La tradition musulmane consacre la célébration de l’Eid à la quête du pardon, et réciproquement à l’attribution à son prochain. C’est certes un acte de pure foi mais il contribue pleinement à soulager le cœur et à le débarrasser de ses colères et de ses peines. Nous continuons de pratiquer cette culture exquise, enseignée par nos vénérés chefs religieux fondateurs des confréries les plus organisées et les plus pacifiques du monde musulman, contribuant à la vivification du message divin.
Ceci dit, de la 1ère République du 24 janvier 1959 à la 4ème du 22 janvier 2001, le peuple sénégalais a successivement élu les Présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. Le régime de l’alternance est le seul à avoir précipité le Sénégal dans un cycle inédit de révisions constitutionnelles sur fond de discours politiques mensongers, de manipulation médiatique et de complots à des fins de règlements de compte et de conservation du pouvoir. Le Président Abdoulaye Wade, réputé pour sa perfidie et ses intrigues politiciennes, a démoli la « vitrine démocratique de l’Afrique » et menacé de rompre notre « record de stabilité politique en Afrique (jamais de coup d’État, jamais de guerre civile, jamais de changement anticonstitutionnel de gouvernement) »[1] pour satisfaire un fils prétentieux, un fils incapable de démontrer toute science, toute sagesse, toute humilité au peuple. Non, le Sénégal n’est plus dirigé par un vieux politicien gangster plus soucieux de la crainte à inspirer que de son rôle naturel de servir le peuple. De 2000 à 2012, le Président Abdoulaye Wade a été l’épicentre de toutes les pratiques maléfiques que nos vénérés chefs religieux ne cessent de dénoncer au risque d’assimiler la pratique politique à une activité incompatible avec la foi. Il est aisé d’illustrer toutes les fois où le Président Abdoulaye Wade, et ses gouvernements les plus instables dans l’histoire du Sénégal, se sont minablement distingués par « le mensonge, la manipulation et le complot » mais la décence déconseille de tirer sur l’ambulance. Vous nous parlez de trésorerie, saviez-vous qu’après cinq ans d’exercice exemplaire du pouvoir, le service de la dette continue toujours d’être assuré, les salaires sont régulièrement payés et le taux de croissance poursuit sa progression? Au titre des factures de l’Agence de l’ANOCI, dites-nous comment vous avez pu en arriver à ces dépenses : « l’achat d’un luminaire à 13 389 €, de deux appareils de photographie à 39 794€, les paiements par carte bancaire d’un montant de 420 467€, la location d’un bateau de croisière à 2 700 176€, le relooking, en violation du code des marchés publics, d’un hôtel à 8 160 595€ » ? Ce n’est manifestement pas des fautes de gestion. Enfin, saviez-vous que le Président Abdoulaye Wade, au 25 mars 2012, nous laissait une dette de 700 milliards Fcfa ? Nous pouvons débattre de la concessionnalité et tenir un tableau comparatif de la destination des dépenses. Vous évoquez des « bons impayés », cet ancien épisode des malheureuses campagnes agricoles du régime de l’alternance. Nous tenons de Modou Fall, président de l’association nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs, ce qui suit, au 11 avril 2017 : « Il n’y a pas de bons impayés actuellement au Sénégal. Je suis le président national, et j’ai demandé aux membres de l’association qui m’ont assuré qu’il n’y avait aucun bon impayé ».
Vous évoquez pêle-mêle agriculture, enseignement supérieur, économie, jeunesse, santé, histoire. Allons-y, au moins sur trois points essentiels.
1. Que dit le rapport mondial sur les crises alimentaires à propos du Sénégal ? Les chocs climatiques défavorables contribuent à l’aggravation de l’insécurité alimentaire même si les approvisionnements mondiaux restent globalement abondants. Où est le lien avec « un million de Sénégalais ont besoin d’une aide alimentaire » ?
2. Vous devez certainement être un dingue bienheureux pour évoquer l’éducation nationale et l’enseignement supérieur en sachant que le Président Abdoulaye Wade est à l’origine de cette situation catastrophique ? Saviez-vous que la première phase de l’audit physique et biométrique des agents de l’État, en 2014, avait révélé, entre autres, 23 000 cas de contentieux, 2 378 fonctionnaires fictifs, 9 892 agents non identifiés mais percevant régulièrement un salaire. Je vous épagne l’incidence budgétaire.
3. Dans un hors-série du « Monde » en 2008, le Président Abdoulaye Wade disait : « Dans l’armée, nous partagions le même régime que les Français : les mêmes vêtements, le même casque », et donc, les mêmes desserts même si certains recevaient de la cola et d’autres des ignames. Le traitement des tirailleurs sénégalais originaires des quatre communes.
L.a littérature puérile et bon enfant de type « Je sais, que grâce au génie sénégalais et avec la contribution de tous, une autre destinée est possible que celle d’un Sénégal sans leadership, en constante régression sociale et démocratique, où l’injustice et le mensonge sont devenus la règle » est caractérique des grands enfants. Par ailleurs, vous n’êtes pas mieux né, ni plus instruit, ni plus outillé pour devenir président de la République. Soyez, au moins, sûr d’un fait : il n’y a plus de censure politique auprès des médias d’État, ni de « campagnes d’intoxication, de désinformation et aux articles tendancieux ». On ne récolte dans la presse que ce que l’on sème dans l’espace public. C’est la génération Y qui traite son information et organise sa communication sur les réseaux associatifs. Non, Karim ! Il n’a jamais été « d’arrangement ou de deal » mais de pitié. Par ailleurs, je vous conseille une lecture de la réglementation électorale pour vous épargner un rappel des dispositions en vigueur pour les condamnés à plus de cinq ans. Vous pouvez vous exercer à la magie et jouer à vous faire peur mais aucune virgule ne sera déplacée pour un criminel dont la seule destination est la prison. Dites au Président Abdoulaye Wade que l’éthique est retournée en politique. Les élections sont maintenant organisées à date échue au Sénégal.
Vous devriez vous appliquer cet avis : « Il n’y pas de fatalité et qu’avec le travail, le courage, et la détermination, la médiocrité et l’incompétence peuvent être vaincues ».

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