Le Sénégal est de plus en plus envahi par le capital étranger. Ce que l’expert en Microfinance Mansour Ndiaye considère comme une nouvelle forme de colonisation. Dans cet entretien accordé à EnQuête, le  fondateur du Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (Ascodev) revient sur les politiques économiques menées, depuis 5 ans, l’état de la microfinance au Sénégal, la place de l’agriculture dans l’économie du pays…

Le chef de l’Etat, Macky Sall, vient de boucler son quinquennat, il y a plus d’un mois. Aujourd’hui, comment trouvez-vous la situation macroéconomique du pays ?

Je constate, malheureusement, que le taux de pauvreté est en train d’augmenter, malgré toutes les politiques publiques avec le Plan Sénégal émergent (PSE). Quel que soit le niveau des indicateurs macroéconomiques, on ne peut pas dire que les Sénégalais vont mieux dans leur vécu quotidien. Ils ont des difficultés pour se soigner. Ce qui veut dire que la Couverture Maladie Universelle (CMU) n’a pas donné des fruits. Les gens ont d’énormes difficultés de prise en charge. En dernier lieu, on peut citer les malades du cancer.

La protection civile ne se porte pas très bien. C’est 102 morts par accidents et autres, en l’espace de deux mois. Par rapport au chômage, c’est l’échec total, malgré les quelques initiatives déroulées qui concernent certains projets. Quand Macky Sall prenait le pouvoir, c’était 200 000 diplômés, chaque année, sur le marché de l’emploi. Il avait promis 500 000 emplois dans le ‘’Yoonu Yokkute’’. On a un secteur privé qui n’embauche pas. Naturellement, l’Etat ne peut pas embaucher. Ça a été une erreur de faire croire aux Sénégalais que l’Etat va embaucher 500 000 jeunes.

Mais la situation sociale des Sénégalais a quand même évolué ?

Si on prend la situation sociale, j’en veux pour preuve la mendicité. Elle est ambiante. Elle dégage une face très hideuse de notre société. Mon point de repère, c’est l’incendie de la Médina. Depuis lors, il n’y a pas d’actions concrètes et porteuses que le gouvernement a eu à mener pour résoudre cette question de la mendicité. La Banque islamique de développement a attribué 10 milliards aux daara pour leur modernisation. À raison de 20 millions par daara, cette somme devrait permettre d’en moderniser 500 sur l’ensemble du pays. Il est triste de constater que c’est 64 daara que le gouvernement a décidé de moderniser.

Le gap est énorme. Ça veut dire qu’il n’y a pas une forte volonté politique de résoudre cette question de la mendicité et d’intégrer l’enseignement religieux dans le système global. De façon générale, nous nous sommes retrouvés dans une situation où on promet un Sénégal émergent, avec des TER (train express régional), des bâtiments, avec quelques infrastructures. Mais le vécu des Sénégalais reste encore problématique. Je viens de la Casamance, du Ferlo, mais la pauvreté est galopante. Je pense que c’est un message fort, bien que le taux de croissance soit à 6,7%. Mais cette croissance doit se traduire dans le vécu des Sénégalais. Le secteur privé est laissé en rade. L’Etat n’a pas créé un environnement favorable pour que le privé national puisse se retrouver. On voit de plus en plus le capital étranger qui envahit notre pays. Et c’est une autre forme de colonisation. Les Assises nationales de l’Entreprise avaient indiqué la voie. Elles ont indiqué la préférence nationale en termes d’entrepreneuriat et d’impulsion du secteur privé.

Macky Sall a mis en place un ministère délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie Solidaire. Comment voyez-vous cette politique ?

Ça a été une grosse erreur. Un ministère délégué de la Microfinance qui va se comporter comme un ministère de la Femme : pourvoyeur de fonds, distributeur de fonds etc., c’est ce qu’on a vu. Partout, c’est 600 millions de francs CFA distribués. On ne sait pas à quelles conditions, avec quelles institutions et d’où viennent ces fonds. Aujourd’hui, vous sillonnez le Sénégal et je défie tout le monde, les femmes n’ont pas accès à ces fonds. Le ministère devrait impulser des politiques pour faire avancer la microfinance, la prise en charge de ces populations défavorisées. Ce ministère devrait élaborer toute une politique, l’articuler avec les Technologies de l’information et de la communication (Tic) pour faire avancer les services financiers au sein des populations défavorisées et laissées à elles-mêmes.

Donc, pour vous, le problème avec le ministère, c’est sa manière de fonctionner et non son existence ?

Tout à fait ! Nous, nous avons fait le plaidoyer même de ce ministère. Parce qu’il pourrait développer une grande articulation avec la CMU. Si on regroupe le ministère de la Santé et celui de la Microfinance, on aura deux bons outils pour articuler toute une politique autour de la CMU. Tout ce que le Président fait, comme les bourses sociales et autres, devait passer par le ministère de la Microfinance. Ce ministère pouvait constituer un levier pour le retour à l’agriculture des jeunes avec le concept anglais ‘’microfinance for youth’’, c’est-à-dire la microfinance pour les jeunes. Elle pouvait développer également la microfinance pour les femmes. Ce sont les couches les plus vulnérables, d’un point de vue même des Nations unies. Malheureusement, la microfinance reste littorale à l’image de toutes les pratiques coloniales qui étaient sur le littoral. Parce que, c’est pratiquement à ce niveau qu’on retrouve ces infrastructures. Environ 90% de l’offre de service en matière de microfinance se trouve à ce niveau. Alors, pour un président de la République qui parle d’Acte 3 de la décentralisation, de rééquilibrage territorial, je pense que la microfinance devait être un fer de lance pour pénétrer ces couches défavorisées, pour leur permettre d’entreprendre et de gagner dignement leur vie.

A côté de cette politique, il y a les offres des institutions de microfinance. Ces dernières peuvent-elles contribuer à promouvoir le développement socio-économique du Sénégal ?

Naturellement. En 2013, au Sommet mondial de la Microfinance, il y avait eu beaucoup d’engagements qui ont été pris par les institutions de microfinance pour tirer 100 millions de familles de la pauvreté. Ces engagements sont suivis à travers un site internet tous les jours. Nous faisons le bilan. Cela veut qu’aujourd’hui, la microfinance est un outil pour permettre aux gens d’entreprendre. On parle de microfinance post-crise. Et par rapport à la Casamance, après le conflit, il y a l’accalmie. Mais il faut avoir une politique courageuse pour développer la microfinance en Casamance. Parce qu’il n’y a rien à ce propos.

Ce sont des populations qui ne sont pas assistées et ça risque de dégénérer. On l’a fait pour la RDC, Haïti après le tremblement de terre et pour d’autres pays. On parle également de la pré-microfinance, c’est-à-dire préparer les gens même à entrer dans la microfinance. Donc aujourd’hui, l’outil, il est là et il est puissant. Autour de cet outil, on a tous les dignitaires du monde. On a Muhamed Younouss (précurseur de la microfinance) qui vient du Bangladesh et qui tire les Américains de la pauvreté. Cela veut dire que l’outil est approprié. Mais il appartient aux Etats de définir les contours de cette politique. C’est en cela que je dis qu’Abdoulaye Wade a fait mieux que Macky Sall. Le Président Wade, utilisant la microfinance, a fait mieux que Macky qui devrait être plus orienté, compte-tenu de sa sensibilité sociale et autre.

Pourquoi dites-vous que Wade a fait mieux que Macky Sall ?

Abdoulaye Wade a été le premier à ériger la microfinance en ministère plein, élaborer une lettre de politique sectorielle. Sous Abdoulaye Wade, on avait une table des bailleurs. Tous les acteurs de la microfinance étaient là. Il a véritablement impulsé la microfinance, parce qu’il croyait en l’outil. Par contre, Macky Sall qui vient à un moment où il y a la CMU, n’a fait que créer une agence dispendieuse. Une simple articulation aurait permis de gagner de l’argent et de faire des économies d’échelle. Avec les filets sociaux, c’est la même chose. Cela veut dire que voilà un Président qui a trouvé un dispositif et qui ne sait pas comment l’utiliser.

Abdoulaye Wade a inspiré toute la sous-région : des pays comme le Togo, le Bénin etc. qui, après, ont suivi le Sénégal en créant des ministères de la Microfinance. Parce que Wade avait compris que la situation sociale des pays en Afrique au sud du Sahara était terrible et qu’il fallait avoir un outil aussi puissant que la microfinance pour pouvoir agir. Macky Sall devait le consolider. Mais, malheureusement, il a raté le coche avec ce ministère qui est transformé en guichet automatique distributeur d’argent, qui ne se soucie pas de la formation des femmes, des jeunes etc., pour leur permettre de faire un meilleur usage de cet argent.

A l’heure actuelle, pensez-vous que la microfinance réponde aux attentes des populations ?

Aujourd’hui, les Sénégalais sont inquiets, malgré tout ce qu’on voit. Dans le secteur de la microfinance, je ne vois que le capital étranger qui est en train de se développer. Presque 100% des institutions de microfinance qui sont installées sont créées par des étrangers. Là, j’ai toutes les raisons d’être inquiet. Je pense qu’aujourd’hui, le secteur privé sénégalais devrait s’investir dans ça pour ne pas avoir un secteur financier extraverti. C’est déjà visible au niveau des banques. On laisse la microfinance devenir la proie du capital étranger. Ce qui signifie que nous sommes en train de vendre l’âme de ce pays. C’est une question de souveraineté, à la limite.

Les usagers des institutions jugent les taux d’intérêt souvent trop élevés. Qu’est-ce qui justifie ce taux ? 

Les taux d’intérêt élevés s’expliquaient par la portée de la microfinance qui se déployait dans des zones relativement difficiles et pour des personnes exclues du système. Cette recherche de portée influe sur les coûts opérationnels des transactions. Et donc, pour être rentables, les institutions étaient obligées de facturer à des prix assez élevés. Il faut reconnaître aujourd’hui la baisse drastique du taux d’intérêt dans le secteur de la microfinance. Cela est lié à deux éléments combinés : une volonté du législateur à maintenir un taux d’intérêt plafonné et l’utilisation des outils technologiques qui réduisent les coûts.

On remarque que les institutions de microfinance ont une clientèle presque féminine. Pourquoi les femmes font plus recours à ces institutions ?

Les femmes sont les cibles des institutions à cause de leur vulnérabilité. Il en est de même pour les jeunes. C’est la raison pour laquelle la stratégie de portée des institutions vise ces deux composantes de nos communautés.

Beaucoup d’entre elles tombent en faillite, après quelques années d’existence. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

C’est comme les entreprises, si l’environnement des affaires n’est pas viable, s’il est délétère, ces institutions auront des difficultés. Les banques sont généralement installées dans les grandes villes etc., avec un taux de pénétration de 7%. Or, les institutions de microfinance se déportent, tant bien que mal, à l’intérieur du pays. Elles travaillent dans un environnement hostile, n’arrivent pas à retrouver toutes les commodités que les grandes banques ont. Ces banques travaillent avec la technologie, elles arrivent à réduire presque à zéro les coûts opérationnels. Alors que les institutions n’ont pas ces moyens. L’Etat n’a pas accompagné les institutions pour les intégrer à la technologie, pour réduire les coûts des opérations financières dans le monde rural. Mais aussi, ceux de l’accès aux services. Les institutions de microfinance empruntent aux banques à des taux presque de deux chiffres, si ce n’est 9%. Comment peut-on emprunter à ce taux pour donner du crédit à des taux de 10 ou 11% pour supporter l’ensemble de ces coûts. C’est ce qui fait que, dans tous les pays du monde, il y a toute une réflexion qui se fait autour du portage des institutions de microfinance, surtout celles qui interviennent en milieu rural.

Mais ce n’est pas le cas du Sénégal. C’est pourquoi on a des institutions qui éprouvent de plus en plus de difficultés. Il transparaît dans l’étude de la Banque mondiale que les institutions financières au sud du Sahara éprouvent d’énormes difficultés. C’est là où il est urgent de réagir. Parce que toutes ces institutions ne peuvent pas être balayées. Au moins, il y a un service qui est là et qu’elles offrent aux populations qui n’ont pas accès aux services des banques. Quand on parle d’inclusion financière, c’est parce qu’il y a les institutions de microfinance. Ce n’est pas avec les banques qu’on va réaliser cet objectif d’inclusion et d’éducation financière de la population. Ce n’est pas avec les banques qu’on va régler la question de la gestion autour de la performance sociale. En cela, l’Etat devrait mieux organiser le soutien qu’il apporte à ces institutions et non pas les suppléer. Il appartient à ces institutions de faire du crédit, pas à un ministère.

L’éducation financière, un autre défi à relever au Sénégal ?

Nous avons une population qui est analphabète, qui a besoin de cette éducation financière. L’Etat ne déploie pas les moyens aujourd’hui pour éduquer, sensibiliser les populations autour de cette question. Il faut saluer le rôle que l’Acsif (Association des clients et sociétaires des institutions financières du Sénégal) est en train jouer, en tant que mouvement de la société civile. Le premier pilier de protection des populations, c’est l’éducation, la sensibilisation. Si les gens savent, ils ne pourront pas être trompés, ni contraints par les banques où les institutions de microfinance.

Il y a la finance islamique qui est un autre moyen de financer les PME et PMI. Quelle est sa différence avec la finance classique ?

La finance islamique ou participative engage l’institution dans la prise de risques. C’est une finance avec laquelle le taux d’intérêt n’est pas défini a priori. On travaille sur des marges et sur l’économie réelle. L’alternative que représente la finance islamique en est une bonne et doit voir le jour dans nos sociétés. Elles sont des terreaux fertiles pour une telle approche participative qui implique aussi bien l’institution financière que le promoteur. Mais qui partage les risques et aussi les bénéfices. Et c’est fait sans taux d’intérêt fixé. Ce sont les marges gagnées autour d’une affaire, d’un business et que, dans un cadre purement contractuel, les parties se partagent. C’est une démarche qui est acceptable, qui se pratique dans beaucoup de pays comme, la Malaisie, l’Angleterre, la France, …

Le Sénégal a fait une souscription record pour le Sukuk, en levant 200 milliards de F Cfa en 2016. Cette finance peut-elle être une alternative pour le financement du PSE ?

C’est une sorte d’hypocrisie financière. Nous avons gagné un prix que notre ministre de l’Economie, des Finances et du Plan est allé récupérer à Dubaï. C’est encourageant, mais il faudrait que les gens se regardent dans les yeux, pour nous dire, si réellement, on peut impulser des politiques au bénéfice des populations, les ressources humaines, techniques. Il y a un manque de volonté politique qui fait qu’en 10 ans, nous avons traîné, là où la France a avancé, l’Angleterre et là où la Malaisie est devenue la plus grande puissance mondiale en matière de pratiques financières islamiques.

Le Maroc également est en train d’avancer. Les gens sont dans des histoires de mise en orbite de la finance islamique. Dans des instituts, à l’université, il y a beaucoup de colloques qui se font autour du thème. Au Sénégal, c’est le désert. On parle du Sukuk, une mobilisation de fonds, parce que simplement l’Etat a besoin d’argent. Mais qu’est-ce qu’on fait pour ces populations-là de Kaolack, de Kaffrine etc. qui doivent avoir une pratique financière islamique ? Ces entreprises qui doivent également aller sur le marché monétaire pour bénéficier de ces emprunts obligataires etc. Ce sont des effets d’annonce et je pense qu’aujourd’hui, il faut faire une rupture avec cela pour travailler à développer, diversifier le secteur financier global et à mettre la finance islamique dans ces trois composantes. C’est-à-dire : la microfinance islamique, l’aspect bancaire et le marché financier.

Avec le Plan Sénégal émergent (PSE), le gouvernement veut faire de l’agriculture le moteur de croissance économique. Est-ce que le secteur est sur la bonne voie ?

Le gouvernement a déclaré dans le PSE, qu’à l’horizon 2017, il y aurait une autosuffisance en riz. Aujourd’hui, quand vous allez dans la vallée du fleuve Sénégal, l’Etat importe et subventionne du matériel agricole. Mais cela n’a pas d’impact pour le petit producteur. Parce que ce sont les grands opérateurs qui bénéficient de cette subvention. On importe du matériel agricole et on se rend compte qu’il n’est pas adapté au sol argileux et finalement on les parque sur place. Voilà des erreurs qu’on commet au niveau de l’agriculture. On prend 20 000 ha qu’on affecte à Senhuile, avec le projet de Fanaye. Tout ce que Senhuile a dit, il ne l’a pas respecté. Mieux, les populations sont utilisées comme des ouvriers agricoles. C’est l’agrobusiness au détriment des exploitations familiales. Il faut dire qu’il y a de réelles opportunités. Le gouvernement a fait des efforts, mais ils ont manqué dans la stratégie. C’est ça qu’il faut corriger. Il n’est pas encore trop tard.

Cela veut dire que vous n’êtes pas en phase avec le ministre de l’Agriculture quand il dit que le secteur se porte bien ?

C’est un excellent professionnel du domaine. Mais, il ne fait pas l’agriculture. Il n’est pas au cœur de l’agriculture, même s’il est agronome. C’est ce que dit le paysan qui est dans son champ, qui importe. Mais quand vous interrogez ces gens dans leurs champs, ils ont d’énormes difficultés. Je pense que les Sénégalais attendent d’avoir un Etat qui écoute, plus que celui qui indique. La voix des petits paysans est aussi importante que celle de gens qui sont dans l’agrobusiness. Ça, c’est en termes d’équité qu’il faut le faire. Il y a encore beaucoup à faire si on compare le Sénégal à des pays comme la Tanzanie, en termes de mécanisation, de financement de l’agriculture, de vente de productions, etc.

Interview réalisée par Enqueteplus.com

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3 Commentaires

  1. Les Sénégalais, en particulier les “sachants”donnent l’impression de ne pas prendre au sérieux les soupçons qui pèsent sur l’éventualité d’une grande captation de nos finances et de nos ressources financières qui vont générer le gaz et le pétrole ! Je suis convaincue que dans moins de quinze ans, tout ce qui est immeubles, belles villas, grands hôtels et grands restaurants, bonnes boulangeries-pâtisseries courues par les Sénégalais, en particuliers les plus nantis d’entre nous, les banques etc., appartiendront à des étrangers : Européens, Marocains, Tunisien, ainsi que les Européens et d’autres ! Dans ces conditions, au moins 60% des Sénégalais vivront comme aujourd’hui, et les plus pauvres auront en moyenne, quatre ou cinq enfant et deux ou trois femmes !

  2. Si les sénégalais préfèrent ne pas investir, mais faire la fête, organiser des jangs et ziarras toute l’année, epouser plusieurs femmes, faire de linformel tous les jours que Dieu fait, ne pas exécuter les projets (ou exécuter à moitié) qui leur sont attribués, manquer de patriotisme, les capitaux étrangers continueront de venir pour prendre la place laissée par les nationaux. Le Sénégalais n’investit pas, il construit des maisons et les loue. Certes il y a des patriotes comme la famille Sow, YN et autres mais ca suffit pas. Le gouvernement n’est pas responsable de cette situation.

  3. C’est tant mieux et la preuve concrète de la stabilité et de la crédibilité de nos institutions. la croissance économique sera renforcée. Voilà aussi entre autres pourquoi PR Macky est crédible et sérieux

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