La réalité sur le sabre Omarien restitué par la France

Il y a énormément d’ouvrages sur Cheikh Omar Foutiyou rédigés par de grands spécialistes comme Pr Samba Dieng, décédé récemment, Madina Tall Ly, Pr Oumar Kane, Robinson. Tout le monde ne peut pas être specialiste. Il y a des petits fils de mara qui ne maitrisent pas bien l’histoire de leur aïeul. Les gens sont paresseux et ne font pas un travail de recherche. Ils se contentent des on dit que …

Le sabre restitué par le gouvernement français n’est pas le sabre de Cheikh Omar Foutiyou RTA mais celui de son fils Ahmadou que Archinard avait récupéré à Segou.

La dernière bataille de Cheikh Omar Foutiyou RTA fut contre une coalition formée de bambaras animistes, de peuls du macina et des khadres de la kuntiya de Tombouctou.

Cheikh Omar disparut le 12 fevrier 1864. Son neveu Tidiani Tall, fils de son grand frère Ahmed Tall, reprit le flambeau et triompha sur la coalition ennemie. Sa capitale fut Bandiagara où il régna près de 40 ans après la disparition de Cheikh Omar. (Tidiani Tall est aussi le frère de Alpha Hachimou Tall, le Savant de Médine Mounawara, que Mame Dabakh aimait tant).

Les français sous l’égide d’Archinard sont arrivés en 1889 dans cette partie du Mali. Ils ont conquis Segou qui était dirigé par Lamido Julbe Ahmed Cheikh Omar. Ce dernier voulut s’exiler à Sokoto au Nigeria, terre d’origine de sa mère Néné Safoura. Il mourrut en chemin et ses compagnons ont caché sa tombe. Son lieu d’enterrement reste inconnu.

Le vrai sabre de Cheikh Omar fait près de 1m 30. Il se trouve actuellement à Bandiagara chez la famille Tall.

Il fallait simplement communiquer davantage sur le contexte de la récupération de ce sabre et des manuscrits par les français. On a l’impression aujourd’hui que les français ont vaincu Cheikh Omar Foutiyou et ont pris son sabre. Ce qui est totalement faux ! Ils sont venus à Segou en 1889. Donc bien après la disparition du Cheikh intervenue en février 1864. La seule bataille du Cheikh contre les français fut menée à Medine près de Bakel au début du jihad dans les années 1850.

Ibnou Malick

4 Commentaires

  1. Toi tu metrise pas tu metrise pas ce que tu parle car cheikh ahmadou Bamba est né en 1882 alors Les blanc arrive aux senegal bien Avant la naissance de khadim rassoul les Les blancs etais laba avant 1889 Les francais sont Les 4em personnel qui venue aux senegal premiere etaist portugue ,apret honllandais apret agnlais Les francais vienent dernierement

  2. Quand et dans quelle région le grand érudit a combattu l’armée coloniale ? D’aucuns disent ici et là que ses principaux ennemis furent nos ancêtres animistes qui ne voulaient pas se convertir à la religion « des Arabes ». On attend nos historiens, nous dire l’histoire loin de quelques considérations subjectives .

  3. Je veux bien vous croire monsieur, mais qu’est-ce qui prouve que Ahmadou, le fils Cheikh, n’a pas hérité le sabre de son père ? C’est une version plus plausible d’autant que c’est un héritage familial direct. Je veux bien vous croire, mais il y a des zones d’ombre dans votre explication. Est-ce qu’il y a des écrits précis sur ce sabre, même en arabe ? Est-ce que vous avez exploité les récits des expéditionnaires français de l’époque car la plupart écrivaient des témoignages de guerre ? En Algérie, pour écrire de manière précise leur histoire coloniale, plusieurs historiens algériens ont largement exploité les récits laissés par les soldats français. Il ne faut pas venir nous parler ici de tradition orale, il n’y a aucune fiabilité dans ce que disent les griots qui d’ailleurs transforment souvent les faits avec le temps. Vous devez apporter des preuves écrites et datées. Mais merci quand même d’avoir soulevé la question.

  4. « Est-ce qu’il y a des écrits précis sur ce sabre, même en arabe ?

    Mais, cher monsieur, pourquoi écrirait-on sur un sabre offert à quelqu’un ? Ce sabre est d’origine Française comme il y avait des coupe-coupe d’origine Espagnoles, Brésiliennes, Portugaises, comme il y en a aujourd’hui dans nos magasins, or personne n’écrit sur leur provenance. Ce qui nous importe c’est que les Français nous ont pris pour des cons, et ont rigolé en douce en public et franchement en cercle fermé !

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