XALIMA NEWS – Le tournoi de match de football de la coupe du directeur général de la police nationale, Oumar Maal, opposant le groupement mobile d’intervention (GMI) à la direction de la sécurité publique (DSP), a servi de prétexte au patron de la police pour décrier l’attitude passive des populations face aux actes d’agressions et de vols dans le pays.

La croisade contre l’insécurité caractérisée par les cas de vols ou à mains armées contre d’honnêtes citoyens, entre autres, passerait par l’implication des populations dans le combat. C’est en filigrane la quintessence de la déclaration du patron de la Police nationale, Oumar Maal, en marge de la finale du tournoi de football doté de la coupe qui porte son nom, au stade Alassane Djigo de Pikine.

Accompagné par tout le gratin ou de la crème de la police habillé en tenue de sport, M. Maal a exhorté les populations à pratiquer le culte du principe de l’assistance à personne en danger durant les raids des agresseurs. Il a auparavant expliqué le choix du stade Alassane Djigo de Pikine. “C’est pour faire comprendre aux populations de la banlieue que cette police est la sienne. Elle doit l’adopter, en se rapprochant d’elle  parce que nous, nous cherchons à nous rapprocher d’elle. Nous voulons instaurer un partenariat tacite avec la population. Celle-ci a un rôle à jouer. Elle doit nous apporter son concours dans notre collecte des renseignements, mais aussi dans l’action, pour nous permettre de sécuriser le pays”, a laissé entendre le boss de la police nationale.

Et le chef des flics du Sénégal d’ajouter: “En matière de flagrant délit, n’importe quel citoyen, fut-il un étranger, peut agir, au moment de la commission de l’infraction”.

La direction générale de la police nationale a insisté sur la coopération de la population avec la police et invite celle-ci à faire preuve de solidarité agissante dans l’effort de juguler la délinquance. Il fonde son argumentaire sur un principe du droit pénal qui, selon lui, veut qu’en matière de flagrant délit, n’importe quel citoyen, fut-il un étranger, peut agir, au moment de la commission de l’infraction. “Or, aujourd’hui, au Sénégal, on se rend compte que les gens sont passifs quand un citoyen est agressé dans la rue. Personne ne prend son courage à deux mains pour interférer, intercéder entre le citoyen et l’agresseur”, a soutenu la direction générale de la police nationale.

M. Maal a lancé un appel à l’endroit des populations en vue de se dresser comme un seul homme contre les agresseurs et de les barrer la route. “Il faut que les gens aient le courage contre les agresseurs en attendant que les forces  de la police interviennent. C’est le moment de demander aux populations de changer de comportement. Nous ne pouvons pas être  partout et nulle part. Nous n’avons pas ce don d’ubiquité, seul Dieu détient ce pouvoir”, dit-il.

Par Abdourahmane DIALLO (Stagiaire)
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6 Commentaires

  1. Mais le DGPN il est est entré dans la police avec quel niveau? je l’aime bien, mais il n’a pas l’étoffe d’un Directeur. Si les propos qu’on lui prête sont de lui, il doit être démis. A t-il bien réfléchi? Même si effectivement les populations doivent faire acte de solidarité entre elles, sur des questions de sécurité, lui ne doit jamais le dire, car pourrait bien inciter à la justice populaire. Ce n’est pas son rôle, ni son discours. Par contre il devrait trouver les moyens de rétablir la confiance entre les populations et l’institution. Tu peux agir sur tes hommes, en sanctionnant et en mettant en oeuvre des mesures pour lutter contre les abus d’autorité, et les actes de corruption qui sont nombreux à la police. Une chose l’illustre. en 2007, il y avait un reportage sur Amoul yakar Faye, présenté comme un modèle de policier vertueux. 2017, soit 10 ans après on refait un reportage sur lui. ça veut dire qu’en 10 ans, la police n’a pas de modèle d’agent vertueux autre que lui à présenter. Mr le DGPN si vous voulez corriger quelque chose, agissez sur votre institution et laissez la population en paix. Je vous cite un second cas qui aurait du vous choquer. Un taximan qui appelle teuss, pour supplier l’agent qui a pris ses papiers “lilahi wa rassouli” de les déposer, afin qu’il puisse payer l’amende. Depuis plus d’une semaine, il ne peut travailler car ce “criminel” de policier a gardé avec lui ses papiers. Vous auriez du l’identifier, agir avec la grande sévérité contre l’agent et rendre publique la sanction prise à son égard. Cela vous aurait grand aux yeux de la population. DGPN, le gros problème est que la population ne se sent pas protégée contre vos éléments. le contrat de confiance entre la police et la population est rompue. Vos agents sont irrrespecteux, vulgaires en plus d’être malhonnêtes. La police sénégalaise est devenue merdique, du fait de certains de ses agents. Je vous ai cité des cas où un simple agent (2V), membre d’une BR qui loue un appartement à 200mil. D’où provient l’argent?
    j’ai dénoncé les agissements de la BR des PA qui croit que travailler, c’est aller au niveau de la zone de compétence de la brigade foire, pour procéder à des rackets au niveau des bars, et sur les personnes allant à Yengoulène. DGPN, les forces de l’ordre sont celles qui recrutent actuellement le plus, et crèvent nos budgets, pour un piteux résultat. Pourquoi, parce que ceux qui les composent croient qu’être à la police, c’est un rapide et facile chemin pour s’enrichir. Voilà, vous avez posé le débat, je vous ai ouvert les yeux, encore je n’ai pas tout dit, mais j’ai l’impérieux devoir de remettre la vérité à sa juste vraie proportion.

    • Votre problème c’est la Police.
      Comme l’occasion crée le larron tu profites. ..
      Le DGPN interpelle les populations à se départir de leur passivité face aux flagrants délits.
      Aller au delà de ses idées me paraît grossier.
      Aussi tu dois avoir le courage de dire pour quel corps roules-tu?

  2. La médiocrité “heureuse” du régime. Maintenant au Sénégal on a pas honte de dire tout haut qu’on est médiocre et incompétent; C’est être humble que de montrer ses limites. Bonjour tristesse.

  3. Arrêtez de vous acharner sur des hommes qui ont bataillé ferme pour gagner leur place.
    Dans un discours les mots ont leur sens, leur contexte aussi. Mais prendre un bout de phrase pour en faire un chou gras dans la presse me paraît irresponsable.

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