Quelques jours plus tôt, ce scénario n’était en vérité envisagé que par peu d’analystes et observateurs politiques aguerris. Nombreux sont ceux qui, hypnotisés par l’omniprésence médiatique du chef de l’Etat à travers les inaugurations répétées et l’arrivée en trompette de transhumants dans la mouvance présidentielle, croyaient que l’affaire était pliée. L’hypothèse d’une victoire du président au premier tour avait fini par gagner certains esprits. D’autres considèraient même que le manque d’écho à certains appels à manifestation de l’opposition par une masse importante de la population comme un échec de l’opposition à peser équitablement face au rapport de force imposé par le pouvoir tel qu’en 2012.

De prime abord, Il est important de constater que les deux contextes bien qu’ayant des similitudes sont différents.

Sans faire un rappel exhaustif, en 2012, on était dans un contexte réunissant des ingrédients d’un cocktail molotov avec l’augmentation brutal du prix des denrées de premières nécessité, les coupures de courant intempestifs, les inondations, tout cela dans un ambiance de suspicion de dévolution monarchique et d’enrichissement illicite exacerbé par un un prix du baril du pétrole à son pic.
Mais malgré ce contexte défavorable, le président Abdoulaye Wade riche d’une expérience en politique avérée, acquise en majorité dans l’opposition (environ 27 ans), avait tenu à ce que celle ci jouisse d’une considération respectable tout au long du processus électoral. On appelle cela le fair-play.
On se rappel tous, de son adhésion aux différentes requêtes de l’opposition dont la demande de retrait de l’organisation des elections à son ministre de l’intérieur d’alors, en l’occurrence Ousmane Ngom.
Malgré tout ce qu’on a pu lui reprocher, le président Wade a tenu à son temps à ce que les chances soient égales pour tous les candidats et cela avait profiter au candidat Macky Sall. Mais ce dernier n’aura tiré peu leçon de ces événements, bien que figurant parmi les premiers ayant réclamé la démission du ministre de l’intérieur de l’époque qui aujourd’hui travaille pour sa réélection, quel ironie du sort.
On insiste beaucoup sur ce qu’ Abdoulaye Wade à fait au niveau électoral, mais peu sur ce qu’il n’à pas fait. En effet Il n’avait à son actif aucun prisonnier susceptible d’être candidat à la présidence de la République et condamné par toutes les instances judiciaires du pays en un temps record. Le président Wade, n’avait pas aussi exilé le leader du plus grands parti de l’opposition en pleine nuit pour ensuite lui remettre une carte d’identité avec la mention ‘ne peut pas voters synonyme d’elimination de candidature prematuree, sans que le bénéficiaire en fasse la requête. Me Wade, n’avait pas aussi créer un vrai système d’élimination ou de présélection de candidat complexe pour notre jeune démocratie, avec le parrainage.
Ce dernier aura fait couler beaucoup d’encre et soulevé d’énormes critiques. Même si sa porte est noble, son application précipité et non suffisamment concertée demeure suspecte. Ses nombreux vices et pièges saugrenus créés à dessein parmi lesquels l’histoire des doublons, la polémique créée par le refuses dr la mise a disposition du fichier électoral à tous les candidats et la verification inattendue des parrainages par un logiciel non inspecté par tous les candidats ont fini par rallier une majorité de l’opposition à une même cause: celle du respect au droit de s’oposer.
C’est ainsi que par ces actes que le candidat Macky Sall aura réussi à ajouter à sa liste d’inauguration, un énorme chantier de méfiance préélectorale au sein de la classe politique Sénégalaise, qui devait à ce jour dépasser ce cap vu les avancées démocratiques acquises depuis le code consensuel de 1992.

Cette brève description de la situation pré-électorale du pays, dessine en quelque lignes les nouveaux contours des enjeux de cette élection présidentielle de 2019.
En effet comme en 2012, le sentiment le mieux partagé au sein de l’opposition est en train de devenir celui de l’anti-candidat sortant!
Et quand on sait que les élections présidentielles sont souvent synonymes de référendum, le moins qu’on puisse dire c’est que le président risque d’être battu à son propre jeu.

Non sans occulter les critiques qu’on peut faire à un bilan en demi teinte caractérisée par un tâtonnement, une instrumentalisation de la justice, un manque de pertinence dans le choix des grands projets, le constat général que les intérêts nationaux sont relégués au second plan avec ce régime notamment dans certains domaines comme la gestion du pétrole et du gaz qui pour moi est un enjeu central.
C’est dans ce climat aux allures de thriller politique, que le candidat de la coalition Idy 2019 défraie la chronique et fait mentir plusieurs pronostiqueurs qui le voyaient déjà au crépuscule de sa carrière politique en comptant le plus grand nombre de candidat alliés au sein des 22 candidats recalés par le parrainage.
Le parcours récent d’Idy, comme le surnomme la plupart des Sénégalais, s’il devait être sanctionné par une victoire à la présidentielle de ferrier 2019, serait certainement le meilleure come-back politique de l’histoire politique du Senegal.
Très peu bavard ces derniers mois, après une déferlante de déclaration haineuses et injurieuses, à la suite d’une sortie qu’on peut qualifier de polémique, le président du Rewmi a fait montre d’une endurance épique qui force le respect de ses pairs.
Solidaire aux initiatives du collectif des candidats recalés par le parrainage, il a très vite démontré un leadership incontestable au sein de cette structure, le propulsant ainsi au vue de ces récentes sorties empreints de sagesse, au devant de cette organisation.
Il semble alors que l’histoire serait en train de rétablir le schéma naturel de l’opposition Sénégalaise ou ce qu’elle devrait être pour faire face équitablement à Macky Sall.
Va t-il aussi bénéficier d’un retour d’ascenseur de ceux qu’ils a accompagné jadis comme Khalifa Sall, Abdoulaye Wade? Même si ces deux poids lourds de l’opposition n’ont pas encore confirmé leur adhésion au sein de la coalition surnommé triple XL au côté de Pape Diop de Bokk Guiss, Malick Gackou du Grand Parti, Amsatou Sow Sidibé de Car Leneen, Moustapha Guirassy de ‘Senegal Uni pour le développement’, Cheikh Assane Sene de DAJ DEPP et autres, l’annonce de leur arrivée fait déjà frémir du côté du pouvoir. Au moment où ces lignes sont écrites, un congrès est réuni autours d’Aida Mbodj surnomme la lionne du Baol pour décider quel coalition soutenir.
Va-t elle sanctionner Macky Sall pour avoir organiser des élections présidentielle sans une candidature féminine ou sera t-elle amadouée par la visite nocturne, récente du président de la République à son domicile. En tout état de cause, elle semble à elle seule être source d’ énorme convoitise et porte une lourde responsabilité sur ses épaules. Les récentes attaques contre Me El hadji Diouf et Me Aissata Tall pourrait avoir comme effet de refroidir les ardeurs de certains tentés de répondre a l’appel à la transhumance du pouvoir.
C’est dans ce contexte que la coalition Idy 2019 s’agrandit en quantité mais aussi en qualité et constitue une alternative sérieuse au régime en place. Et dans un scénario de second tour , tout porterait à croire que Benno Bokk Yakaar majoritairement constitue de dinosaures politiques serait en situation très compliquée si Idy 2019 passe le cap, surtout si le très brillant Ousmane Sonko le député Me Madicke Niang et le Professeur Issa Sall, tous à priori contre le régime en place s’allient à cette coalition. C’est pour cela que la coalition sortante se plie en quatre pour éviter ce cas de figure.
Quoiqu’on puisse dire, on observe que le president Idrissa Seck bénéficie actuellement, plus que d’un simple alignement des étoiles en sa faveur. Quelque chose est entrain de se passer!

Certains, surpris par les événements, seraient tentés de demander Pourquoi Idy?
Nul ne peut occulter les compétences, le charisme et l’expérience de celui qui fut le plus jeune directeur de campagne présidentielle au Sénégal à 30 ans.
Son parcours politique, son bilan en tant que premier ministre de Wade, son charisme et son expérience sont indéniablement des qualités qui pèsent lourd sur la balance à l’heure du choix déterminant.
Il faut aussi noter que beaucoup sont curieux de voir ce qu’il peut apporter au Sénégal par son intellect et craint de passer à côté de la bonne pioche comme ce fut le cas du Président Mamadou Dia. Ses discours sont lus, écoutés et parcoeuriser par la plupart des acteurs politiques, tous possèdent une phrase d’Idrissa Seck et son éloquence captive les foules.
On peut, ainsi à la lumière des qualités citées tantôt entrevoir en lui un leader qui pourra rassembler le Sénégal autours d’un seul idéal qu’est celui de la lutte contre la pauvreté et le développement, un leader qui pourra rétablir notre peuple dans sa dignité en établissant des rapports de coopération d’egal à egal avec les puissances étrangères. Aimant s’entourer de ‘bonne têtes’, on peut estimer de bonne foi que s’il est élu président, les postes de responsabilité seront distribués aux meilleurs en qualité et en vertu non pas par des logiques ethnico-familiales comme il a eu à l’affirmer lors du meeting des Forces Démocratique du Sénégal du Dr Babacar Diop, un des premiers à rallier la coalition Idy 2019.
Auditeur de profession, ses qualifications et nombreux témoignages attestant de ses connaissance en économie, nous conforte dans l’idée qu’il veillera judicieusement et méticuleuse à la gestion efficientes et rationnelles des finances publiques et impulsera une dynamique économique nouvelle. Enfin son esprit créatif et son amour des nouvelles technologies, loué par ses collaborateurs serait un atout particulier pour la modernisation de notre administration. Son programme ‘Jiteul Sénégal’ ou Sénégal d’abord en plus d’être à l’air du patriotisme économique moderne,consacre une part importante aux rôle des nouvelles technologies en faveur de la création d’emplois des jeunes, à l’autonomisation des femmes par l’entrepreneuriat, au développement rural etc..
De plus si on rajoute les bonnes idées de ses alliés qui pour tous sont des Senegalais emerites, on peut espérer que le Sénégal puisse amorcer un réelle virage vers le développement.

C’est dans cet optique que beaucoup doivent combattre leur anti-idisme primaire sans aucun fondements patriotique et transcender leur susceptibilité, certes mis à rude épreuve ces derniers mois pour choisir le candidat qui répond le plus aux qualifications requises pour le poste de président de la République.

Tout Sénégalais, à l’image d’un employeur aura la responsabilité de choisir celui qu’il estimera plus apte à occuper la fonction de président de la République à un moment T en toute liberté pour l’intérêt de tous.
En ce qui me concerne ce choix porte sur le président Idrissa Seck car oui il peut le faire!
Yes he can!

Demba Ndiath
Militant Rewmiste

10 Commentaires

  1. Autour de 60% pour Macky c’est assuré depuis longtemps ! Nous après avoir fait le tour du pays et être rentré dans tous les coins et recoins, on est déjà dans l’après-24 février. Idy lui en réalité se prépare pour 2024…

  2. Thieuy…Lemzo. Tu comptes toujours sur la triche avec les cartes pour faire passer ton Macky.

    Mais je t’ai déjà dit qu’une Grande Coalition ou encore une Coalition Triple X….devrait servir et Servirait de fait à liguer les moyens financiers pour avoir des représentants partout et des véhicules pour aider les citoyens qui veulent voter et qui auront été desorientes par une mauvaise information à aller voter rapidement.
    Souviens toi de ceci: malgre la triche
    Avec les cartes lors des Législatives, le score était très étriqué à Dakar par exemple. Certaines mauvaises disent que c’est tard dans la nuit qu’ils ont dialgati les résultats. Ils n ‘y parviendront pas, car les deux Pôles seront une Forteresse.

    Bref… Tu devrais aisément comprendre.

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