Quand la sonnerie du téléphone, cette invention dont on ne sait si on doit bénir ou maudire l’avénement, retentit cette nuit-là pour annoncer la terrible nouvelle, le sol a semblé se dérober sous nos pieds : Elhadj Alioune CISSE s’est éteint le dimanche 14 août 2016.Comme le chantaient les soldats du maréchal de La Palice pour célébrer la vaillance de leur chef, un quart d’heure avant sa mort, il était encore en pleine vie. C’est dire qu’il a su courageusement résister au mal qui le rongeait insidieusement ; il causait tranquillement avec les membres de sa famille quand la crise qui devait l’emporter l’attaqua brutalement. Ainsi l’homme au cœur d’or a quitté ce bas monde, las d’être ballotté par les incertitudes de la politique, dont il disait qu’il ne pouvait plus se passer. Patriote dans l’âme, il a été de tous les combats de la gauche depuis 1968 Fidèle à ses convictions, il a su rester constant devant les vissicitudes qui ont rythmé la vie politique sénégalaise.
Homme multidimensionnel : pédagogue, syndicaliste, homme de lettres (il fut professeur au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque entre autres) il a réussi ,par ses conseils avisés, à pousser de jeunes collègues à gravir les étapes de l’enseignement élémentaire à l’enseignement supérieur
« Une si belle plume » s’était écrié le célèbre écrivain Mody NIANG quand il lut sa première contribution dans la presse. Elhadj avait de la langue française une connaissance intime et savait en déceler les trésors les plus secrets…Que tous ses amis, collègues et camarades qui se sont de près ou de loin associés à la douleur de la famille, trouvent ici l’expression de leurs vifs remerciements..Adieu, l’ami, que la terre de Rufisque, la ville qui t’a vu naître, te soit légère et que Dieu t’accueille dans son Paaradis.
Yatma DIEYE, professeur d’anglais, Rufisque

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