Depuis la défaite de son leader, Me Abdoulaye Wade, au second tour de l’élection présidentielle, et le refuge de ce dernier à Versailles, en France, le PDS, pris dans un tourbillon d’orphelinat, est plongé dans une situation de dislocation. L’unité actuelle, autour du coordonnateur Oumar Sarr trouve son expression de façade dans le passé même de certains barons du parti. Notamment Ousmane Ngom, Awa Diop pour ne citer que ceux là. Chacun dans son parcours au sein du parti a révélé son indisponibilité à se ranger derrière quelqu’un d’autre qui n’est pas Me Wade. Ousmane Ngom l’a clairement prouvé dans les années 90 quand Me Wade, lors du choix des candidats à la députation, avait laissé le choix au duo Idrissa Seck/ Aminata Tall la confection de la liste des députés. La conséquence on la connaît. Ousmane Ngom contestant le placement de ses amis à des postes inéligibles, claqua la porte du parti. Il crée le PLS, parti libéral sénégalais qui ne fera pas long feu mais mettra en exergue la personnalité rebelle de Me Ngom. Quant à Awa Diop, elle a fait preuve de résistance quand Abdoulaye wade, dans sa volonté d’inclure une dimension intellectuelle dans les critères de choix de la présidente du groupement des femmes du PDS, décide d’écarter celle qui n’avait que le niveau du CEPE comme bagage intellectuel. Awa Diop part en croisade contre cette décision de Me wade, aidée en cela par un bataillon important de soutiens. Me wade extraordinairement reculera. On  se demande alors comment ces hommes et femmes accepteront-ils d’avaler la pilule du leaderschip d’un coordonnateur qui n’est pas à leurs yeux un vrai “made in Wade”selon la célèbre formule d’Ousmane Ngom. Contrairement à certaines analyses politique ces barons ne se rangeront pas non plus derrière Idrissa Seck, le fils honni de wade. Pas plus que derrière Karim wade dont ils abhorraient le mouvement génération du Concret. Dans ce schéma, la conclusion logique c’est que le PDS est dans une pente descendante qui aboutira inévitablement à son explosion. Cet état de décrépitude du parti n’est guère un mystère. Nombreux sont des observateurs qui avaient prédit cette situation. Lui, Me Wade, était la seule constance de ce parti qu’il considérait comme sa propre propriété. Chef incontesté et incontestable, le Démiurge Wade était vénéré comme un dieu grec. Ses pouvoirs au sein du parti étaient immenses. Il faisait et défaisait qui il voulait, faisait gravir les échelons du parti qui il souhaitait, combattait et excluait celles et ceux qui contestaient ses décisions. Le coup de maître d’Abdoulaye wade c’est d’avoir réussi à imposer l’acceptation de ce totalitarisme dans cette formation dont la seconde lettre du sigle déclinait pourtant le choix de sa structuration. Mais l’histoire révélera que ce parti n’est pas démocratique tant pis ceux qui ont cru au D du PDS. Un militant du PDS, ça ferme sa gueule, ça obéit ou ça démissionne. Voilà la discipline du parti. La reproduction de cette discipline sous la direction d’Oumar Sarr ne paraît pas plausible. Le PDS ne peut pas échapper à son destin d’explosion. Plusieurs formations issues de ses entrailles verront le jour. Certains baronS mettront en place leurs propres formations, d’autres transhumeront, et l’océan de l’oubli engloutira bien d’autres.
Abdoulaye Mbodji
Journaliste (promotion 2005 Ecole Supérieure de Journalisme de Paris)
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1 Commentaire

  1. Un journaliste doit etre objectif avec un traitement juste de l’information, nous avons chassé wade et ses pseudo journalistes alors respectez les gens en ne montrant pas une position aussi évidente de mercenaire de la plume

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