Des attaques armées étaient en cours, vendredi
2 mars, dans le centre de Ouagadougou. Selon une
source sécuritaire jointe par la correspondante
du Monde Afrique, une explosion a retenti sur le
parking de l’état-major. « Une ou deux voitures ont
probablement explosé », dit-elle. Au même moment,
des tirs ont été entendus dans la zone de la
primature et de l’ambassade de France. « Un
périmètre de sécurité est en train d’être mis en place
dans ces deux zones, où des attaques sont en cours
», a précisé la police au Monde.

Pour l’heure, la confusion règne dans la capitale du Burkina Faso.
L’ambassade de France avait dit dans un premier temps être visée
par ces attaques, mais la proximité de l’institut français avec l’état-
major général des armées, et de l’ambassade de la France avec la
primature, entretient le doute. « Nous n’avons pas été visés par ces
attaques », a assuré un salarié de l’institut français au Monde,
retranché dans les couloirs de l’établissement, alors qu’un peu plus
tôt un message avait été posté sur la page Facebook de l’institut
disant qu’il était touché.

L’envoyé spécial de la France pour le Sahel, Jean-Marc Châtaigner, a
écrit sur son compte Twitter qu’il s’agissait d’une « attaque terroriste
». Il a recommandé d’éviter le centre de la capitale.

Cinq hommes sont sortis d’une voiture

Selon des témoins, cinq hommes sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu
sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade de France, dans le
centre de la capitale du Burkina Faso.

Xavier Lapdecab, l’ambassadeur de France à Ouagadougou, a posté un
message sur Twitter : « Attaque en cours à Ouagadougou. Consignes de
prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr ».

Un correspondant de l’AFP a entendu des échanges de tirs intenses et a vu
un véhicule en feu sur la chaussée, celui des assaillants, selon des témoins.
Des unités de gendarmerie et de l’armée se déployaient sur les lieux a
également constaté ce correspondant.

L’ambassade des Etats-Unis a aussi « reçu des informations faisant état de
tirs dans le centre-ville de Ouagadougou ». Elle recommande d’éviter « la
zone » et de chercher « un abri sécurisé ».

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