L’aéroport d’Orly, dans le Val-de-Marne, a été entièrement évacué suite à des coups de feu ce samedi 18 mars au matin. D’après le porte-parole du ministère de l’Intérieur, un homme a dérobé une arme à un militaire avant d’être abattu par les forces de sécurité. Il n’y a pas de blessés parmi les passagers. L’assaillant était « connu des services de police et de renseignement », a indiqué le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux.

Vers 8 h 30, ce samedi 18 mars, dans le hall 1 de l’aéroport d’Orly-Sud « un homme a dérobé une arme à un militaire de Sentinelle puis s’est réfugié dans un commerce de l’aéroport à proximité avant d’être abattu par les forces de sécurité », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet. Les faits se sont produits au premier étage du terminal sud dans la zone publique juste avant les contrôles. Il n’y a pas de blessés, a-t-on précisé de même source.

Les forces de sécurité ont dans la foulée procédé à une opération de déminage. « Il n’y a pas de présence d’explosifs. Le travail de ratissage du terminal se poursuit », a ajouté M. Brandet. Un périmètre de sécurité a été mis en place et d’importants moyens policiers ont été engagés, a-t-il précisé. Près de 3 000 personnes ont été évacuées du terminal sud. Il n’y a plus aucun trafic aérien, signale la DGAC. Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux se rend sur place.

« On demande aux voyageurs de ne pas se rendre à l’aéroport d’Orly », a insisté la porte-parole d’ADP. Selon un journaliste de l’AFP sur place, d’énormes embouteillages empêchaient d’accéder à l’aéroport. Le ministère de l’Intérieur a recommandé sur Twitter « de ne pas se rendre à l’aéroport et de décaler les déplacements ».

Un témoin raconte la scène

Alexis, technicien à l’aéroport d’Orly, a assisté à la scène et décrit la prise d’otage d’une des trois militaires de la patrouille par l’assaillant. « J’entendais des cris donc je suis sorti du petit couloir où je travaillais. J’ai vu les deux militaires mettre en joue l’individu. Ça criait. Il avait un couteau autour de la gorge de la sentinelle, leur coéquipière. Ils étaient assis et, lui, il était en train de mettre la sangle et de préparer l’arme, un famas je crois. »

« Du coup je vois les militaires le mettre en joue. Ça criait et j’ai entendu deux coups de feu. Je sais pas s’ils étaient en train de lui tirer dessus ou peut-être des tirs de sommation. Lui [l’assaillant] s’est abaissé comme s’il voulait esquiver les coups, les tirs, par peur. Il s’abaissait derrière la sentinelle. Donc, après, j’ai entendu un autre tir, il est tombé par terre et il bougeait encore. Ils ont retiré dessus. »

Le technicien raconte avoir vu ensuite la militaire prise en otage se relever « tout avait l’air bien (…) Elle me semblait juste en bonne santé quand je l’ai vue revenir. »

Incident dans le Val-d’Oise plus tôt dans la matinée

L’assaillant – un Français de 39 ans selon une source proche de l’enquête – est par ailleurs soupçonné d’avoir tiré avec un pistolet à grenaille lors d’un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) à proximité de Stains (Seine-Saint-Denis) vers 7h, blessant légèrement un policier. Il a ensuite été « repéré » à Vitry-sur-Seine pour un « car jacking », avant de se rendre à Orly, a détaillé le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux lors d’un point presse.

Les papiers présentés par l’homme qui a tiré sur la police à Garges-lès-Gonesse sont ceux qui ont été retrouvés sur l’assaillant abattu à Orly. Il faisait également l’objet d’une fiche S des services de renseignements, selon des sources policières. L’individu était « connu des services de police et de renseignement », a indiqué Bruno Le Roux. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête sur ces deux incidents.

Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Rfi.fr

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