« Massaly ce héro », c’est le titre de son « Lundi » du 24 août 2015, que notre ami Madiambal Diagne a consacré au jeune et tonitruant wadiste. Je lis régulièrement ces « lundis » et en apprécie la qualité, même s’il m’arrive d’avoir des réserves et, parfois, de ne pas être tout à fait d’accord avec certaines positions qui y sont développées.
Madiambal Diagne sait parfaitement que Mouhamadou Lamine Massaly n’est pas un héros. Il a pris comme prétexte ses déboires avec la justice, pour en critiquer sévèrement certaines procédures et, en particulier, la promptitude des juges à envoyer des citoyens en prison. Ce « fou » de Massaly, «dont le fonds de commerce a toujours été l’injure à la bouche » ! Ce garçon, avec « son côté rustre très affiché et son manque d’éducation » ! Cet individu qui « symbolisait l’arrogance d’un régime, surtout par certains de ses comportements de parvenu et de nouveau riche » ! Ce personnage rustre pouvait-il se montrer « sympathique et attachant derrière ses mauvais airs » ? Pouvait-il devenir un héros, même le temps d’une rose ? Madiambal sait parfaitement que non. Comme le dit si bien l’adage wolof, « dafa daq ganaar waxaale ci soxlaam ». En d’autres termes, il s’appuie sur l’injustice dont le garçon serait victime, pour faire le procès du fonctionnement de notre justice. C’est, du moins, ce que je crois avoir compris. En tous les cas, c’est son droit et, surtout, il en a les moyens intellectuels et professionnels.
Ce Massaly ne m’a jamais vraiment intéressé et ne m’intéresse toujours pas. Cependant, je profite de l’opportunité que me donne ce « Lundi » du 24 août de Mandiambal Diagne pour rappeler un peu qui est réellement cet accident de l’histoire, par-delà son insolence et son arrogance. Massaly était pratiquement présent à tous les meetings du PDS présidés par Me Wade qui n’a pas manqué de remarquer alors « son caractère de personnage agité et impulsif » qui l’aurait séduit, selon Madiambal Diagne. En tous les cas, il le reçoit à la Présidence de la République et le copte, sans autre forme de procès, dans le Comité directeur du PDS. Quelque temps après, il le bombarde Président du Conseil d’administration de la Société des Infrastructures et de Réparation navale (SIRN). Une société aussi technique, alors que le garçon a arrêté ses études à la classe de troisième de l’Enseignement moyen ! Il a fait d’ailleurs cette dernière classe dans un modeste collège privé dont je connaissais parfaitement le Directeur, aujourd’hui décédé. J’ai du mal à m’imaginer comment ce garçon présidait les conseils d’administration, surtout comment il a présidé le tout premier. En tout cas, il les a présidés de mai 2008 à juillet 2011, à côté de deux Directeurs généraux : Marcel Ndione jusqu’au 31 juillet 2009, Samba Ndiaye à partir de cette date.
Comme toutes les directions, agences et autres structures publiques, la SIRN porte la marque de la très mauvaise gestion de la gouvernance des Wade, qui se prolonge malheureusement avec celle de son successeur.
J’ai lu attentivement le Rapport public 2013 de la Cour des Comptes. C’est là que la personne de Mouhamadou Lamine Massaly retient mon attention. Je m’arrête sur deux actes de gestion avant de revenir sur le PCA Massaly et ses avantages exorbitants. Le Rapport public 2013 de la Cour des Comptes passe en revue le « Contrat onéreux conclu avec Dakarnave », celle-ci étant une société privée de droit sénégalais créée pour « reprendre l’exploitation des activités des chantiers de réparation navale ». Dans cette perspective, il a été signé, « entre l’Etat du Sénégal, la SIRN et DAKARNAVE, un contrat de concession pour l’exploitation et la gérance des infrastructures de réparation navale pour une durée de 25 ans renouvelable par tacite reconduction pour des périodes de dix ans ». Une disposition de ce contrat léonin a particulièrement retenu l’attention des magistrats de la Cour des Comptes. La SIRN « a mis à la disposition de DAKARNAVE vingt-quatre (24) appartements pour le logement de ses agents pour la même durée du contrat de concession, soit 25 ans ». Les montants des loyers sont déterminés à partir des dispositions de l’Arrêté n° 2888/MEF/DGID du 6 mai 2003, celui-ci abrogeant un autre, celui n° 2026/MEF/DGID du 19 février 1990.
L’Arrêté du 6 mai 2003 fixe les montants des loyers ainsi qu’il suit :
– 120000 FCFA par mois pour un appartement de type F4 ;
– 90000 FCFA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . de type F3 ;
– 60000 FCFA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . de type F2.
Pour vingt-quatre (24) appartements situés en plein Plateau (à Calmette et à Pinet Laprade), la SIRN ne perçoit qu’un loyer mensuel de 2 340 000 FCFA. Une expertise de la Direction du Cadastre, sur saisine de la Direction générale de la SIRN, estime la location mensuelle des 24 appartements à 11 760 000 FCFA. La SIRN enregistre ainsi un manque à gagner de 9 420 000 FCFA tous les mois. Les magistrats de la Cour des Comptes constatent que DAKARNAVE refuse toujours de s’aligner sur ces montants, s’abritant confortablement derrière les dispositions de l’Arrêté du 6 mai 2003. La SIRN a au moins le mérite de porter cette affaire devant les juridictions compétentes. A-t-elle été par la suite jugée ? Je n’en sais rien, mais je ne le crois pas du tout, au moins jusqu’à preuve du contraire. Dans notre cher pays, on laisse souvent pourrir de telles situations, pour ne pas remettre en cause des avantages indûment acquis.
Les trois régimes qui se sont succédé au Sénégal sont tous responsables de ce scandale – puisque c’en est un. Comment peut-on louer à 120000 FCFA un appartement qui se trouve à la rue Calmette ou à Pinet Laprade, alors que les experts estiment ce loyer mensuel à au moins 600000 FCFA ? Il y a sûrement anguille sous roche dans ce dossier, où des gens tapis dans l’ombre gagnent illicitement beaucoup d’argent, sous le nez et la barbe de nos autorités, les anciennes comme celles qui nous gouvernent depuis avril 2012. Il n’est même pas exclu que les bénéficiaires de ces appartements les sous-louent à prix d’or.
Un autre cas patent a retenu l’attention des magistrats de la Cour des Comptes. Il concerne une dame, une certaine Mme Ndiane Samb, à qui des rémunérations indues ont été versées pendant de longs mois. Cette dame a été recrutée par la SIRN le 1er octobre 2007 comme assistante administrative, et mise immédiatement à la disposition du cabinet du Ministre de l’Economie maritime (sic). Ce dernier nommé Premier Ministre (on devine qui il est) recrute Mme Samb comme secrétaire à son cabinet, par Arrêté n° 6004/PM/SGG/SAGE du 12 mai 2009. Il n’était sûrement pas étranger à son recrutement par la SIRN. Il l’a d’ailleurs sûrement inspiré, en qualité alors de ministre de tutelle.
A la Primature où elle était donc sous contrat avec la Fonction publique depuis mai 2006 et percevait régulièrement le salaire dû à cet effet, notre très privilégiée dame continuait d’être rémunérée par la SIRN en qualité d’assistante administrative. Ce n’est que plus tard, le 18 février 2010, que cette situation a été régularisée par décision n° 2010.049/DG//SIRN. Elle a donc cumulé deux rémunérations de 2007 à 2010. Ainsi, pendant cette période, 13 926 288 FCFA lui ont été versés par la SIRN et 12 928 072 FCFA par la Fonction publique. Les magistrats de la Cour ont notamment recommandé au Directeur général de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que Mme Samb rembourse les sommes importantes qui lui ont été indûment versées.
Dans sa réponse à la partie du pré-rapport qui concernait le Ministre de la Pêche et l’Economie maritime (qu’il n’était pas encore à l’époque), Oumar Guèye a notamment répondu que, pour ce qui concerne le versement de rémunérations indues à Mme Ndane Samb, « toutes les mesures correctives ont été prises et (que) le Ministre de l’Economie et des Finances a même émis un ordre de recette à son encontre ». J’aurais aimé pouvoir vérifier si ces dispositions ont été prises et se poursuivent effectivement. En tout cas, nos gouvernances étant ce qu’elles sont, j’en douterai jusqu’à preuve du contraire.
On est en droit d’en douter sérieusement si on s’attarde sur les rémunérations et avantages qui étaient si facilement octroyés au PCA Mouhamadou Lamine Massaly. Sa rémunération mensuelle était fixée par arrêté à 1 770 000 FCFA. En sus de cette rémunération, il était mis à sa disposition un véhicule de fonction, en même temps qu’une dotation mensuelle de 1000 litres de carburant, alors que la lettre n° 4210 PR/ME/MSAP/SGP/CF du Président de la République adressée au Premier Ministre limitait cette dotation à 350 litres. Notre « héros national » avait également à sa disposition un bureau aménagé dans les locaux de la SIRN. Une secrétaire et un chauffeur étaient en outre mis à sa disposition. Mais le chauffeur était recruté hors du personnel de la SIRN et était rémunéré par celle-ci. Ce qui était contraire à la réglementation en vigueur. Notre PCA bénéficiait aussi d’un logement de fonction, cumulativement avec une indemnité de logement de 150000 FCFA. A la fin de son mandat, Massaly, comme Baïla Wane avant lui, a refusé catégoriquement de libérer son logement de fonction. Il a fallu recourir aux tribunaux pour le faire expulser par voie de huissier, plusieurs mois après. De remboursement des sommes indûment perçues par le PCA Massaly, il n’en fut question nulle part, pas même dans le Rapport de la Cour des Comptes.
La SIRN payait aussi les factures exorbitantes des lignes Téranga et du téléphone fixe de l’appartement qui lui était affecté. Quelques exemples, parmi tant d’autres :
– Mai 2008 : 1378 223 FCFA ;
– Juin 2008 : 1 859 651 F ;
– Juillet 2008 : 1 019 208 ;
– Juin 2009 : 1 384 667 ;
– Octobre 2010 : 1 033 100 ;
– Novembre 2010 : 1 020 000.
Ce n’est pas tout. Notre « sympathique » et « attachant » héros recevait de la SIRN d’importants fonds pour financer ses activités politiques : mobilisation des jeunes wadistes et autres militants pour l’accueil du Président de la République dans ses différents déplacements, appui à certaines activités de la « Génération du Concret », organisation de conférences de presse et de manifestations diverses des jeunesses libérales de Thiès, confection de tee-shirts avec l’effigie de l’ancien Président de la République, de casquettes, de banderoles, etc. Ainsi, pendant la période considérée, la SIRN a décaissé pour son prestigieux PCA, la coquette somme 19 556 700 FCFA. Je fais table rase des lourdes enveloppes que lui donnait personnellement le Président Wade, pendant les périodes de campagne électorale en particulier.
Mouhamadou Massaly fait donc partie des pilleurs de nos deniers publics pendant la longue gouvernance des Wade. Je le trouve antipathique et ne m’apitoie point sur son sort. Le savoir en prison ne me dérange pas le moins du monde car, il le mérite. Il le mérite, lui et les deux directeurs généraux qui se sont montrés si généreux avec lui, tout en se sucrant sûrement. C’est notamment le cas de l’ancien Directeur général Samba Ndiaye qui n’a répondu, à la lettre qui lui avait été envoyée par la Cour des Comptes, que par ces mots laconiques : « Faisant suite à votre lettre ci-dessus référencée, je vous fais parvenir notre observation unique portant sur le nom de notre société : c’est Société des Infrastructures et de réparation navale (SIRN) au lieu de Société d’Investissement et de restructuration navale. » Point final. Il assume donc tous les graves problèmes de gestion de la SIRN qui ont été soulevés dans le Rapport public 2013 de la Cour des Comptes (pp. 209-227). Tout au moins, pour ce qui concerne ses années de gestion qui s’y taillent quand même la part du lion.
On se fait une idée de la qualité de cette gestion si on jette seulement un coup d’œil sur la rubrique « autres dons accordés par la SIRN en 2009, 2010 et 2011 » (page 223). Quelques exemples parmi de nombreux autres :
– Soutien à la Jeunesse libérale de Ndoffane : 800 000 FCFA ;
– Soutien à l’ASC Laghem (c’est toujours Ndoffane) : 990 000 ;
– Subvention au Dahira Laghem et FDK : 600 000 ;
– Subvention Association des femmes de Ndoffane : 250 000, etc.
Même Papa Samba Mboup, celui-là même qui côtoyait quotidiennement les fameuses mallettes de la Présidence de la République, a bénéficié d’un don de 500 000 (sic). Peut-être, s’agissait-il d’un autre Papa Samba Mboup. Si c’est vraiment le même qui a reçu le don, c’est le monde à l’envers.
Il convient surtout de signaler que l’ex-DG Samba Ndiaye est de Ndoffane, dont il est l’actuel maire depuis les dernières élections locales. Précisons aussi que M. Ndiaye a rejoint les prairies orange. Etre à la tête d’une société nationale et couvrir sa ville ou son village de dons ! Ce n’est vraiment pas décent, ce n’est pas républicain ! La gestion de Samba Ndiaye à la tête de la SIRN est à l’image de pratiquement celles de toutes les agences, sociétés et autres structures publiques. Les deux derniers rapports publics respectifs de l’Inspection générale d’Etat (IGE) et de la Cour des Comptes l’ont montré à suffisance. Ce sera sûrement pareil pour les prochains car, les sanctions de la mauvaise gestion ne sont pas toujours au rendez-vous, malgré les apparences bavardes et trompeuses. Des Mouhamadou Massaly, des Samba Ndiaye et des Ndane Samb, on en rencontre dans tous les coins de rue. Ils sont dans l’opposition (au PDS principalement) comme dans la mouvance présidentielle. Si ces gens-là et les autres personnalités « mange-mil » que la CREI a sur sa liste ne sont pas le moins du monde inquiétés, la Traque des biens dits mal acquis doit être purement et simplement abandonnée. Au grand dam des Sénégalaises et des Sénégalais qui ont sans équivoque porté le candidat Macky Sall au pouvoir, le 25 mars 2012. Et qui attendent encore que ce dernier les rassure, en mettant effectivement en œuvre la politique « sobre, vertueuse, transparente et efficace » qu’il leur avait promise. Le syndrome de la gestion de l’alternance du 19 mars 2000 hante encore leur sommeil.
Dakar, le 27 août 2015
MODY NIANG

17 Commentaires

  1. Bravo Mody Niang, vous montrez aux gens que vous n’entes pas homme à ravaler votre dignité pour des postes e des sinécures. que Dieu vous guide.
    Vous nous éclairez beaucoup sur ce qui cloche dans ce pays mais le mal, c’est nous les sénégalais: incivisme,penchant pour les gains faciles et roublardise inoculés depuis des décennies par une classe dirigeante extravertie et paresseuse.

    • D’abord, évacuons deux évidences : 1) Massaly est indéfendable et 2) Abdoulaye Wade, qui lui avait confié ces responsabilités, l’est encore moins. A défaut d’être au courant des forfaits de Massaly, il n’aurait pas dû, au moins, mettre sous le coude les rapports l’incriminant.

      Ensuite, analysons la posture de Mody Niang. Il n’est pas inutile de rappeler qu’il est salarié de l’OFNAC où il officie comme porte-parole de sa présidente. L’OFNAC est sensé être saisi ou se saisir des faits relatés par Mody Niang, lequel est théoriquement soumis au devoir de réserve par rapport au débat public, a fortiori pour les affaires qui sont du ressort de l’organe de contrôle. Qu’est-ce qui lui empêche de saisir directement sa patronne des faits qu’il relate pour peu qu’il soit plus informé et documenté qu’elle ?

      Pour ce départir de l’exigence de réserve et retrouver sa liberté de parole, la déontologie voudrait que Mody Niang démissionnât avant de publier son texte dénonciateur. Autrement, c’est davantage une dénonciation du mutisme de l’OFNAC plutôt que les « faits d’arme » de Massaly. Et cette confusion des genres est plus que malencontreuse !

      Finalement, tout bien considéré, les positions de Madiambal Diagne et Mody Niang renvoient éloquemment l’image d’une république des hypocrites et des faux téméraires.

  2. NO! Mr Lokosso! Au contraire il montre qu’il a tourne sa veste comme tout le monde. Les privileges l’ont egares. C’est un pitoyable monsieur qui comme toute la classe politique senegalaise, la societe civile et les marabouts de ce pays sont pourris par l’apat du gain facile. C’est le Senegal meme qui est malade. regardez comment tous les fetcheurs d’Afrique se ruent vers le Senegal. Pays de Ahmadou Bamba, Elhadj Malick, Oumar Foutiyou TALL, Cheikh El Islam Mame Ibrahima Niass..est tombe si bas…Je me suis detourne de la politique en etant conscient qu’elle nous divise et seme la haine entre nous. Tous senegalais!!!Vivons ensemble et morrons ensemble.qu’on le veuille ou non..PDS, APR, Mouride, Tidjan, Layene, Niassene…Laissons les politiciens se tuer entre eux..Limitons les querrelles politique aux joutes electorales..Encourageons la fraternite Senegalaise..

  3. C’EST VRAIMENT BIEN DOCUMENTE.
    MAIS POURQUOI ON N’A PAS UN « DICTATEUR » POUR FOUTRE EN TAULE TOUS CES ESCROCS,VOYOUS ET DELINQUANTS?
    ILS VONT BOUFFER TRANQUILLEMENT NOTRE ARGENT?

  4. Grand Mody, que dire à part applaudir des deux mains.
    Je suis triste que ce type d’article puisse s’écrire au Sénégal en 2015.
    Je me demande ce que fait le président, pourquoi n’est-il pas libre, efficace, a t-il a ce point partage avec les wade?
    Bravo Mody
    PNM

  5. Une vérité biaisée , comment ne s’en prendre qu’à ce pauvre massaly , que dire de cheikh kanté qui a la même démarche !!! Ahmed Suzanne Camara est bien nommé PCA de la BHS , que sait-il de la banque ??? Comment préside-t-il ses conseils ?? Quand on se veut justicier , l’équité s’impose !! Parle nous de Baïla Wane qui a enrichi maky sall et tu en sais des choses , mais tu les tais pour ce que maky t’a offert en sucrerie , tu es dans la même veine que les Latif copulibaly : zéro de crédibilité ; vous pouvez tous les deux ranger vos plumes fourchues ! On n’ a pas lu le sort que tu réserves à Awa coudou ndiaye , la diablesse des cuillères et des clefs USB !!! Que penses tu de l’épouse de ton bienfaiteur , cette dame qui distribue des milliards à tour de bras , d’où les tient-elle ?? Nous vous attendons tous à la fin de cette putasserie de régime , pour vous régler des comptes !! Vos salaires indus vous seront réclamés à juste titre aussi !!!

  6. El Hadji Mody c’est bien je dirais c’est très bien le jeune Massaly on le connait bien à Thiès il fait partie des conneries de Wade je crois que Wade regrette aujourd’hui beaucoup de choses avec un peu de recul
    Quand a Macky Sall il est passè complètement à cotè de nos attentes
    je voyais en lui un prèsident jeune ouvert un grand-frère sans complexe sans retenue allègre disponible qui est contre la corruption ,engagè, franc direct travailleur qui va changer la mentalitè de certains sènèglais paresseux,bavards,fetards qui aiment l’argent facile un prèsident qui donne à chaucun sa chance mais des
    c’est le contraire un prèsident isolè,faible sous les ordres de sa belle famille servile aux interets colonialistes,hèsitant qui fait l’èloge de la transhumance en public quelle dèception

  7. @santa, je me demande si tu sais lire?
    As-tu lu la totalié de l’article?
    Ton commentaire est non seulement hors sujet, mais je crois que tu n’as pas du saisir le tout.
    Monsieur Niang est certainemet le seul sénégalais qui nous reste et qui tient un discours honnete et intégre. Les hommes politiques senegalais prospérent avec des gens comme toi.

    • Mon entendement ne peut supporter qu’on s’acharne sur la seule personne de Massaly , pendant que la plaie du pays est très béante !! Pourquoi cibler ce seul massaly quoiqu’il ait pu commettre , plus on tire sur la pelote plus on se rapprochera de la fortune de maky sall , qu’il doit dénoncer objectivement et sans trembler !! C’est plutôt toi qui mets des insuffisances dans tes lectures , quel est ce règlement de compte entre lui et massaly , il y ’a plus insolent que lui dans ce landerneau politique qu’il a du mal à citer : youssou touré , Suzanne camara , jules diop , ceux là ont aussi l’injure à la bouche !!!

  8. AU LIEU DE RUPTURE TANT CHANTEE PAR MACKY SALL,ON SE RETROUVE AVEC UNE CASSURE DES VRAIES REGLES REPUBLICAINES.DEPASSONS CE MEDIOCRE MASSALY,CE VOLEUR DE MASSALY ,QUE DIRE DE AMETH SUZANNE CAMARA ,DE YOUSSOU TOURE,DE CE SAMBA NDIAYE MAIRE DE NDOFFANE ,de CISSE LO,DE FARBA NGOM, ne parlons des gens du pds, DU REWMI D’IDRISSA SECK(DU PAREIL AU MEME)…?PITIE à notr aimé SENEGAL.A QUAND UN HOMME D’ETAT POUR CE CHER PAYS?

  9. Pére Mody, un plaisir de te relire avec ce style direct et clair, un texte documenté qui nous change de ces positions ultra partisanes et puériles qui s’expriment dans les nombreuses contributions publiées tous les jours. En parlant de Massaly, on voit aussi ta déception de voir les mêmes pratiques dénoncées sous Wade persister sous Macky malgré les promesses faites au bureau des assises nationales un certain matin, entre les 2 tours de l’élection présidentielle de 2012, en ta présence, comme tu me racontais….
    Comme le dit quelqu’un plus haut  »pauvre Sénégal » d’avoir un président jeune qui fait l’éloge de la transhumance, après tout ce qu’on vient de vivre. C’est vraiment dommage…..que faire?
    Je te sais incorruptible pour la vie….
    Au plaisir de te lire et de reparler de vive voix
    merci encore pour ta plume alerte et vigilante!
    Ndiaga

  10. waouh quel acharnement!! de la vraie délation la,c’est le propre des petits esprits ça.Mais bon Le problème n’est pas massaly mais c’est tout un système depuis les indépendances. Et voila les grands hommes parlent de tout un système et pas d’un individu. Au moins massaly même s’il a bouffé( ce dont je suis par sur) lui est au moins toujours loyal. Rien a voir avec des rats qui ont bouffé 10 fois plus que lui et totalement déloyaux maintenant. Et pire ils sont dans les prairies marrons maintenant t’a vu,certains a priori pour bientôt. Faut en parler c’est mieux que votre sophisme et vos élucubrations

  11. suis bien plus jeune que massaly mais j’aime bien sa loyauté et son franc parler,le reste c’est tout un système,tous les senegalais sont en majorité des tordus et des véreux t’a vu,qu’ils soient de l’administration ou pas,on veut tout le temps changer de régime mais nous le peuple on est pas prêt pour changer t’a vu.

  12. Je n’ai aucune sympayhie pour ce cancre de Massaly mais ce vieux Mody Niang, en sa qualité de membre de l’OFNAC, n’a plus le droit de faire ses pamphlets ! Il fait du conflit d’intérêt sans le savoir, ce vieux haineux qui est très subjectif en dépit des apparences. C’est un ouaille de Moustapha Niass qui voulait se faire un nom en attaquant Idy Seck qui est plus vertueux que lui. Le jeune Thierno Bocoum l’a remis à sa place. Mody, tu la fermes. Tu n’es plus crédible. C’est pour tes articles téléguidés que la minable Nafi Ngom t’a embauché pour poursuivre le « sale » boulot. Honte à toi !

  13. Certains semblent surpris par la volte-face de Latif COULIBALY alors que dès son 1er ouvrage sur Wade, on sentait tout de suite la volonté de nuire, le complot et une arnaque qui a mal tourné. En 2002, c’est quand Latif et ses mentors (Babacar Touré et consorts, ils se reconnaitront) ont voulu faire chanter Wade pour obtenir des financements avec Gnassingbé Eyadéma et Kadhafi et que tout a foiré, commença alors la plus malveillante campagne de dénigrement et de dénonciation de « la mal gouvernance » d’un régime qu’ils combattront sans répit par le biais de leurs journaux et radios financés par Bolloré. En 2005, la carte Idrissa Seck avait foiré, malgré la débauche d’énergie d’un fidèle nommé Souleymane Jules Diop (tiens tiens !) qui s’exila plus tard au Canada. Il pourrait servir après. Comme le chanteur et star internationale Youssou ndour, ami déclaré de Karim entre 2000 et 2005, pourrait l’être plus tard, une fois que son projet de groupe qu’il veut monter sera obtenu (mais pour cela laissons le endormir le vieux en chantant ses louanges à l’ONU et ailleurs)… On y reviendra peut être un jour !

    En 2007, Latif prédisait que Wade ne serait même pas au 2nd tour. Echec et chou blanc sur toute la ligne. Au passage, le 1er ministre de Wade à l’époque et directeur de campagne, l’actuel président Macky Sall, avait fait le forcing pour voter dans sa ville de Fatick sans présenter de carte de vote ni de pièce d’identité. Un fait d’arme que son allié d’aujourd’hui a certainement rappelé dans son ouvrage… Mais ne rêvons pas !

    Donc après la brillante réélection de Wade (malgré le voeu secret de la France, mon pays, qui ne supportait plus l’esprit d’indépendance d’un vieux président qui commençait à faire tâche d’huile en Afrique), il fallait passer à une autre étape : infiltrer le clan Wade et le miner de l’intérieur. Susciter une implosion de son groupe à l’Assemblée (avec Cissé Lô et Mbaye Ndiaye), victimiser Macky Sall en le faisant affronter Wade et lui décerner la légion d’honneur française… Le reste est connu.

    Pour revenir à Latif, après ses « chefs d’oeuvre », ses ouvrages sur l’alternance piégée, les comptes et mécomptes de l’anoci, le meurtre de l’avocat et me Seye (il est bien informé reconnaissons-le), il nous revient avec ce qu’il appelle «Le Sénégal sous Macky Sall : De la vision à l’ambition. Les réalisations à mi-mandat». Je le lirais avec plaisir, en attendant la parution de ce qui devrait constituer le must de sa collection : « Discréditer un régime – mode d’emploi ». A bientôt…

    Bertrand Lemestre

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