Dossier Ressources naturelles : La présidence à vie pour gérer les ressources naturelles des peuples africains

Le Président Macky Sall cherche  à obtenir de l’Opposition dialogueuse le recul des élections locales  en échange de vagues promesses sur l’abandon du parrainage  et un audit du processus électoral et du fichier électoral. La raison est toute simple, il ne veut pas perdre les villes de Dakar, Pikine et Guediawaye sachant que Thiès et Touba sont ancrées dans l’opposition. Il lui faut gagner du temps pour sauver son frère Aliou Sall pris dans la nasse de Franck Timis et trouver la bonne combinaison pour Dakar. Tout cela pour asseoir l’émirat gazier.

Une des modalités de l’émirat gazier est la présidence à vie. En vérité, ce qui est en jeu est la mise en place de la présidence à vie comme en Afrique centrale qui se drape du manteau du troisième mandat. Les arguments évoqués comme la déloyauté vis-à-vis du Président de la République lors de son dernier mandat pour justifier un troisième mandat sont ridicules. D’abord, le Sénégal a expérimenté cette thèse avec le Parti Socialiste à la fin des années 90. Ensuite, si déloyauté il y a au cours du dernier mandat, la solution n’est pas alors la présidence à vie comme en Afrique centrale : la gouvernance démocratique doit s’appliquer aux Partis Politiques.

Il faut comprendre que dans la stratégie de beaucoup de pays industrialisés, une des modalités pour s’assurer un approvisionnement régulier à moindre coût en matières premières pour leurs industries est le contrôle politique des Etats producteurs, colonies, semi-colonies, « démocratures » selon l’expression de Doudou Sine avec des présidences à vie, etc..
Avec les découvertes importantes du gaz naturel, de phosphates et l’exploitation des sables titanifères, les parrains occidentaux de Macky Sall veulent nous imposer la présidence à vie, l’émirat gazier. Tel est l’enjeu de cette directive de Macky Sall : Muut mbaa Mbott. On se tait ou On disparaît.

Dossier nouveau : A quoi sert l’Assemblée Nationale ? 

Chez Macky Sall et beaucoup de chefs politiques de notre pays, l’Assemblée Nationale est l’annexe du Palais. Elle est la vitrine démocratique du Sénégal. Elle peut couter 15 à 20 milliards de francs par an, mais elle rapporte beaucoup. En effet l’Aide publique au développement que reçoit le Sénégal à travers les partenaires bilatéraux et multilatéraux depuis 1975 au moins provient de l’existence formelle d’une assemblée nationale qui a tous les atours d’une Assemblée nationale d’un pays occidental. J’ai estimé à plus de  25 milliards de francs par an ce que le Sénégal gagne des partenaires en exposant une façade démocratique.

En face de Macky Sall et des présidentialistes obscurs, nous sommes là pour dire avec les Assises Nationales que l’Assemblée nationale doit être le lieu d’impulsion du débat politique. Au moment où l’Assemblée  nationale s’apprête à voter la nouvelle présentation du budget dans laquelle la sincérité est érigée en principe, il est dommage que les partisans d’une Assemblée aux ordres du Président soient hégémoniques dans la classe politique et nous imposent des débats stériles ou des invectives infantiles.

Le parlement, avec la justice,  est fondamental dans la constitution du capital social d’un pays. Beaucoup de prétendants à la présidence de la république l’ignorent hélas ; il est vrai que les prédateurs sont nombreux pour quelque temps encore. Or c’est dans l’Assemblée Nationale que se trouvent les solutions aux problèmes des populations et de la patrie.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

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