XALIMANEWS : Quelques 32 spécialistes en développement de chaînes de valeur et de systèmes de marché d’ici et d’ailleurs dans l’industrie pétrolière et gazière ont magnifié, samedi dernier la démarche du ministère du Pétrole et des énergies pour sa gestion inclusive desdites ressources. Une participation remarquable à laquelle les experts ont laissé entendre que l’exploitation de ces ressources ne fera pas de sitôt du Sénégal un pays comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Australie…

Ils sont au total 21 experts sénégalais de la diaspora, aux côtés de 11 autres locales à participer à la conférence dédiée à l’expertise sénégalaise spécialisée dans l’industrie du pétrole et du gaz, samedi dernier, à Dakar, sur initiative du ministère du Pétrole et des énergies.

Une participation riche et féconde en termes d’expériences et d’expertise en la matière. Bref, il est à espérer que le Sénégal puisse tirer profit du potentiel hautement qualifié sur toute la chaine de valeur de l’industrie pétrolière et la mettre à profit de l’intérêt général. Un atout pour le Sénégal au regard des niveaux de responsabilité et d’expérience professionnelle déclinés, des uns et des autres allant de 10 à 40 ans au plan mondial. Une connaissance et une maitrise en la matière jamais flairé par le ministre du Pétrole et des énergies Mouhamadou Makhtar Cissé qui l’avoue d’ailleurs : «Je savais que le pays ne manque pas de ressources humaines de qualités dans bien des domaines. Mais, sur ce qui nous réunit aujourd’hui, non! Et si, je l’avais compris très tôt, j’aurai demandé à m’enfermer avec vous pour une semaine et non une journée».

Et d’ajouter: «Mais tenez-vous bien, nous trouverons le moyen de tenir des rencontres du genre soit à l’extérieur soit, ici même. Et le ministère en question mettra tout en œuvre pour l’organisation annuellement des rencontres du genre, en parfaite intelligence avec vous, mais de préférence ici pour garder jalousement la stratégie d’exploitation et de gestion durable de nos ressources pétrolières et gazières». Le directeur général de la Société Africaine de Raffinage (Sar) Sérigne Mboup de renchérir: «J’avoue que ceux qui sont là représentent de loin ceux qui n’ont pas été au rendez-vous de ce jour. Nous sommes dans une dynamique d’inclusion pour faire profiter énergiquement notre pays aux retombées économiques de ces ressources».

Moïse Diégane Sarr, Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères aux experts, dira: «La mobilisation de l’expertise sénégalaise dans le secteur pétrolier et gazier revêt une importance toute particulière pour le gouvernement du Sénégal. Dans un tel contexte, se suffire de l’expertise locale est alors punitif». Dès lors, «la diversification des profils s’impose d’une part de combler tous les gaps d’expertise et d’autre part d’offrir une chance aux compétences sénégalaises de s’exprimer et de contribuer à l’avance d’un Sénégal prospère avec une croissance inclusive durable de richesses et de valeur pour nos populations».

A noter tour à tour, tous ont magnifié la démarche participative et inclusive du ministre Mouhamamdou Makhtar Cissé pour cette heureuse initiative visant à réunir tous les spécialistes sénégalais d’ici et d’ailleurs pour faire profiter les populations de cette prometteuse industrie pétrolière et gazière. Ils ont par ailleurs, invité le gouvernement à tenir bon discours aux Sénégalais parce que le Sénégal ne deviendra pas l’Arabie Saoudite, l’Australie, le Qatar d’ici 30 ans. Aux motifs que nous avons signé des contrats de recherche et de partage de production, mais également l’indisponibilité d’un contenu local à même de capter le maximum de dividendes



3 Commentaires

  1. La grande arnaque a consister à promettre au Sénégal un pourcentage très correct, mais seulement quand les compagnies exploitantes vont se rembourser les frais engagés lors de la prospection et l’exploitation. Ces frais, qui ont été évalués par ces mêmes compagnies ont été surévalués d’au moins de 40% et le Sénégal, très content d’avoir enfin trouvé des gisements assez importants même si ils ne sont que l’équivalent de ce qu’à le Congo ou le Mozambique, et encore. Pour que le Sénégal ait 65% de la production, bien malignes les compagnie ont porté le nombre de barils à un chiffre qu’on atteindra jamais ! Pendant plus de vingt ans, ne nous y trompons pas, le Sénégal n’aura pas plus que ce qu’a un pays comme le Ghana, c’est à dire au mieux 20.000 milliards de FCFA de revenus du pétrole. Pour le gaz, c’est un autre débat ! Je rappelle que l’Egypte a su imposer un partage de son gaz sur la base de 50/50 après avoir refuser de mettre un seul dollars dans l’exploration comme le demandaient les Italiens de la société ENI. C’était à prendre ou à laisser, les Italiens ont accepté. Ce gaz est exploité depuis plus d’un an aux larges de côtes du pays, après la phase d’exploration qui a duré deux ans. Il y y a des peuples dirigés par des présidents au caractère bien trempé et d’autres qui sont nuls et naïfs !

  2. Depuis au moins deux ans, sur tous les plateaux de télévision, au Sénégal, j’entends des animateurs, des journalistes qui n’y connaissent rien en pétrole et gaz, dire que le Sénégal va devenir un pays puissant(sic), avec des moyens énormes jamais égalés en Afrique de l’Ouest grâce aux découvertes de pétrole et gaz. Evidemment, le gouvernement de Ma&cky Sall a grand intérêt à faire rêver les Sénégalais d’une vie qui pourrait changer du jour au lendemain. Certains animateurs sur le plateau de TMTC de la DTV sont même allés jusqu’à affirmer que le Sénégal sera comme Dubaï, et qu’il faudra s’attendre à voir des terroristes venir nous empêcher de profiter de « cette grosse manne accordée par Dieu » au Sénégal !

    POUR CEUX QUI NE VOUDRAIENT PAS TOMBER DANS CETTE GROSSE MANIPULATION DU GOUVERNEMENT LISEZ CI-DESSOUS ET PARTAGEZ SVP.

    Pétrole et gaz: «Non, l’Afrique n’est pas un nouveau Moyen-Orient»
    On dit que l’Afrique dispose de très importantes réserves de pétrole et de gaz. Certains avancent même que les nouveaux champs gaziers mis à jour récemment vont repositionner le continent sur la carte de la fourniture énergétique mondiale. C’est excessif, tempère Jean-Pierre Favennec. Le président de l’Association pour le développement de l’énergie en Afrique s’est confié à Géopolis.
    Une plateforme de production pétrolière et gazière à Amenam, dans le Delta du Niger au Nigeria. Le pays a été classé premier producteur africain de pétrole en 2017 devant l’Angola. Avec 1,6 million de barils par jour. (Photo AFP/Pius Utomi Ekpei)

    De l’Algérie au Mozambique en passant par le Nigeria, l’Angola, le Sénégal et la Mauritanie, les réserves de pétrole et de gaz naturel sont importantes, reconnaît Jean-Pierre Favennec, consultant et spécialiste des questions pétrolières et énergétiques. Mais pour lui, le poids de l’Afrique reste relativement limité sur le plan mondial.

    «L’Afrique pèse seulement 10% des réserves mondiales de pétrole et environ 7 à 8% des réserves de gaz dans le monde. Il est vrai que récemment on a fait pas mal de découvertes de pétrole et de gaz, mais l’Afrique n’est pas un nouveau Moyen-Orient», tempère-t-il.

    Une production pétrolière stationnaire
    Selon certains économistes, la production de pétrole africain a déjà atteint son apogée. Soit près de 8,5 millions de barils par jour. Ils prévoient même une légère baisse qui pourrait intervenir à l’horizon 2035.

    «Le pétrole en Afrique concerne essentiellement l’Algérie et la Libye au Nord, et l’Egypte pour une moindre mesure. Quant à l’Afrique subsaharienne, les deux gros producteurs de pétrole, c’est d’une part le Nigeria et d’autre part l’Angola. La production de pétrole du Nigeria et de l’Angola s’élève à deux millions de barils par jour pour chaque pays. Soit au total, environ 4% de la production mondiale», explique Jean-Pierre Favennec à Géopolis Afrique.

    Quant aux autres pays producteurs africains, il note que leurs productions restent limitées.

    «La production du Ghana est montée récemment à 300.000 barils par jour. Et vous avez traditionnellement des pays comme le Gabon, le Congo Brazzaville et la Guinée Equatoriale qui produisent entre 200.000 et 300.000 barils par jour. Ce sont des productions pétrolières qui existent depuis longtemps, qui se maintiennent et qui devraient rester au même niveau à mon avis.»

    Des enjeux importants autour du gaz naturel liquéfié
    En 2015, Jean-Pierre Favennec avait été impressionné par les découvertes de gaz naturel dans le canal du Mozambique. Il estimait à l’époque que le Mozambique et la Tanzanie allaient, à eux seuls, peser l’équivalent du Qatar en termes de gaz naturel liquéfié. Il a depuis revu ses estimations à la baisse.

    «Actuellement, le Qatar produit à peu près 80 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an. Le Nigeria doit être entre 20 et 25 millions de tonnes. Les projets qui sont envisagés, que ce soit au Mozambique, au Sénégal ou en Mauritanie, sont de l’ordre de 5 millions de tonnes au maximum. Donc on n’est pas sur les mêmes ordres de grandeur. Maintenant, il est clair que pour ces pays, ce sont des enjeux importants», précise-t-il.

    Sur le continent, quatre principaux projets de liquéfaction de gaz naturel sont en activité, notamment au Nigeria, en Algérie, en Angola et en Guinée Equatoriale. Des unités qui vont se multiplier avec les découvertes récentes de champs gaziers un peu partout.

    Le Gaz naturel va-il changer la donne et prendre la relève du pétrole africain dans les prochaines années? Jean-Pierre Favennec pense qu’il faut rester prudent.

    «Actuellement, il y a surproduction de gaz dans le monde. Le prix du gaz est relativement bas. Autant les exportations de pétrole ont apporté beaucoup de richesses, autant l’exportation du gaz ne rapporte pas la même quantité d’argent. Le rapport de richesses que peut amener le gaz n’est pas le même. Tout simplement parce que le pétrole est liquide est se transporte facilement à un coup très bas. Alors que le transport du gaz coûte excessivement cher.»

    Le gaz naturel pour l’électrification de l’Afrique
    Mais si le gaz naturel ne fera pas de miracles à court terme, explique Jean-Pierre Favennec, il peut constituer un atout incontestable qui pourrait changer la donne dans le secteur-clé de l’électrification de l’Afrique.

    «Le gaz est un produit idéal pour produire l’électricité. C’est moins cher et moins polluant que le charbon et le pétrole. A partir des réserves soit du Mozambique, soit de la Tanzanie, du Sénégal ou de la Mauritanie. Ou tout simplement de pays comme le Nigeria ou le Ghana, qui a commencé à produire pas mal de gaz, on peut faire beaucoup d’électricité qui pourrait être utilisée pour l’ensemble du continent.»

    De quoi rassurer ceux qui s’inquiètent du déficit criant en énergie électrique qui paralyse l’activité économique dans de nombreux pays subsahariens.

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