XALIMA NEWS: Lors de chaque Gamou de Pire Gouréye, Serigne Modou Kara Mbacké, guide religieux mouride envoie ses Talibés rejoindre Pire, deux jours avant la fête religieuse et quittent les lieux deux jours après le Gamou. Arrivés sur les lieux, ils se chargent du nettoyage de la cité. Le jour du Gamou, ils préparent le café, le Thé et servent les différents repas, aux pèlerins dans les lieux d’hébergement. Ils sont divisés en groupe de trois, quatre, ou cinq avec différentes tâches. Ceci, prouve les liens étroits, qu’il y a entre Serigne Modou Kara Mbacké et le Khalife de Pire. Le témoignage d’Abdallah Bâ, fervent talibé du Général Kara est sans nul doute, le pic qui va éclaircir la lanterne de ces marabouts qui doutent de la compétence d’autres guides religieux. Un geste humain, saluait par les Pirois, qui eux aussi, vouent un grand respect à Serigne Modou Kara, qu’ils considèrent comme un propre frère. « Je fais partie de Heuhlou Diésoul 313, Talibé de Serigne Modou Kara Mbacké. Nous sommes à Pire depuis jeudi. Le Khalife de Pire est ami et frère de Kara ; raison pour laquelle chaque année, il envoie des équipes dans cette grande cité religieuse. Voila dix ans, que notre équipe est envoyée au Gamou. Nous sommes là pour travailler et ne demandons rien en échange ; nous le faisons par l’amour de Dieu, sous l’ordre de notre guide Kara Noreïni. Nous nettoyons les rues, les maisons qui servent de lieux d’hébergement, nous sommes dans les cuisines pour servir à manger aux pèlerins. Nous préparons le Thé et le café, que nous servons aux gens. Nous dégageons tout ce qui est saleté ou qui peut nuire. Nous sommes au nombre de trente trois et nous ferons plus si notre Guide nous le demandait, car il ne cherche que les bienfaits de Dieu ». Il ne faut pas sous estimer, Ce nombre de trente trois talibés, qui vous font, le travail de trois cent trente trois personnes, car chacun d’eux, fait le travail que dix personnes feront. Sans sentir aucune lassitude, ils sont prêts à répondre aux autres Gamou.
Frédéric Diallo Xalimasn Thiès.

1 Commentaire

Réagissez à cet article