À Fandane, dans la commune de Malicounda, le Regroupement des sénégalais du Canada
(RGSC) a fait acquérir à une centaine de ses membres des parcelles de 300 mètres carrés. Cet évènement remarquable s’est matérialisé en bonne et due forme par l’intermédiaire de Maître Abdel Kader Niang, notaire établi à Thiès. C’est à travers une coopérative d’habitat
enregistrée en mai 2019 que le projet d’envergure sociale s’est déployé au grand bonheur des bénéficiaires, moyennant 2 000 $ CAD chacun.

Pour assurer la transparence dans la démarche, une réunion d’information a été convoquée, en mars 2019. Les critères d’attribution des terrains ont été publiquement portés à la connaissance des membres. Ainsi, il fallait être préalablement inscrit au projet, avoir la carte de membre du RGSC et être sénégalais résident au Canada. Il est important de préciser que l’acte administratif de cession du droit d’usage, délivré par le maire de Malicounda et approuvé par le sous préfet, en février 2019, concerne d’une part M. Gorgui Youm, un agriculteur demeurant à la dite localité, et le RGSC.

Tout à l’honneur du Regroupement, entrepreneur et intermédiaire, des sénégalais au Canada sont devenus propriétaires au pays sans avoir à se rendre sur place, épargnés des tracasseries habituelles. Par la même occasion, le Regroupement, avec les gains ainsi obtenus par parcelle vendue, a pu financer ses activités de consolidation et d’expansion. Néanmoins, les prix d’acquisition des terrains, comparés aux ceux habituellement fixés dans des cas similaires, à l’échelle de la diaspora, sont restés très compétitifs.

Une partie substantielle des transferts de la diaspora sénégalaise est utilisée pour financer des investissements dans l’immobilier. « À présent, Il faut trouver des moyens pour orienter ces ressources vers d’autres formes d’investissement afin d’en augmenter la capacité productive », a dit Ibrahima Sakho, ex président du RGSC et initiateur du projet d’habitat. Il s’agira de mieux créer des emplois permanents et de favoriser les exportations. Pour ce faire, l’État sénégalais doit sécuriser les financements de projets d’infrastructure qui sont essentiels à la croissance économique.
Waltako

3 Commentaires

  1. En nous tenant les mains et en serrant les coudes pour unir nos efforts, nos forces et nos potentialités, il n’y a rien d’impossible. Un bel exemple de réussite. Bravo !

  2. J’espere que ce n’est pas le deal dont Allodakar parlait hier dans son emission car d’après ce que j’ai compris un OSBL n’a pas vocation de vendre un meuble ou un immeuble ou de monnayer un service

  3. Huum. Les couts d’acquisitions me semblent eleves pour cette zone surtout que l’on a achete un champs qui valent 2 a 3 millions l’ha. J’espere que cela comprend la viabilisation : l,adduction d’eau, d’electricite er l’assainissement.

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