La production cinématographique pour ceux qui s’y connaissent bien requiert une certaine expertise, une certaine rigueur dans la mise en scène, du talent pur et, a surtout besoin d’un casting á même de donner vie et corps au script tout au long du métrage. Le football notre sport roi a d’abord besoin d’un casting. Un choix qui incombe toujours á son sélectionneur ou entraineur. Le coach référence au Sénégal qui avait permis á notre équipe nationale d’écrire les plus belles pages de sa petite histoire toujours “vierge” de trophée est, et reste toujours feu Bruno Metsu. Nommé en Octobre 2000, il avait réussi en moins de 2 ans á insuffler une identité, une image, une force de caractère jamais vue auparavant. Par son savoir faire et son charisme poussant une génération unique ( des Fadiga, El Hadj Ousseynou Diouf, Pape Bouba Diop, Henri Camara etc) au jeu alléchant et décisif á titiller le toit de l’Afrique (finaliste en 2002 á la CAN á Bamako) et du monde (1/4 de finaliste á la Coupe du Monde 2002).
Le capitaine de cette équipe durant cette épopée se trouve être l’actuel sélectionneur nationale: Aliou Cissé. Avec un peu de recul force est de constater que le départ brusque de Bruno Metsu après 2002 avait causé une rupture, une cassure dont l’Equipe nationale tarde toujours á égaler au même surmonter sur le plan des résultats. La magie Metsu s’était estompée tout d’un coup et c’est tout le football sénégalais qui tarde á s’en remettre. De faux débats entre l’expertise locale versus sorciers blancs aux choix malheureux de ses dirigeants fédéraux, cela fait 15 ans que le Sénégal cours derrière une respectabilité et une obligation de gagner . De Guy Stephan á Alain Giresse en passant par Laye Sarr-Amara Traoré, Henry Kaspercazak, Lamine Ndiaye, Amara Traoré, l’éphémère Lechantre ( qui avait désisté), l’incompréhensible parenthèse Joseph Koto (sic), nous en avons vu des coachs. Au cours de ces 15 ans de traversée du désert, le seul á avoir presque fait l’unanimité dans le choix parce que réclamé á cor et á cri et soutenu par tous a été Aliou Cissé. Nommé le 5 Mars 2015 nonobstant son manque d’expérience et son curriculum vierge, l’union sacrée s’est faite, comme jamais auparavant du reste, autour de sa personne pour qu’il dirige l’équipe nationale. Le coach du peuple, le coach de tous les supporters qui voyaient en lui cette âme, cette rigueur, cette volonté, cette touche patriotique et vibrante qui nous manquaient tant. Aujourd’hui, après deux années d’expérience, d’errance tactique pour ne pas dire de manque criard de projet de jeu, de coaching consistent et décisif, d’essais tout azimut et permanent de nouveaux joueurs la question qui se pose est celle-ci: Oú en somme nous réellement coach? Parce que malgré le talent á votre disposition, malgré le soutien dont vous avez bénéficié ( et continue de bénéficier d’ailleurs ) votre touche, votre emprise et votre expertise tarde á se manifester ou á rejaillir sur cette équipe. Les échéances sont là et cela fait 15 ans que le peuple attends. Encore une fois coach á quand le déclic? La mayonnaise, elle prend quand ?

Sportivement,

SINDO

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2 Commentaires

  1. Elle ne prendra jamais la mayonnaise. Trop d’huile certainement! Alioune est victime de l’hypocrisie des sénégalais et de sa propre incurie. Il s’est injustement attribué le merite du parcours de l’équipe olympique dont l’entraîneur titulaire etait Karim S. Diouf. Avec la complicité de la presse et d’une importante partie de l’opinion. C’est la première fois dans le monde que le mérite et la réussite d’une équipe sont attribués exclusivement au coach adjoint au détriment du vrai coach. Et voilà le resultat! Au criterium de la pratique, il étale toutes ses limites et se révèle comme un vulgaire usurpateur.

    • Vous avez parfaitement raison, Cest la même chose qui s’était passée en 2006 avec Laye Sarr et Amara. C’était Laye Sarr qui était le coach et Amara était son adjoint mais les journalistes les présentaient comme un duo même l’auteur de l’article a commis l’erreur. Et cette équipe était allé jusqu’en demi finale de la coupe d’Afrique avec un jeu très élaboré sur tous les plans et n’eut été la mauvaise arbitrage avec le penalty de diomassy camara non sifflé on irait en final. Mais avec le lobying de amara et la complicité de la presse à l’époque tout ce bon parcours de l’équipe à l’époque été presque attribué à amara traoré ce qui lui a valu d’etre le coach de l’équipe en 2010 alors qu’il ne savait rien du tout. Le Problème du foot sénégalais ce sont les journalistes d’abord d’une part qui disent du n’importe quoi et influencent sur le choix des entraîneurs et d’autres part des fédéraux irresponsables qui se laissent influencer sur le choix des coachs et qui ne prennent pas leur responsabilité à temps en démettant le coach quand ils ont vu que ça ne marche pas.

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