Avant d’être footballeur, l’attaquant de Rennes et des Lions usait les muscles de ses bras dans le traitement du bois. Lors d’une interview avec le journal Record, Diafra Sakho a révélé qu’il était menuisier avant de de devenir footballeur. Il relate « De 12 à 16 ans, je travaillais dans un atelier de menuiserie en Casamance. Tous les après-midi, après les cours, je partais bosser. Je suis d’ailleurs toujours en contact avec mon ancien patron, Abdoulaye. Quand je reviens en vacances au Sénégal, j’essaye de passer les voir à l’atelier. »
« Mon père était chauffeur… »
La menuiserie, un legs de papa comme c’est souvent le cas pour beaucoup de métiers ? Pas du tout pour Diafra Sakho : « Mon père était chauffeur routier. C’est une de mes tantes qui m’a inscrit à l’atelier pour m’éviter de traîner dans les rues. Les trois premiers mois, ça ne me plaisait pas trop. »Au fil du temps, la maîtrise des techniques de base de la menuiserie aidant, Diafra commence « à prendre du plaisir ». Et à se fixer des objectifs. Premier défi : faire des petits bancs. Succès. Tout le monde est pris à contrepied.
« Personne n’y croyait dans ma famille, alors ça m’a donné encore plus envie de leur prouver que j’en étais capable. Mon premier banc, je l’ai ramené à la maison », raconte, fier, le Lion. Qui assure que faire un banc, « ça ne prend pas plus de deux jours ».
« J’allais dans un atelier à Londres »
Il y a plus dur dans la menuiserie. « On avait des commandes de lits, d’armoires… Les grosses fabrications peuvent prendre plusieurs semaines, confie le joueur formé à Génération foot. Ce que je préfère, ce sont les lits. Il y a plusieurs façons de les dessiner. Quand j’étais jeune, mon rêve c’était de fabriquer le lit de ma grand-mère, c’est elle qui m’a élevé. Elle est toujours en vie, donc quand je serai au Sénégal en vacances, je vais essayer de lui faire ce cadeau. »
Diafra Sakho est si attaché à son ancien métier qu’il le pratiquait même en étant footballeur professionnel. Il révèle : « Quand je jouais à West Ham, j’allais dans un atelier de Londres juste pour donner un coup de main. » S’enflamme : « C’est un plaisir de construire ton lit ou même ton canapé ! Ça ne s’explique pas, ça se ressent. » Et prend date : « Chez moi au Sénégal, il y a toujours mes fabrications de l’époque. Je ne peux pas dire à 100% que je vais me reconvertir dans la menuiserie à la fin de ma carrière, mais c’est dans un coin de ma tête. »

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