D’après une étude sur la situation économique et financière du Sénégal en 2016 et perspectives en 2017 de la Direction de la Prévision et des études économiques (Dpee), on peut espérer de l’année prochaine les bonnes notes de 2016. Ainsi, après une croissance de 6,6%, en 2016, le dynamisme de l’activité économique devrait se maintenir en 2017 à la faveur d’un environnement interne beaucoup plus favorable. En outre, l’économie nationale devrait tirer profit de la mise en œuvre des réformes visant, notamment, à améliorer l’environnement des affaires. A ce titre, le taux de croissance du PIB réel est ainsi projeté à 6,8% en 2017.

Après 2016, la Direction de la Prévision et des études économiques (Dpee) espère maintenir une bonne dynamique en 2017. En tout cas, les deux années auront en commun un bon dynamisme économique. En 2016, l’économie sénégalaise est demeurée sur une bonne trajectoire après la performance observée en 2015. Le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,6% au terme de l’année, traduisant, ainsi, les efforts du Gouvernement à maintenir une croissance forte est durable.
S’agissant des finances publiques, la politique de rationalisation des dépenses de fonctionnement se poursuit afin d’accorder davantage de place aux investissements dans le budget. En termes de mobilisation des ressources, les efforts sont portés, notamment, sur l’élargissement de l’assiette fiscale de même que sur le renforcement du contrôle et la maîtrise des dépenses fiscales. Au total, le déficit budgétaire devrait ressortir à 4,3% du PIB en 2016, contre 4,8% en 2015, soit une amélioration de 0,5 point de pourcentage.

533,2 milliards de déficit commercial en 2016
Pour ce qui est des échanges avec l’extérieur, le déficit du compte courant en 2016 devrait s’améliorer pour s’établir à 533,2 milliards (6,1% du PIB) contre 558,7 milliards (6,9% du PIB) un an auparavant, traduisant, ainsi, l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.
S’agissant de la situation monétaire en 2016, elle devrait se traduire par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%.

Hausse de plus de 289 milliards des recettes budgétaires
En fin d’année, les ressources totales de l’État sont projetées en hausse de 14,3% (+289,9 milliards) ; elles devraient, ainsi, passer de 2026,1 milliards en 2015 à 2316 milliards en 2016. Elles sont constituées des recettes budgétaires pour 1892 milliards, des dons à hauteur de 239 milliards, des ressources du FSE pour 45 milliards et des ressources exceptionnelles pour 140,1 milliards. Les ressources exceptionnelles mobilisées sont issues, d’une part, de l’opération de «swap» au titre de la couverture en risque de change de l’Eurobond pour un montant de 40,1 milliards et, d’autre part, de la contrepartie du renouvellement de la concession et de l’octroi de la licence 4G à la SONATEL, chiffrée à 100 milliards.

Baisse de la production du sous-secteur agricole en 2016
Dans le secteur primaire, l’activité est prévue en hausse de  9,9% en 2016. Cette progression serait portée par le sous-secteur agricole et celui de la pêche. Le sous-secteur agricole devrait tirer profit de la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS). Dans ce contexte et, sous l’hypothèse de la poursuite de la maîtrise de la situation phytosanitaire et d’une bonne saison hivernale, le
sous-secteur agricole est projeté à 12,3% en 2016 contre 31,7% un an auparavant. Cette décélération traduit les niveaux records atteints lors de la campagne 2015/2016.
Dans le secteur secondaire, l’activité devrait rester dynamique, particulièrement à la faveur du
bon comportement des sous-secteurs des industries extractives, de la fabrication de produits
alimentaires céréaliers et des matériaux de construction, conjugué au dynamisme des BTP et de l’énergie.

Production de phosphates et d’or en hausse
Cette situation est imputable à la bonne tenue des productions de phosphate et d’or, respectivement projetées à 60% et 34,5%. Pour ce qui est de l’or, la production a été favorisée, notamment, par l’amélioration du niveau de productivité, dans un contexte de hausse des cours sur le marché international.
Concernant les phosphates, l’augmentation de la production est le résultat de la relance des Industries Chimiques du Sénégal (Ics) grâce aux investissements entrepris, suite à l’arrivée du partenaire indonésien Indorama, pour réhabiliter l’outil de production. Ainsi, sur les sept premiers mois de 2016, la production de phosphate est évaluée à 959 000 tonnes (soit une hausse de 88% en glissement annuel) contre un objectif de 1 800 000 tonnes à fin 2016.
Quant au secteur tertiaire, il se conforterait de 5,6% en 2016 après une hausse de 3,8% l’année précédente. Ce regain de croissance serait porté, essentiellement, par la bonne tenue des transports, des services d’hébergement et de restauration, des services financiers et des activités immobilières.
L’activité de transport est attendue en hausse de 12% contre une progression de 9,5% l’année précédente. D’après l’étude de la Dpee, en 2017, le dynamisme de l’activité économique devrait se maintenir à la faveur d’un environnement interne beaucoup plus favorable. A ce titre, le taux de croissance du PIB réel est, ainsi, projeté à 6,8% en 2017, contre 6,6% en 2016.

La mobilisation des ressources se consolidera en 2017
Concernant les finances publiques, la tendance de maîtrise et de réduction progressive du déficit budgétaire devrait se poursuivre en 2017. Le renforcement de la mobilisation des ressources sera consolidé, de même que la rationalisation des dépenses de fonctionnement.
Globalement, la politique budgétaire demeurera prudente afin de préserver la viabilité des finances publiques ainsi que la stabilité macroéconomique.
Au total, le déficit budgétaire (dons compris) est projeté à 3,7% du PIB en 2017, contre une estimation de 4,3% en 2016.
Quant aux échanges avec le reste du monde, ils devraient être marqués par une détérioration
du déficit du compte courant (546,6 milliards en 2017 contre 533,2 milliards en 2016).
Globalement, le solde de la balance des paiements devrait atteindre un déficit de 41,1 milliards, soit une amélioration de 18,8 milliards par rapport à 2016.

(Source : L’As)

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