Le drame qui se joue en Chine ces jours ci avec son corollaire de morts et cette pesante incertitude sur un coronavirus qui semble avoir pris le dessus sur nos possibilités médicaux et sur nos compétences acquises vient nous remettre en pleine face l’impuissance des hommes à maîtriser le destin de notre planète. Pour nous africain c’est un moment de remise en question propice pour qu’on se rende compte de notre place de derniers du monde et de la nécessité pour nos peuples de travailler encore plus et de s’atteler à trouver des solutions pour la survie de notre espèce. Les sénégalais ne sont pas en reste. Éternels râleurs, boudeurs complexes et souvent complexes, nous avons tendance à nous surestimer et surtout à confondre volonté et pouvoir. Les milliards dont on se fait l »echo dans les médias à tort ou à raison confortent souvent le gorgorlou moyen dans l’idée que notre état est riche et que Macky SALL à l’instar des présidents d’Amérique ou de France devrait pouvoir aller chercher nos enfants bloqués à Wuhan par cette épidémie dont on ignore tout et qui continue de faire des morts au quotidien. Quand le Président confie publiquement que notre état n’a pas les capacités financières mais surtout techniques d’aller chercher nos compatriotes, c’est un tollé public de contestation qui s’en suit ainsi que des accusations de manque de générosité voire de méchanceté. Je comprends bien entendu l’attitude de mon ainé Yoro BA porte parole des parents ayant leurs enfants à Wuhan et je mesure le désarroi devant cette impuissance. C’est juste humain de vouloir sauver son enfant de ce foyer de l’épidémie et n’importe quel parent aurait réagi de la même façon. Je comprends moins la frénésie démagogique de « Bougre d’âne Gueye Déni » qui s’engage à ramener nos étudiants de Wuhan en initiant un téléthon comme si ce n’était là qu’une affaire de billet retour. Cette ignominie a surfer sur le désarroi des gens est juste nauséabonde. Notre peuple a encore quoiqu’il se passe, une piètre maîtrise des réalités du monde, de la géostratégie, et ne connait donc pas ses limites. Comme par malheur les leaders du tout politique se servent toujours de ces moments pour surenchérir et essayer de se positionner pour renforcer leur capital politique très entamé. Ces leaders d’en face, élites d’oppositions civilo-politiques souvent injustes, ne se rendent jamais compte qu’il y a un temps pour la palabre perfide quand la vie n’est pas menacée, et un temps de communion incontournable quand viennent les questions de vie et surtout de mort. Qu’à cela ne tienne les adeptes du bruit et de la revendication pernicieuse ont commencé la réflexion après le déni primaire consécutif à leur éternelle carence.
Le Sénégal est encore dans le peloton des pays pauvres endetté, donc de ces pays qui ne fabriquent pas d’avion et qui ont peu, en vérité pas, de solution pour affréter des vols propriétaires de 12h sans escale. Et ce n’est la qu’une partie du problème, parce qu’il faudrait ensuite pouvoir justicier de personnel médical apprêté, de zone de quarantaine sans risque de propagation de la maladie alors que nous peinons à juguler le paludisme qui force toutes les collaborations en zone CEDEAO sans égard pour nos monnaies. Vous comprendrez aussi qu’aucun de nos pays n’est encore capable de rivaliser avec les pays dits développés sur le marché international et que la meilleure folie pour l’Uemoa serait de se lancer avec le Nigéria dans une flexibilité lugubre tant que nous ne serons pas capable de maîtriser nos fondamentaux économiques. Nous avons besoin d’avions, de voitures, de motocyclettes, de vélos, de matériel hospitalier, d’ordinateurs, et nous ne fabriquons rien de tout cela. Pire que cela nous dépendons de l’occident pour tout ou presque, alors la dignité mal placée de nos activistes panafricains devient exaspérant et mériterait de muer en consentement à apprendre, à travailler, à produire, et à inventer les voix de salut pour l’Afrique de demain. Au lieu de cela les mêmes gens qui marchent contre la hausse de l’électricité, sont aussi les sympathisants de Frapp qui réclament la flexibilité de l’éco à venir, dans une CEDEAO sans l’ombre de la France. Voici le paradoxe de nos oisifs errants. Ils se plaignent de la hausse et ils courent d’une course folle vers l’inflation à outrance. Heureusement qu’il y’a Ouattara pour enrayer le processus et freiner la folle marche vers le désastre. Pour le moment, le coronavirus semble venir leur dire restez tranquille ! vous ne savez encore rien faire et vous n’avez pas les moyens de la dignité que vous réclamez !!!
Que nos ingénieurs s’indignent et se mettent à la tâche mais surtout que nos hâbleurs se taisent et avalent leur rengaine. Nio Lank doit muter en Nio Meun, Nio Xam, Nio defar, résolument avec de la science et de la foi. Malheureusement dans ce pays on aime la facilité teh « bassi gorakoy bay », je ne serais donc pas étonné que le charivari des paresseux continue à faire retentir Nio Lank dans les rues. Les plus consciencieux continueront d’essayer, convaincus de la nécessité pour l’Etat-Nation de proclamer Nio Nangou. Le rappel profite aux croyants n’est ce pas ?

3 Commentaires

  1. JE pense sincerement an commencant a lire ton page l’introduction est une analyse de la situation economique du pays et apres c est zeroet franchement nul .
    Le senegalais raleur que tu insulte est le prototype de votre opinion .
    Une de perte de temps de vous lire va travailler ,manier le francais, ecrire une phrase correcte ne fait pas de toi un lettre ,ni scientifiue, tu perd notre temps

  2. Jay qu’est ce qui vous voulez dire?
    Sarr à raison. On enlève la France pour mettre quoi à la place. On doit travailler. C’est la source de notre liberté

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