Notre Sénégal, pays de la téranga, reconnu pour la paix et l’optimisme qui y règnent, est devenu, d’un seul coup, terrain d’actes de violence et de désespoir qui dépassent l’entendement. En dix jours, que de scènes dignes de films de drame, sans doute difficiles pour nous à expliquer mais, certainement pleins de sens pour les auteurs.
Ah Cheikh Diop ! Une quarantaine de bougies soufflées pour finir par mourrir suite à ses brûlures devant le palais présidentiel. S’agit-il simplement d’un suicide d’une violence époustouflante ? Que s’est-il passé dans la tête du défunt Cheikh Diop pour qu’il procède avec un tel mode opératoire ? Pourtant, il avait prévenu dans une vidéo : « seuss na » disait-il. Je refuse de croire qu’il s’agit d’un simple suicide. Ceci est plutôt un message fort de désespoir qui doit alerter chaque sénégalais, notamment et surtout nos dirigeants. Des mesures doivent être prises, c’est tout un système qui est remis en cause par cet acte et le silence de nos autorités est pesant.
Dire que j’essayais encore de comprendre pourquoi Cheikh Diop s’est suicidé quand un menuisier s’est brûlé vif à Ndayane! Sur cette affaire encore, un brouhaha énorme, mais une absence de clarifications. De quoi s’agit-il ? D’un accident, d’un suicide ?
L’histoire semble se répétait avec ces brulés vifs, changeons de disque !
J’ai eu mal au plus profond de moi en lisant, sur un site d’actualités qu’une femme, à la fleur de l’âge a ruiné son avenir en brûlant son mari. Un acte violent, que rien ne justifie, mais peut-être un acte de désespoir ? Désespoir dans un ménage ? Qui viendrait s’ajouter à tant d’autres difficultés ? En tout cas, heureuse j’ai été en lisant qu’il pourrait ne pas s’agir d’un crime, mais d’un incendie accidentel.
A côté de ces gestes de désespoir qui heurtent nos sensibilités, de plus en plus d’actes d’une violence inouïe ! Repensons aux cas de viols, de meurtres répétitifs mais aussi et surtout cette violence verbale incroyable, à laquelle, entre autres, des « politiciens » s’adonnent à cœur ouvert !
Mais où va-t-on ?
Certes, le désespoir pousse à bout et les conséquences peuvent être dramatiques. Les violences physiques et verbales se répètent et s’accentuent. Certains s’attendront à ce que je culpabilise l’Etat. Oui, Il a une grande part de responsabilité, mais le mal est plus profond. Il est de notre responsabilité à tous d’accompagner et d’aider les personnes en difficulté et de refuser de s’adonner à la violence, qu’elle soit physique, verbale ou morale. La communication et le suivi psychologique pour ceux qui en ont besoin, sont indispensables. N’oublions pas que celui qui n’a qu’une bonne santé physique est défini comme bien portant. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé définit la santé comme un état de complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité

 

2 Commentaires

  1. Un bel effort de réflexion qui mérite notre applaudissement et notre attention soutenue su le mal et le désespoir qui touchent certaines franges vulnérables de la société. Nous sommes tous interpellés sur la violence, l’agressivité,le suicide et la souffrance insoutenable dont sont l’objet nombre d’entre nous.Le plus important est de savoir comment les choses arrivent à être ce qu’elles sont pour tenter d’y remédier

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