Préserver les espèces protégées des mains des trafiquants et autres délinquants continue de produire des effets. Cela s’est vérifié à Guinaw Rail (Pikine) et Guédiawaye, mardi 14 mars 2017. Dans un communiqué parvenu hier au journal Le Quotidien, l’Ong Wara annonce l’interpellation de «4 trafiquants» pris «en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation d’espèces protégées». Il s’agit de «2 Maliens, Ibrahima et Balla Sacko et 2 Sénégalais, Mbacké Thiam et Momodou Coulibaly». Les présumés délinquants, arrêtés «lors d’une opération conjointe de la Sûreté urbaine, de la Direction des eaux et forêts et de Wara» sont «placés en garde à vue à la Sûreté urbaine pour être entendus». «Une autre personne ayant entravé le travail de la police et créé une émeute sur place a également été arrêtée», précise le document. Cette opération demeure la plus importante jamais effectuée sur le trafic de crocodiles et reptiles en Afrique ces dernières années, rappelle le communiqué de l’Ong Wara.
Le butin de ces présumés trafiquants d’espèces protégées est constitué de : «558 peaux de contrebande, dont 91 peaux de crocodiles du Nil, une espèce intégralement protégée au Sénégal et inscrite à l’annexe 1 de la Convention Cites ; 354 peaux de python de Seba, une espèce hautement braconnée et protégée au Sénégal ; ainsi que 110 peaux de varan du Nil et 3 peaux de civettes.» «Ce charnier animal, maculé de sang, a servi pendant des années au massacre et à la transformation d’un nombre incalculables d’espèces protégées», fait-on encore remarquer.
Les défenseurs d’espèces protégées renseignent aussi que «toutes ces peaux de reptiles sauvages, originaires du Sénégal et du Mali, approvisionnaient depuis au moins deux décennies, les maroquiniers de Dakar qui les transformaient illégalement en sacs, chaussures, ceintures et qui seraient revendus vers l’Europe et l’Asie comme objets de luxe à des prix élevés». Ils espèrent des peines à la hauteur des délits supposés commis «pour réprimer ces trafiquants».

lequotidien.sn

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