C’est bien connu, le Fouta, terre très religieuse, majoritairement habité par des Haal pulaar, est caractérisé par son conservatisme.. Culturel et politique.  Ici la fidélité est  une vertu érigée au rang du sacré. Dans cet article où l’angle de traitement est uniquement axé sur la politique nous évoquerons les raisons de ce qui paraît comme une transgression de la fidélité par rapport à l’engagement politique. mais nous ne parlerons pas de tout le Fouta, mais de sa zone la plus importante, Bokidiawé. Des années 60 jusqu’au début des années 80 le parti politique qui régnait en maître dans cette espace géographique du Nord du Sénégal était essentiellement le PS. Nous ne revenons pas ici sur les personnalités locales de l’époque et leurs guéguerres et autres guerres de positionnement, encore moins sur le règne du parti unique représenté par le PS. A partir des années 80 quelques bouleversements socio-politiques notables font leur apparitions dans le Fouta. Le parti de Me Wade, le PDS venait ainsi d’entrer très significativement dans cette zone. La dynamique de reconfiguration de la figure politique du Fouta, occasionnée par cette entrée du PDS suivra son cours jusqu’au ‘au début des années 2000 avec l’arrivée de Me Wade à la magistrature suprême. Le PDS s’implanta allègrement dans tout le Fouta de Podor à Matam. Et par conséquent il conquit l’une des zone les plus importante de la région de Matam en l’occurrence Bokidiawé où le PDS et dans une moindre mesure le PS régnaient incontestablement. Les changements politiques véritables prendront leur dimension systématique avec un bouleversement en profondeurs du paysage politique du Fouta avec l’APR, le parti de Macky Sall. Mais comment l’APR a pu conquérir l’une des plus importante zone de la région de Matam dénommée Bokidiawé ?. C’est à cette importante question que nous tenterons de répondre. La conquête de cette zone est passée par un homme. Kalidou Wagué l’actuel maire de la commune de Bokidiawé avec ses trente quatre (34) villages. L’homme s’est battu pour arracher les 34 villages de la commune des griffes du PDS et du PS qui en avaient fait leur presque chasse gardée. Cependant tout n’a pas été facile dans cette bataille de reconquête et de l’implantation de l’APR. Mr Wagué a pris le soin de s’entourer d’une équipe d’hommes et de femmes dévoués à la seule cause qui vaille: Faire de Bokidiawé et par extension toute la région de Matam une zone majoritairement APR. Et il en est parvenu. Aujourd’hui la quasi totalité de la commune de Bokidiawé est aux couleurs de l’APR et ce vent de reconquête initiée par le maire de Bokidiawé a soufflé dans toute la région de Matam. Le séjour prochain de Macky Sall dans cette région en sera l’occasion de la démonstration de force de l’occupation du terrain par l’APR.

Abdoulaye Mbodj
Journaliste.
Promotion 2005/ Ecole Supérieure de Journalisme de Paris.

PARTAGER

2 Commentaires

  1. C’est tout? Cela on le savait depuis longtemps. La vraie raison de la razzia de l’APR n’est dûe qu’aux faits suivants :
    1/ la politique dans ce pays et particulièrement au fouta est tributaire des hommes, quand on nomme votre parent, tout le village et même la communauté rurale fait un bloc autour de lui. Le réseau social est très fort au fouta et ce sont les associations villageoises qui ont financé tout ce qui a permis aux foutanké de survivre de 1960 à nos jours. Pour eux, la politique derrière un homme signifie retombées immédiates pour le village, et emplois pour les fils du village. C est pourquoi à chaque fois qu un foutanké est nommé à un poste, il recrute à tour de bras ses parents du village et leur permet de migrer dans les grandes villes du pays. Senghor et Diouf n’ont rien construit au Fouta mais ils nommaient beaucoup de foutanké dans leur gouvernement et ces derniers recrutaient leurs proches.
    2/ les foutanké sont très logiques, ils savent que tous les politiciens sont pareils et ils savent que tout village qui s opposera à Macky Sall n’aura pas de fils nommé quelque part, alors, ils font blocs, opposants comme APR autour du leader pour le booster, afin qu une fois nommé, le village en profite.
    3/au Fouta, l’idée la plus partagée est qu’il ne faut pas s opposer au parti au pouvoir, la seule fois où ils l’ont fait c est quand leur fils Macky Sall a defié le président Wade.
    Macky s’est appuyé sur la diaspora qui est le vrai agent de développement du fouta de même que sur ses milliardaires qui financent et donnaient à tour de bras.
    Ces “prêts” sont en train d être remboursés par des nominations ou des marchés.

  2. Tu es un vrai imbecile. C est un probleme d ethnie. Les foutanke( j en suis un) sont comme des moutons. Nedo ko bandoum disent ils. Et puis le toucouleur est facilement corruptible. Il ne croit en rien. Un traitre naturel

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here