Avec virulence, Donald Trump a défendu son début de mandat agité lors d’une conférence de presse imprévue. Pendant quasiment 90 minutes, le républicain a tout passé en revue: la nomination d’un nouveau secrétaire au travail, les médias, la Russie, une ancienne administration “chaotique”, son décret anti-immigration et même l’Obamacare. Morceaux choisis.

1. Un nouveau secrétaire au travail
Alexander Acosta a été nommé au poste de secrétaire au travail. Il est considéré par ses pairs comme un homme pondéré et prudent dans ses prises de position. Il préside aussi le Conseil d’administration d’US Century Bank.

Cette décision intervient au lendemain du retrait de son précédent candidat, Andrew Puzder. Le patron de la chaîne de restauration rapide CKE a jeté l’éponge, mercredi, face à la quasi-certitude qu’il n’obtiendrait pas la confirmation du Sénat.

2. Les médias
À l’occasion de cette conférence de presse imprévue, Donald Trump s’est lancé dans une violente diatribe contre les médias d’information traditionnels qu’il accuse d’être “le parti de l’opposition” et de propager de “fausses informations”.

“La presse est devenue si malhonnête que, si nous n’en parlons pas, cela dessert énormément le peuple américain. Le niveau de malhonnêteté [des médias] est hors de contrôle”, a lâché le nouveau président des États-Unis.

Donald Trump a, à maintes reprises, interrompu les journalistes lui posant des questions, avant de critiquer le New York Times, la BBC ou encore CNN, l’une de ses cibles favorites.

3. La Russie
“Vous pouvez dire ce que vous voulez sur la Russie, ce sont de fausses informations fabriquées pour compenser la défaite des démocrates, et la presse joue le jeu.”

Donald Trump a précisé avoir rencontré certains de ses proches “qui seraient prétendument impliqués dans tout ça”: “Ils ne savent rien”, assure le républicain.

Quant à Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale, qui a démissionné pour avoir évoqué les sanctions contre Moscou dans des discussions avec l’ambassadeur à Washington, Donald Trump souligne que l’intéressé “faisait juste son travail”.

“La seule chose, c’est qu’il ne l’a pas dit convenablement à notre vice-président et qu’ensuite il ne s’en est pas souvenu”, a ajouté le magnat de l’immobilier. Quant à moi, je ne possède rien en Russie. Je n’ai pas de prêts en Russie. Je n’ai aucun accord en Russie. Je n’ai rien à voir avec la Russie.”

4. “J’ai hérité d’une situation chaotique”
Donald Trump a balayé les accusations de désordre. “J’ai hérité d’une situation chaotique aux Etats-Unis comme à l’étranger”, a-t-il insisté.

Il n’a pris aucune pincette à l’heure de dresser un bilan du double mandat de son prédécesseur, Barack Obama. “C’est la pagaille”, a déclaré le magnat de l’immobilier au cours d’une longue tirade, citant les emplois qui “fuient [le] pays”, à “Mexico et ailleurs” et le “désastre” au Moyen-Orient.

5. Le décret anti-immigration
Donald Trump est également revenu sur son décret anti-immigration du 27 janvier, actuellement bloqué par des magistrats fédéraux. Contester cette suspension? Pas du tout.  Il en a surtout profité pour annoncer un second texte “très complet, pour protéger le pays”.

Il a conclu avec un petit mot sur l’Obamacare: “Nous nous occupons de l’Obamacare. Nous en sommes aux derniers stades. Nous la présenterons donc début ou mi-mars”, conclut le nouveau président des États-Unis.

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2 Commentaires

  1. Correction de mon typo:
    US Secretary se traduit mieux Ministre Americain.
    Labor Secretary =
    Ministre du travail
    Cela dit felicitations et Merci enormement pour cet excellent travail

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