Comme dans un système féodo-vassalique. L’affranchi est un ministre reconduit dans ses fonctions et fraichement élu maire d’un petit village. D’une joie débordante, il se lâcha, sur scène, à un monologue animé: tout d’abord, il réaffirma sa vassalité (« on est rien »), remercia son seigneur (lui qui est tout, maitre du palais et du building), et son épouse (« Elle qui fait et défait un ministre »). Oui dans la cour royale, les asservis savent que pour disposer d’un fief, il faut faire l’éloge de la femme du chef. Ainsi se résume la tragi-comédie jouait par Mbagnick Ndiaye.
En affirmant dans les locaux de son ministère, devant des fonctionnaires de l’Etat, devant ses militants (qui devraient même pas assister à la passation de service) et surtout devant les cameras des télévisions, que « C’est grâce à Marième Faye » (épouse du président de la république) que son collègue Mactar Ba et lui « sont devenus ministres ». Et si la première dame « avait dit » à son mari président « ne nomme pas untel, ou ne nomme pas untel », alors il obéirait. Cette fracassante déclaration sape non seulement l’autorité du président de la république, déjà très écornée par la pagaille qui règne dans le gouvernement et dans son parti, mais confirme le refrain, devenu populaire au Sénégal et repris par tous les opposants du régime: la dynastie Faye-Sall. Une dynastie dont le chef est Marième Faye et non le président de la république.
Cette déclaration serait venue de Farba Senghor ou de Thierno Bocoum, elle ne poserait aucun problème. On allait dire, paroles d’opposants. Ce qui est normal. On sait aussi que les premières dames ont une influence sur leur mari. Mais personne du camp présidentiel ne le dit.
Comme Mbagnick Ndiaye ne maitrise pas les éléments de langage en matière politique, il commet une bêtise et non une bourde, en jetant le discrédit sur la personnalité de Macky Sall qui est peint comme un président sans autorité et sans leadership. C’est une déclaration de trop comme nous ont habitué les proches ou collaborateurs du chef de l’Etat. Ils deviennent gênants pour lui, sont eux qui donnent aux adversaires de Macky, les armes pour le détruire. En citant un proverbe arabe, Abdoulaye Wade disait de Massaly, « Vaut mieux avoir un adversaire intelligent qu’un ami bête ». En tout cas, la mackysie est en train de détruire Macky.

12 Commentaires

  1. la sortie de Mbagnick pousse certains intellectuels à regler des comptes avec des analyses non fondées,les sénégalais vous attendent plus dans des sujets de développement

    • par ce k le peuple tient a sa republique olieu daller travailler lé gens comme………….ne se lasse pas de critiker et passer tt leur temps a debbatre sur dé futulité..c dommage

  2. regardez bien la photo,vous qui savez lire,cette photo illustre tout,MADAME DIRI MONSIEUR?pauvre de nous
    j’envierai bien monsieur,s’il n’était pas le père de la nation

  3. Comme il n’est pas un garçon que voulez vous Marieme Faye devient Marieme Simone Faye pour sauver les meubles en attendant le grand départ en 2017

    • laisser le président travailler pour mener le bateau a bon port au lieu de rester ici a faire des critiques acerbes l »heure est au changement et de la bonne gouvernance cependant mbagnick n »a était emporte que par l »euphorie et en bon sérére ne comprenant pas le wolof il ne savait quoi dire.vive la première dame continue de soutenir ton mari comme tu la toujours fait les chiens aboient et la caravane passe

  4. Diouf personne n’empeche le president de travailler. Allez au palais ou au bulding pour voir si les gouvernant son empecher de faire leur boulot. le probleme c’est qu’on a faire a une bande d’amateurs. avec a la tète le Pr macky et sa femme. Pauvre de nous

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