Le duc et la duchesse de Sussex vont également rembourser les 2,4 millions de livres dépensés pour rénover leur lieu de résidence.



Il ne faudra bientôt plus les appeler « Son Altesse Royale ». Après avoir renoncé à leur statut de membres actifs de la famille royale, le prince Harry et son épouse Meghan n’utiliseront plus ce titre et ne recevront plus de fonds publics à partir du printemps prochain, a annoncé le palais de Buckingham dans un communiqué publié samedi.

Dans une déclaration personnelle, la reine s’est félicité qu’ait été trouvée « une solution constructive pour mon petit-fils et sa famille ». Le avaient annoncé le 8 janvier son souhait de prendre ses distances avec la famille royale et ses obligations. La souveraine souligne que « Harry, Meghan et (leur fils) Archie resteront des membres très chers de ma famille ».

Reconnaissant « les défis » auxquels ils ont dû faire face ces deux dernières années, où ils ont été soumis « à une observation intense » de leurs faits et gestes, la reine affirme soutenir « leur souhait d’une vie plus indépendante ».

Cette annonce intervient cinq jours après un conseil de famille dans sa résidence de Sandringham. À regret, Elizabeth II avait consenti à laisser son petit-fils et son épouse voler vers leur « nouvelle vie », en leur accordant une « période de transition » entre le Royaume-Uni et le Canada.

Plusieurs millions de livres remboursés

La souveraine avait alors demandé que les décisions finales aboutissent « dans les jours qui viennent » pour définir le statut inédit réclamé par le couple. Harry et Meghan veulent garder un pied dans la monarchie (et certains avantages) tout en obtenant le droit de vivre de leur travail et en vivant une partie de l’année en Amérique du Nord. Le communiqué ne donne aucun détail sur la future protection policière dont ils bénéficieront.

Pour leur part, ils se sont engagés à rembourser certaines dépenses publiques dont ils ont bénéficié, notamment les 2,4 millions de livres utilisés pour rénover le Frogmore Cottage à Windsor, leur lieu de résidence au Royaume-Uni. Des travaux qui avaient été très critiqués dans les médias.

Le prince et son épouse avaient annoncé le 8 janvier leur décision de renoncer à leur rôle de premier plan au sein de la famille royale britannique. Cette annonce choc du duc et de la duchesse de Sussex, qui évoquaient ouvertement leur difficulté à vivre la pression médiatique, intervient après une année de crises pour les Windsor, confrontés également à l’irruption du nom du prince Andrew dans l’affaire Epstein.

Des plaintes contre le Sun et le Daily Mail

« Nous avons l’intention de renoncer (au rôle de) membres « senior » de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants, tout en continuant à soutenir la reine », avaient-ils annoncé dans un communiqué, assurant avoir pris cette décision « après de nombreux mois de réflexion ».

Harry et Meghan avaient décidé de prendre des vacances prolongées après s’être ouverts dans un documentaire, en octobre, de leurs difficultés face à l’exposition médiatique. Le couple royal s’était attiré des critiques acerbes de la presse en s’épanchant de la sorte lors d’un voyage en Afrique où il a été confronté à une population vivant des situations bien plus dramatiques, mais aussi au moment où le Royaume-Uni se déchirait sur le Brexit.

Dans un premier temps, les tabloïds avaient salué l’arrivée de l’ex-actrice comme un souffle d’air frais pour la famille royale. Ils n’avaient pas tardé à se retourner contre elle avec des articles au vitriol, critiquant son comportement, après une série de démissions au sein du personnel de la maison royale, et l’affublant du sobriquet de « duchesse capricieuse » (Duchess Difficult).

Face aux critiques, Harry, 35 ans, sixième dans l’ordre de succession au trône britannique, a déposé début octobre une série de plaintes, contre le Daily Mail et The Sun, les accusant de violer sa vie privée. Il avait alors publié un communiqué disant craindre que « l’histoire se répète » : « j’ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes ».

Le Parisien

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