Qui suis-je pour avoir la prétention, perché sur quelque piédestal, d’ecrire à un peuple entier en donnant surtout l’air d’être celui qui sait, est dans le vrai, ou s’imagine sorti de la cuisse de Jupiter pour asséner ses certitudes au point d’oublier que ceux auxquels il s’adresse comptent des êtres de loin plus sages, brillants, pieux, rigoureux que lui?
Je commence donc par m’excuser platement de cette folle audace qui me fait penser que j’ai une mission à accomplir, et qui explique que cette lettre soit même rédigée en premier lieu.
Ce qui, malgré ces précautions, la motive, c’est ma conviction, intime, qu’il est du devoir de tout individu d’être actif dans sa communauté, notamment de donner sa contribution sur sa marche, peu importe si cela doit se retourner en pluie de vertes et pas mûres contre lui.
C’est l’intervention ici hier d’un énergumène, l’un de ces nombreux types camouflés dans mon espace, silencieux mais méchants, cagoulards, qui me pousse à croire qu’il est encore plus que jamais grand temps de maintenir ouverte la conversation autour des plaies qui se creusent dans notre société pendant que certains, opportunistes et cyniques, préfèrent les voir persister jusqu’à la destruction de ce pays qui nous est si cher.
Le moment est grave. Pas seulement au niveau national. En dehors de l’exploit qui ravit, depuis hier soir, les supporters de notre fabuleux footballeur, Sadio Mane, et de son équipe, Liverpool, quel individu avisé ne relève t’il pas les signes angoissants qui s’accumulent sur le ciel planétaire: repli des valeurs financières, retraite de l’épargne vers au moins une place sûre, les USA, guerre commerciale Chine-USA, deconstruction de l’Europe, montée des autoritarismes, revers de la démocratie, explosion des dettes publiques, migrations mortelles, réveil des nationalismes, fondamentalismes, extrémismes, surtout de droite, risque d’une guerre mondiale comme ultime variable d’ajustement d’une économie globale en desarroi sur fond d’incertitudes démographiques et de tensions malthusiennes.
Voir dans un tel lourd climat que notre pays, le Sénégal, vit ses moments d’amateurisme et de prédation les plus graves, mis sous coupe criminelle, devrait avoir de quoi faire réfléchir collectivement, sereinement, à la recherche de solutions pour contenir, empêcher, ces fractures de toutes sortes, qui ont déjà commencé à le balafrer.
Or, pendant que la pauvreté, l’indigence, le malheur, les pénuries en tout, les cassures societales, les difficultés de trésorerie, l’illégitimité, accentués par le pillage des deniers publics, comme celui des ressources naturelles de la nation, sont les marqueurs d’un pays en fast-track déclin, tout ce qu’on entend sont les jérémiades de celles et ceux, pressés d’être convies à la soupe. Dans leur irresponsable courbette, quiconque les empêche de trouver la direction du vent de leurs soumissions et compromissions, devient un danger. Public. J’en suis. Je le sais. Je l’assume. Lucidement…
Comment doit-on en effet se taire quand on voit des choix ethnicistes dans la désignation des occupants de postes essentiels de gouvernance ? Quand un type, encore un, surgi de sa hutte, me demande de répondre à un débat voulu sur ce sujet par Amadou Tidiane Wane, que lui dire sinon le chasser de mon espace où il était venu, à sa demande, et s’y était incrusté en embuscade pour des raisons sans doute inavouables. Je le répète: ce n’est pas avec Wane que j’ai un débat mais Macky Sall. Wane en a pris acte -ma cible se sait et Wane qui est omniprésent dans l’espace public peut y trouver son sparring-partner, son co-débatteu, qui n’est pas moi.
Ma cible est celui qui a volé les élections et vole le pays.
Et je répète: Macky est un voleur. Je répète: il a volé non seulement un contrat que j’ai trouvé pour le Sénégal mais d’autres, de Taïwan a Timis. J’attends quiconque ose toucher à un seul de mes cheveux, ou me convier devant la justice, et le monde entier saura enfin qui est le criminel illégitime qui parade comme président du Sénégal. Toc !
Dans ce pays où les hypocrites refusent de voir la gravité des crimes qui tuent notre pays, excusez-moi, chers compatriotes, de ne pas bouger de mes certitudes.
Je ris donc quand, sans arguments, les contradicteurs qui osent s’afficher tardivement mais timidement n’ont comme éléments de langage que des gamineries: revanchard, aigri, méchant, saoulard, frimeur, aventurier ou j’en passe. Bref du toc. C’est que, chers compatriotes, à force de déblatérer leurs bêtises, sur quelqu’un qu’il ne connaissent, ils ont découvert qu’ils avaient affaire à un homme qui n’a pas perdu son temps -d’où leur étonnement et celui de ceux qui avaient fini par croire en leurs sornettes.
Quand on a usé ses fonds de culottes entre Sorbonne et Oxford, la London School of Economics, l’Institut des hautes études internationales de Geneve, connu Pékin et Boston, organisé des financements à multi-milliards, rendu des gens et sociétés riches, conseiller des chefs d’Etat, obtenu des bourses pour des africains, aide son pays en détresse, côtoyé Mandela, Annan, Rawlings, Soyinka, Fukuyama, entre autres, connu son propre pays et ses valeurs profondes, ses terroirs, ses normes socio-confrériques, crapahute de Lagos à Bali, Sofia a San-Franscisco, sans jamais avoir été condamné ni être impliqué dans quoi que ce soit de louche, on peut marcher la tête haute. C’est mon cas!
Je ne suis donc pas le sujet. Ce qui l’est, c’est la gravité de la situation que tous nous avons est celle que connaît notre pays, le Sénégal.
De grâce, que le vrai débat ne soit pas détourné.
Nous parlerons de ces deux tours à 30 milliards décidées sans transparence par Aliou Sall. Nous irons en justice pour cela.
Sénégalaises, sénégalais, je sais que vous souffrez atrocement de cette crise la plus grave que connaît notre pays du fait d’un leadership illégitime et incapable, qui a les mains dans le cambouis des magouilles pour libérer des voleurs à col blanc en maintenant dans la détresse l’immense majorité des citoyens décents que vous êtes.
En ce moi de ramadan, moment de piété, succédant au carême des chrétientés, c’est le lieu de s’arrêter pour se demander si on veut continuer à laisser prospérer telle une plaie purulente cette vague de situationnistes prêts à tout pour empêcher que bits nous penchions sur nos malheurs afin de les surmonter?
L’enjeu est la et nulle part ailleurs. Car sachez-le ; francs-maçons, homosexuals, prédateurs de tous pops, ennemis des ethnies et de la démocratie, destructeurs de nos valeurs intangibles les plus solides sont à l’œuvre pour nous imposer leur projet: la mort de notre nation à l’autel de leurs intérêts grégaires et ceux de leurs….maîtres masqué !
J’ai pour ma part fait mon choix. Qui signifie que je refuse l’unanimisme médiocre en émergence et je n’accepte pas de me soumettre aux critères d’appréciations de cette nouvelle normalité.
Pas question de fermer les yeux pendant que la nation se meurt. Ni d’abandonner comme le fait un Ferdinand Coly dépité de ce qu’il y vit. C’est parce que la vie, le vécu, les valeurs m’ont transformé en ce roc que je crois être devenu, je sais que les militants du ventre, collabos, ne seront jamais de mon bord.
J’espère simplement que le peuple sénégalais, suffisamment malmené, trompé, dépouillé, se rendra enfin compte que la vérité n’est pas du côté de celles et ceux qui n’ont qu’adjectifs et adverbes insultants pour cacher leur misère intellectuelle.
La guerre commence ! Mon parti pris est sans appel: je ne ferai aucun cadeau aux errements de cette nouvelle normalité qui n’est, in fine, que l’expression, le symptôme, du cancer métastasé, en phase terminale, qui guette ce pays. Tant pis pour celles et ceux qui sont prêts à se vendre en fermant les yeux sur les crimes en cours ou déjà actés contre la nation et son peuple. Le jugement de l’histoire, cinglant et définitif, est plus important à mes yeux que les jugements de valeur de l’ensemble des zelateurs d’un régime anti national !

Ps: quiconque est en mode compromis avec ces tarés qui hantent notre société, nos familles, notre pratique religieuse, notre lien à la vérité est invité ici à sortir de mon espace médiatique et de ma vue. Je ne suis pas en mode concession. Envers qui que ce soit.
Voilà le test primordial de mon engagement societal et politique.
Que Dieu garde le Sénégal !

6 Commentaires

  1. Ce n’est pas logique ni cohérent de penser fermement que toux ceux qui ne sont pas du même avis que vous sont des militants du ventre, collabos. Toute supposée vérité est relative:«Vérité au-delà des Pyrénées, mensonge en deçà» (B.Pascal)

  2. Tu n’es qu’un minable « roc » pourri de l’intérieur Adama Gaye ! Avec ton je je je je je, tu te prends pour le centre de ton… village ? Tu n’es en réalité qu’un ridicule aigri, un pseudo-intellectuel raciste, un pouvoiriste maladif, un petit minable rongé par la haine et la jalousie. Tu as fait le tour du monde, dis-tu, et après ? Ça t’a mené où ? Sinon de défroquer sur de paisibles citoyens qui ont comme seul tord d’avoir mieux réussi que toi ! Macky a été élu par 58% des sénégalais. Respecte au moins tous ces millions de gens ! Wade t’a durement réprimandé quand tu as voulu lui vendre projet frauduleux d’exploitation minière avec des chinois taïwanais. Macky n’a jamais voulu te voir à cause de ça, même en photo ! Alors à 70 ans, il ne te reste que la haine comme retraite… Pauvre con…

  3. Excellent Mr Gaye. Sachez que les Sénégalais vous lisent et vous admirent. Nous sommes tous conscients de la gravité de l’heure. Mais seule la vérité est révolutionnaire. Crois moi, leurs jours sont comptés. Le Sénégal ne peut être malmené de cette façon sans réaction. Elle sera à la hauteur de l’affront.

  4. Vraiment Grand ta lettre est pathetique. Yaram dawna.
    Votre rhetorique que d aucuns jugent insultante est la le meilleur traitement de choc pour rendre compte de la gestion des loubards et des bangandos en col blanc.

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