Devant l’échec du corps d’élite des eaux et forêts face à leurs responsabilités d’assurer une gestion et une protection correcte de notre environnement, notre pays fonçait droit vers la grande catastrophe symbolisée par la suppression d’un environnement où il fait bon vivre. En effet, ce qui s’est passé ces dernies temps dans les forêts sénégalaises notamment au niveau de sa ceinture de la partie méridionale qui borde la Gambie est simplement hallucinant. Pendant ces dernières trois années, on  a, quotidiennement, assisté à un spectacle ahurissant de files indiennes de charrettes lourdement chargées de troncs de nos bois le plus précieux s’acheminant tranquillement vers la Gambie. Comme si les jeunes villageois, généralement encouragées par les familles, s’étaient passé le mot, on a assisté à cet acharnement sur les maigres ressources qui résistaient encore contre la furie et l’irresponsabilité humaine.
Je n’ose pas dire que cette noble idée peut être considérée comme « un médecin après la mort » tant le pillage a atteint un niveau inimaginable. Pendant longtemps, bien avant que l’actuel Ministre de l’environnement n’arrive, un certain Ali Aidar avait plusieurs fois tirés la sonnette d’alarme. Il a toujours été considéré comme un activiste par ceux qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels et familiaux démesurés. J’avais déjà envoyé une contribution intitulé : Excellence, Monsieur le Président, ce n’est pas sous votre direction que le parfait sabotage de nos ressources forestières devait être organisé 
Il ne s’agissait plus pour moi de dire un mot sur ce sujet car comme beaucoup de sénégalais de notre Casamance naturelle, j’étais fondu dans la grande masse des résignés. Si je reprends ma petite plume c’est parce que la proposition de Monsieur suscite un gros espoir qui mérite des encouragements et un soutien minime soit – il. Pour ce qui concerne mon insignifiant soutien, Il s’agira de formuler quelques modestes idées  
Si on est arrivé à cette situation, c’es que, assurément, les agents des eaux et forêts à qui il revient la responsabilité régalienne de protéger et de gérer  l’environnement, à tord ou à juste raison, ont échoué. L’objet de cette contribution est justement de proposer que les enseignements de cet échec soit tirés. Pour Cela, il faudra comment mettre en œuvre certaines idées dont en voici quelques unes :
Il ne faudrait que cette police s’installe au cœur des climatiseurs sur les fauteuils moelleux
La seule façon d’être efficace c’est de s’installer au cœur de l’environnement agressé
Il faut aller très vite dans la création de cette entité pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être
Il faut organiser des rencontres avec les communautés pour discuter de leur implication effective dans la gestion de leur environnement et des graves risques qui les menacent
Il faut désigner des agents de renseignements généraux qui sillonneront les zones de grande menace et aviseront à temps
Il faut développer des stratégies de protection adaptées aux réalités culturelles
J’ai d’autres idées pratiques, simples, non couteuses que je souhaiterais discuter avec Monsieur le Ministre. Je ne suis pas à la recherche de travail. J’en ai trouvé depuis 26 ans et je l’ai gardé. Ce travaille me suffit car il ma passionne. Ce travail que je suis entrain de faire depuis 26 ans me suffit. C’est le travail que j’entend continuer à faire jusqu’au jour où le corps va lâcher. Je ne suis pas, non plus, dans la politique, si ce n’est dans celui du développement à travers mon parti qui s’appelle le Sénégal. Je souhaite simplement que Monsieur le Ministre réussisse là où ses prédécesseurs ont échoué. Car, comme le disent les wolofs « le dromadaire doit éviter de passer là où la grenouille a trébuché et s’est fait cassée la patte ». Que d’autres soumettent leurs idées à Monsieur le Ministre pour un environnement arraché des griffes des agresseurs et remis aux générations qui frappent déjà à la porte de la vie et qui sont si exigeants. .

                                            Falilou Cissé, conseiller en développement communautaire
                                                Tel 77 689 79 44. Email : [email protected]
[email protected]    

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1 Commentaire

  1. Bravo, j’espère que vous serez entendu et j’espère aussi que ces policiers ne seront pas mal payés au point de devoir pactiser avec les prédateurs de nos forets.
    Les Eaux et Forets ont perdu mon estime pour un simple cas: Il y avait un arbre IROKO emblématique de la basse Casamance à coté du poste de santé de Kabrousse. Cet arbre majestueux qui n’offensait personne a été coupé par le boutiquier peul qui avait acheté la parcelle devant laquelle il se trouvait. L’immense et longiligne tronc vendu à des charpentiers. Comment l’agent des Eaux et Forets d’alors a t-il pu tolérer que cet étranger puisse couper un arbre de centenaire de presque 30m qui n’était pas dans sa parcelle? Manifestement, il a eu un accord avec l’agent des eaux et forets d’alors qui roulait en Mercedes 250. De quel droit peut on laisser un ignare qui ne connait rien à l’environnement couper un arbre qui a vu naître et grandir Aline Sitoe Diatta? Un arbre menacé de disparition à cause de la raréfaction des pluies et de l’action de l’homme qui occupe tout l’espace et bloque son mode de reproduction aléatoire. Et le même homme menace de couper l’autre IROKO prés de la route soi-disant qu’il empêche sa boutique d’être visible. Si j’étais de ce village, j’aurai abattu cet homme d’une balle au pubis afin qu’il souffre pour voir ce que c’est que de tuer un arbre centenaire si majestueux et rare.

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