Monsieur le Président, pour l’après Corona, il faut agir vite, bien et maintenant

Aujourd’hui, le monde fait face à l’une des plus graves crises de son histoire. Le tonnerre de la crise du COVID 19 gronde. Cette crise est multisectorielle et multiforme. Elle a vivement secoué les grandes puissances au point de mettre leur économie à genoux. Ils tenteront de se relever rapidement. Nous ne sommes pas des devins mais nous sommes surs qu’ils vont tenter de se relever en s’appuyant sur nous en nous pressant d’avantage comme du citron, comme ils savent le faire. Ils vont tenter de nous fragiliser d’avantage, de mettre les peuples profondément en mal avec leurs dirigeants, de nous déstabiliser, de mettre le feu pour revenir en pompier. Personne ne pourra le leur reprocher car ils agissent pour leur peuple. Il appartient à nos dirigeants de prioriser leurs populations. 

Aujourd’hui, vous venez de mettre sur un pied un fonds pour faire face à la situation inédite en aidant les personnes, entreprises et familles sérieusement impactées par cette pandémie qui a quelque chose d’irrationnel. Votre intention est noble, votre détermination est à saluer. Mais elles ne suffiront pas car les moyens ne suivront pas tout le temps. Il va falloir les créer et les créer très vite et très bien. L’Etat ne pourra pas soutenir « cet effort de guerre » pendant longtemps. Il n’y a pas que les ménages à soutenir. Il y’a aussi les entreprises, les services, en somme tous les secteurs de l’économie. Or, le stock que vous êtes en train de donner va s’épuiser très vite. Le renouvellement automatique sera impossible, de surcroît à la veille d’un hivernage chargé d’incertitudes dont une intenable probable soudure. Dans trois mois, les stocks de sécurité alimentaires seront épuisés. C’est ce que nous disent les responsables en charge de ce domaine. Ils s’empressent de nous rassurer en disant qu’il y’aura des commandes. Mais vu l’état actuel des choses rien n’est garanti. Car, les pays pourvoyeurs de vivres pour nos pays vont se replier sur eux même. D’ores et déjà, paralysée par la psychose de la pandémie, la productivité et la production vont sensiblement s’effondrer à travers le monde. Chaque pays s’efforcera et s’emploiera à refaire le fossé déjà trop profond. Ce qui risque de provoquer des conséquences dramatiques dans nos pays. Alors, en ce moment-là, les grandes puissances, jalouses de garder leur super puissance dans un monde cruel dans lequel il n’y a point de sentiment, encore moins d’humanisme mais plutôt que des intérêts, nous

achèveront et se disputeront de nos restes. On fera encore des centaines d’années pour revenir sur la voie mène vers le sous-développement. 

L’urgence des urgences c’est donc de tout faire pour se lancer, dès maintenant, dans la véritable politique d’autosuffisance alimentaire. Il faut fouetter la fierté nationale. Nous avons tout pour le faire. Nous avons la terre, l’eau, le soleil, les bras, les moyens financiers et matériels ainsi que les cerveaux. C’est pourquoi, il urge d’ors et déjà de tirer tous les enseignements de ce drame mondial : Il s’agira de prendre les mesures concrètes suivantes :

  • relancer la promotion de la production des produits de consommation locale à travers la mise en valeur de tous les espaces exploitables pendant cette période d’avant hivernage.
  • Subventionner au plus vite l’agriculture irriguée dans de grands espaces
  • subventionner les maraichers et les horticoles pour une production qui pourra couvrir largement les besoins nationaux
  • lancer et soutenir l’élevage familial pour permettre à la grande majorité des ménages d’être autosuffisants
  • soutenir l’artisanat en facilitant l’accès des professionnels de ce secteur aux prêts encadrés et en ordonnant aux services publics de privilégier toutes les commandes chez eux.
  • lancer la politique de la véritable autosuffisance alimentaire en procédant à la rééducation du peuple en développant la pédagogie par l’exemple.
  • renforcer le soutien et la confiance à l’expertise locale en s’inspirant de l’exemple de la chine qui a construit un hôpital en dix jours
  • nationaliser certains secteurs vitaux contrôlés et exploités par les capitaux étrangers.

Faites comme les occidentaux qui font tout pour le bien – être de leurs populations. La survie de tout régime dépend de la stabilité du pays.

                                                          Falilou Cissé

                                   Conseiller en Développement communautaire

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