Les journalistes friands de statistiques vous le diront sans détours. Les chiffres ont leur vérité et en les décortiquant savamment on peut s’éviter un infractus. Pour nous sénégalais, les chiffres á ce jour ne nous ont jamais été favorables. En 13 participations, en 49 matchs joués en phase finale, le Sénégal présente un bilan passable de 16 victoires, 12 nuls et 21 défaites qui le place á la onzième place des pays africain au bilan historique depuis 1957. 55 buts marqués, 50 encaissés. Moyenne de buts pour 1.1/ match , moyenne de buts contre 1/match. Le Sénégal n’a jamais battu la Tunisie en phase finale ( 3 matchs, 2 nuls (1965, 2008) , 1 défaite (2004) , n’a jamais battu l’Algérie en phase finale ( 2 matchs, 2 défaites 1990, 2015) et a eut raison du Zimbabwé la seule fois qu’ils se sont rencontrés á une CAN c’était en 2006 . Le haut fait notable en phase finale est le podium en 2002 ( finaliste). Edition qui reste également la plus prolifiques en victoires pour une équipe du Sénégal ( 4 au total) . Souvenons- nous aussi de l’incroyable concours de circonstances de l’ édition 2006 en Egypte durant laquelle les Lions bien que demi-finaliste avait perdu… 4 matchs sur 6 . Cependant la plus mauvaises participation reste toujours celle de Bata en 2012 (3 matchs, 3 défaites) qui avait plongé le Sénégal du football dans un profond malaise . Revenu sur la scène en 2015 (éliminé au premier tour bien que battant le Ghana futur finaliste 2-1) pour renouer avec une victoire en phase finale CAN qui les fuyait depuis Sénégal-Guinée (3-2) en 1/4 de final á Alexandrie en 2006.
Sans pour autant se lancer dans les hasards du pronostic, le Sénégal n’ a jamais été aussi mieux placé que cette année pour légitimement aspirer á bouleverser la hiérarchie continentale et, pour une fois peut-être, faire mentir les statistiques. Première sélection africaine au classement FIFA, seule formation continentale á avoir réussi le grand chelem en phase éliminatoire, l’équipe regorge de talents sûrs et reconnus en Sadio Mané et Keïta Baldé Diao, dispose d’un défenseur central de classe mondiale en Kalidou Koulibaly et surtout d’une pléiade de joueurs aussi anonyme que précieux ( le teigneux Cheikh Ndoye, l’intelligent Pape Alioune Ndiaye et le tout bon jeunot plein de culot qu’est Ismaila Sarr) tous capable de se fondre dans n’importe quel collectif. A cela s’ajoute la grinta et l’envie de prouver d’un entraineur certes aimé mais critiqué par moment ( le Sénégal c’est 14 millions d’irréductibles techniciens quand même) mais dont le discours et la méthode semble captiver un groupe réceptif et homogène qui ne demande qu’á aller de l’avant. Si l’on y ajoute le vécu considérable des éléments d’une ossature autour de laquelle il s’appuie depuis Londres 2012 ( Lamine Gassama, Zarko Touré, Saliou Ciss, Kara Mbodj, Gana Gueye, Cheikhou Kouyaté, Momo Diamé, Sadio Mané, Moussa Konaté) une ascension victorieuse est bel et bien dans la mesure du possible. Vivre ensemble, grandir ensemble, perdre et gagner ensemble!
Pour cette quatorzième participation á la CAN les hommes d’Aliou Cissé, devront avoir pour objectif premier de ne pas perdre un match. Aucun. Le chiffre á retenir pour aller au bout est le 4. Tout faire pour gagner 4 matchs sur 5 au total pour pouvoir arriver en finale. Les trois derniers vainqueurs de la CAN ( Zambie , Nigéria et Côte d’Ivoire) avait su négocier un premier tour difficile pour ensuite se donner les chances d’aller au bout au cours des matchs á élimination directe. Il faut noter que la malheureuse Côte d’Ivoire de 2012 avait gagné tous ses 5 premiers matchs pour ensuite perdre la finale face a la Zambie aux tirs au but. Cruel loi du football.
Pour capitaine Cheikhou Kouyaté et ses coéquipiers il va falloir bien négocier les matchs de poules face á La Tunise Dimanche en ouverture , face au Zimbabwé surtout le 19 Janvier et face á l’Algérie le 23 Janvier. Ne pas perdre de match au premier tour. Tel doit être le premier objectif.

Sportivement,

SINDO

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