toujours, comprend le récit des faits de Nafissatou Diallo : « l’homme nu aux cheveux blancs verrouille la porte et l’entraîne sur le lit » une première fois, avant de la conduire au bout du couloir, où il lui arrache les collants avant de saisir « la partie extérieure de sa zone vaginale » puis « d’enfoncer profondément son pénis dans sa bouche en la saisissant par les cheveux ».

Elle explique ensuite avoir craché le sperme sur la moquette.

« L’Express« , qui indique que ce récit de la plaignante fait partie du texte de sa plainte au civildéposée lundi 5 août, a également pu consulter en fin de rapport un schéma de la zone vaginale de la plaignante indiquant que la partie inférieure de son vagin comporte un traumatisme.

Un rapport déjà mentionné

Le 5 juillet, déjà, le « New York Times » faisait référence à un rapport réalisé au centre hospitalier St. Luke’s Roosevelt remis au procureur Cyrus Vance et aux avocats de Dominique Strauss-Kahn. Selon ce document et le quotidien américain, les éléments du rapport pouvaient « laisser penser à une agression sexuelle grave« .

Le quotidien américain précisait que, selon le récit de la plaignante, le rapport disait que le mis en cause avait « brièvement mis son pénis dans sa bouche ». Selon le même rapport, il l’avait ensuite poussée vers la salle de bains avant de mettre ses mains sous ses vêtements et de toucher son entrejambe.

Le même rapport stipulait aussi qu’elle était ensuite tombée et qu’il l’avait à nouveau forcée, l’attrapant par les cheveux et « contrôlant sa tête avec force. »

Elle dit l’avoir regardé se rhabiller

Dans le même rapport et toujours selon le « New York Times« , la femme de chambre affirmait avoir « regardé DSK se rhabiller et quitter la pièce sans rien lui dire », ce qui contredisait sa précédente version des faits sur son comportement suite aux faits allégués.

Il n’était toutefois pas question de conclusion de viol dans cet article. Le quotidien américain avait-il consulté le rapport dans son intégralité ? Lors de la publication de l’article par le quotidien américain, ni le procureur ni les avocats de DSK n’avaient souhaité commenter ce rapport.

Le 6 juillet, la directrice du CTVC (crime victims treatment center) du centre hospitalier St. Luke’s, Susan Xenarios, confait au « Monde » qu’elle n’avait « pas mis en doute le témoignage » de celle qu’elle dit être la première à avoir examinée.

Prochaine audience dans une semaine

A une semaine jour pour jour de la prochaine audience de Dominique Strauss-Kahn, l’avocat de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson, tient une fois de plus à montrer qu’il ne lâche rien.

Selon « L’Express« , l’avocat affirme avoir recueilli des « confidences » selon lesquelles « le procès risquait d’être abandonné ». Revenant aussi sur cette phrase « Ne t’inquiète pas, cet homme a beaucoup d’argent. Je sais ce que je fais » que sa cliente aurait tenue à un détenu, Kenneth Thompson déclare qu’elle « n’existe pas » et explique qu' »il y a eu, en fait, plusieurs conversations téléphoniques. »

Egalement interrogé par le magazine sur la raison pour laquelle « les procureurs n’ont jamais fait grand cas de ces éléments médico-légaux », Kenneth Thompson répond : « ils en ont parlé, mais au tout début ». Montrant alors aux journalistes la vidéo de la comparution de DSK du 19 mai, il poursuit « vous entendez comme moi le procureur Artie McConnel demander que l’on refuse la libération sous caution de DSK en arguant des éléments qui pèsent contre lui, dont l’expertise médicale… »

Un dossier médical « vide » selon les avocats de DSK

« Le dossier médical de l’accusatrice est vide » déclarait quant à lui l’avocat de DSK, William Taylor, mercredi 13 juillet. « Il n’y a aucune preuve. Pas de blessure à l’épaule, pas de marque de violences, pas de bleus ».

L’associé de Benjamin Brafman n’avait alors pas donné davantage de détails sur ce dossier médical, précisant seulement, selon « Le Parisien », qu’il se basait sur « le dossier médical communiqué par le procureur » confirmant, selon lui, qu’il « n’y a pas de preuves confirmant une agression physique. »

Par ailleurs, selon des sources proches du dossier qui se sont exprimées auprès de« Newsweek » sous couvert d’anonymat, les avocats de DSK seraient susceptibles d’avancer prochainement que la rencontre entre la femme de chambre et leur client a mal tourné quand elle a découvert qu’elle ne recevrait pas d’argent après une relation sexuelle consentie avec l’ex patron du FMI.

Le Nouvel Observateur

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