Entendons-nous bien avant tout : L’opposition n’est pas comptable de la gestion du pays. Mais elle a un mot à dire sur sa marche. Depuis quelques temps, le Président Macky tend sa main en appel à une concertation. Cette fois ci, l’appel concerne la gestion, en amont comme en aval, du pétrole et du gaz récemment découvert dans notre pays, un dossier qui a soulevé et qui continue de soulever un vacarme verbal. Le peuple a suivi avec beaucoup d’attention les débats contradictoire qui ont pollué durant plusieurs semaines, voir plusieurs mois, notre vie déjà surchargée d’accusations et de contre accusations, de  menace et de défis, sans qu’il ne sache de quel côté se situe la vérité. Qui a fait quoi ? Que va t – on faire des ressources qui lui appartiennent ? Plusieurs questions sont encore restées sans réponses claires. Dans quelles conditions les licences d’exploration ont été affectées ? Comment ces ressources seront – elles exploitées et quelle sera la part du peuple ? Beaucoup de zones d’ombre couvrent ce dossier pour lequel nous sommes majoritairement des profanes. Trois raisons fondent cette « obligation » d’aller répondre à l’appel du Président sans être ridicule.

Première raison : L’opposition qui a fait de l’histoire du gaz et du pétrole son cheval de bataille devrait saisir au vol cette occasion en or offerte par la main tendue du chef de l’Etat. Ce devrait également être l’occasion à jamais pour le peuple, pour une fois, de jouer son rôle d’arbitre. En effet, tout le monde le sait. Les nouvelles qui s’échappent des affirmations de l’opposition et qui nous parviennent ne sont pas du tout rassurantes. Mais, sur quoi sont-elles fondées ? En tout état de cause, ils ont réussi à installer le doute dans la tête des citoyens. Gare à un retournement de situation. C’est pourquoi cette opposition a tout intérêt à aller à la table de concertation pour bétonner son discours. Oui, assurément, sur ce coup, mandaté ou pas, n’importe qui peut parler au nom du peuple. Car il n’existe pas un seul sénégalais à l’intérieur comme à l’extérieur du pays qui ne souhaite que lumière soit faite sur ce dossier.

Seulement hier, Idy demandait, avec insistance, la publication des accords signés avec la Mauritanie concernant l’exploitation du gisement à cheval entre les deux pays. L’occasion est donc là pour gonfler le discours et se rendre compte des errements supposés dans la gestion des ces ressources naturelles et de prendre le peuple à témoin.

La participation à la renégociation permettra à tous ceux qui se posent des questions d’accéder à toutes les informations. Cela les permettra de peaufiner une stratégie de lutte basée sur des informations maitrisées. Je pense que l’opposition a besoin de crédibiliser ses accusations de malversation et de fraude fiscale auprès de l’opinion. Le régime de son côté, devrait en profiter pour ôter à ses opposants tout discours qui accrocherait le peuple. Mais dans l’un ou l’autre cas, c’est le peuple au service duquel ils sont tous, selon leur dire, qui en sera le grand bénéficiaire.  

Si l’opposition persiste dans son refus, les renégociations se feront sans elles. En ce moment là, même s’il est vrai qu’elle n’est pas comptable de la gestion du pays, elle aura raté une belle occasion de découvrir tout ce qui cache ces contrats et dire, pendant qu’il est encore temps : voilà ce qu’a fait l’Etat de nos ressources.   

La deuxième raison qui plaide pour l’obligation d’aller répondre c’est le respect du à l’institution. Les opposants doivent prouver le respect qu’ils ont pour cette institution que symbolise la présidence. Ils ont le droit de ne pas respecter la personne de Macky Sall. Mais ils ont l’obligation d’avoir une forte considération pour la fonction présidentielle que Macky a trouvée ici et qu’il laissera au moment de partir. Ils souhaitent tous diriger demain le pays et aimeraient la trouver fortifiée et sacralisée.

Troisième raison : Ces ressources appartiennent aux pays, aux générations futures. Elles survivront à Macky et à chacun d’entre nous. C’est pourquoi le legs devrait être bien protégé et soigné avant d’être transmis aux générations futures. C’est également la raison pour laquelle, aussi bien du côté du pouvoir comme de celui de l’opposition on devrait extraire totalement la politique de tout ce qui entoure le pétrole et le gaz. Nul n’a le droit, pour quelque raison que ce soit, de salir, d’hypothéquer ou de politiser, d’une manière ou d’une autre, l’héritage destiné aux générations futures. La grande convoitise des grandes puissances dont toutes ne pourront pas bénéficier des retombées des ces sources d’énergie pourrait nous exposer à une déstabilisation. En ce moment là, on ne parlera pas de pouvoir ou d’opposition. C’est tout le monde qui fera face car c’est tout le monde qui sera exposé. Il ne s’agit pas d’une course de vitesse ou on prétend détenir le monopole de la vérité.  Il s’agit de jouer pleinement son rôle dans la protection et le développement de nos ressources quelque soit son statut.

                                                Falilou Cissé

                                        Conseiller en développement communautaire

                                                77 689 79 44

 

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1 Commentaire

  1. Ne te fatigues pas l’opposition sénégalaises fait simplement de la diffamation et veut manipuler le peuple sur une question dont elle sait que très peu de gens maîtrisent. Invité hier à un débat sur rfi par Alain Foca ,Sonko n’a pas eu le courage de se trouver en face de Mpoup,ancien patron de petrosen sous Wade et qui lui aurait dit que tous les contrats (et Non licences ) d ‘exploration ont été octroyés par Karim Wade. L ‘exploration et l’exploitation des hydrocarbures brutes ce n »est pas de la politique et aujourd’hui tout se sait. L »opposition ne peut répondre à cet appel car elle sait que ses mensonges seront mis à une.

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