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Publie le: Dimanche 14 juillet, 2013

Technocrate froid, compassé, pincé et quelque peu distant, fait-il sa mue ? Le PM qu’il fallait à Macky

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Abdoul Mbaye, le PM qu’il fallait à Macky. Technocrate froid, compassé, pincé et quelque peu distant, fait-il sa mue ?  par Mamadou Oumar Ndiaye. Le Témoin

Autant pour nous, le Premier ministre, M. Abdoul Mbaye, n’était pas allé à Lausanne pour présenter sa candidature au Comité Exécutif du Comité International Olympique (CIO. S’il s’était rendu dans cette ville suisse la semaine dernière, c’était plutôt pour assister à une réunion de la commission marketing de cette organisation. Une commission dont on dit qu’elle serait l’une des plus prestigieuses du CIO. Il en aurait profité pour se faire accepter comme membre permanent du CIO. Et ce en attendant d’être coopté un jour dans le saint des saints, à savoir le Comité Exécutif. Celui-là même que Diagna Ndiaye, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), rêve lui aussi d’intégrer.

Simplement voilà, l’administrateur du Groupe Mimran voulait y accéder directement en prenant l’ascenseur tandis qu’Abdoul Mbaye, notre Premier ministre, lui, a choisi d’emprunter l’escalier et des voies détournées en espérant bien un jour parvenir à ses fins, c’est-à-dire entrer au Comité Exécutif du CIO. A dire vrai, pour les profanes que nous sommes, on voit mal la différence entre être membre d’une commission — du marketing pour Abdoul Mbaye, de l’éthique pour Diagna Ndiaye —, être membre permanent du CIO et trôner au Comité Exécutif de ce dernier. Dans ces subtilités, franchement, nous y perdons notre latin et,  de toute façon, peu nombreux sont les Sénégalais que cette querelle  —  ce duel à fleurets mouchetés écrivions-nous la semaine dernière — de deux de nos compatriotes aux portes du CIO intéressent.

L’affaire était tout au plus anecdotique pour eux, ce qui explique que, pour notre part, nous ayons choisi d’en faire une sorte de billet d’humeur. Et ce même-ci, ne nous le cachons pas, cette querelle surréaliste autour d’un siège de membre du CE du CIO, a quand même fait mauvais genre pour le Sénégal. Surtout le fait de voir notre Premier ministre sembler présenter sa candidature contre celle d’un autre Sénégalais muni d’une lettre de soutien dûment signée par le président de la République. On nous dira certes que ce genre d’organisation, tout comme la FIFA et la Fédération internationale d’Athlétisme, tiennent jalousement à leur indépendance et ont horreur de voir les Etats s’ingérer dans leurs affaires,  il n’en reste pas moins  que M. Mamadou Diagna Ndiaye est quand même, et avant tout, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS).

A ce titre, il peut parfaitement faire acte de candidature pour être membre du Comité Exécutif du CIO. Et ce même si, encore une fois, nous ne savons vraiment pas quelle importance un tel poste peut avoir. Mais enfin, Abdoul Mbaye et Diagna Ndiaye ayant tous les deux de l’argent, il ne leur reste plus qu’à courir derrière les honneurs… Ils peuvent s’en payer le luxe !

Encore une fois, cette querelle a le don d’amuser la galerie, sans plus. On peut également s’interroger sur l’opportunité pour le Premier ministre de laisser en rade les urgences sénégalaises pour aller courir derrière des fonctions honorifiques à Lausanne. Le fait d’avoir été chargé en parallèle d’une mission par le président de la République, comme il l’a expliqué, n’y change rien.

Abdoul Mbaye, un bon Premier ministre finalement

Tout cela étant dit, force est de se féliciter quand même du fait que, malgré l’intense matraquage médiatique orchestré autour de cette affaire somme toute mineure, le président de la République ait choisi de continuer à cheminer avec son Premier ministre, M. Abdoul Mbaye. Et qu’il ait refusé de lui couper la tête comme l’en conjuraient des membres très influents de son entourage. Nous l’avons rappelé dans ces colonnes à plusieurs reprises, M. Abdoul Mbaye n’est certainement pas le Premier ministre pour lequel nous aurions voté si nous avions eu notre mot à dire dans la décision présidentielle. Nous avions même écrit au lendemain de sa nomination — afin que nul n’en ignore — qu’il n’était pas l’homme de la situation.

Cela dit, à l’épreuve des faits, et plus d’un an après sa nomination, nous en sommes à nous demander si, finalement,  le président Macky Sall aurait pu trouver un tout autre Premier ministre que lui. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, en effet, force est de reconnaître que M. Mbaye est un brillant sujet, une belle mécanique intellectuelle. Il s’est fondu dans le moule de la fonction et fait son job comme le lui demande le président de la République,  avec la volonté évidente de réussir la mission qui lui a été confiée et qui consiste, en résumé, à améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Apolitique, il ne passe pas son temps à faire des calculs, à soigner son image ou à préparer son agenda. Le président de la République peut être au moins sûr que ce Premier ministre-là ne songe pas à lui prendre son fauteuil tous les jours en se rasant !

Autre gros avantage : en homme moderne, bien au fait des affaires de son temps, M. Abdoul Mbaye sait que la société et l’économie sénégalaises traînent trop d’anachronismes, de goulots d’étranglement, de forces d’inertie, bref de handicaps structurels qu’il faut surmonter pour bâtir un pays  tout simplement moderne avant de prétendre à l’émergence. Avec son collègue banquier Amadou Kane aux Finances, ils ont entrepris de redresser les finances publiques et d’appliquer un traitement de choc à une économie atone. Laquelle, apparemment, et les opérateurs qui la font tourner et en vivent avec, a bien du mal à supporter ces potions libérales, pour ne pas dire ce remède de cheval administré par des banquiers commerciaux !

Surtout, M. Abdoul Mbaye n’a pas eu peur de résister — à défaut de s’attaquer à eux ! — à de puissants lobbies qui tenaient en otages l’économie nationale et les consommateurs sénégalais. En particulier il a tenu tête aux lobbies du sucre, de la farine, du pétrole et du gaz. Il avait même entrepris courageusement de croiser le fer avec le lobby des maîtres coraniques exploitant des « daaras » suite à l’incendie de la Médina au cours duquel une dizaine de talibés avaient trouvé la mort. Hélas, dans cette croisade, il n’avait pas pu bénéficier du soutien du président de la République qui, après avoir menacé de ses foudres ces « marabouts », avait rétropédalé dès le lendemain suite à leur levée de boucliers !

Enfin, par deux fois, à l’Assemblée nationale, à l’occasion de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), d’abord, puis lors du vote de la motion de censure déposée contre son gouvernement, il avait su tenir la dragée haute  aux députés de l’opposition, faisant même par moments preuve  d’un humour décapant qu’on ne lui connaissait pas auparavant. Mieux, il avait ridiculisé et administré une volée de bois vert à l’opposition qui avait eu l’outrecuidance — disons le toupet — de déposer une motion de censure contre lui au motif qu’il aurait contribué à « blanchir » l’argent prétendument sale que l’ancien Président tchadien, M. Hissène Habré, avait emmené avec lui en venant se réfugier avec sa famille et ses proches dans notre pays.

Ce jour-là, M. Abdoul Mbaye avait admirablement tourné en bourrique ses contempteurs ! A l’évidence, le technocrate froid, compassé, pincé et quelque peu distant avait fait place à un redoutable débatteur, un tribun de talent et un formidable politicien d’autant plus à l’aise que ses adversaires qui avaient déposé la motion de censure n’étaient pas eux-mêmes blancs comme neige dans la gestion des deniers de l’Etat…

Tout compte fait et à y bien réfléchir, oui, le président de la République a finalement raison d’avoir prolongé le bail de son Premier ministre. Pour combien de temps ? Lui seul le sait. Une chose est sûre : il n’y a pas urgence à le changer. Et ce même si on ne peut pas en dire de même pour certains membres de son gouvernement qui, eux, mériteraient d’être débarqués dès la prochaine gare. Et même avant que le train ne s’arrête… C’est devenu une exigence nationale !

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5 Commentaires
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  1. Verite dit :

    Enfin une analyse pertinente et veridique. Vous Omar Ndiaye qui futes la terrible bete noire de Tanor Dieng, merci de votre temoignage sur la capacite a manager ce pays par un Premier Ministre qui a vraiment le sense de l’organisation. Cet homme a un programme de travail inegalable et on en evaluera les consequences dans les temps a venir. Le president ne revera jamais de le changer….

  2. DRE dit :

    Comme vous venez de l’affirmez,vous êtes un ignorant sur plein de choses mon cher.. continuez à pomper l’air aux Sénégalais avec vos articles à la con!!!

    Aller faire des recherches,faite des investigations,lisez des ouvrages avt d’écrire à chaque fois des conneries;;sachez que vous faites mal qu’a certains types de Sénegalais !!!

    C’est triste et lamentable l’Afrique et ces soit disant.. journalistes!!

  3. kathior ka dit :

    État de droit, gouvernance vertueuse, transparence, etc. à l’épreuve des faits.
    « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

    Un recteur qui ignorait royalement l’autonomie des structures et les lois du Sénégal, avec une gestion hors norme tant décriée par les syndicats et des citoyens de tous bords se retrouve nommé Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche, sans autre forme de procès. Les faits avérés qui lui sont reprochés sont d’une telle gravité qu’il ne doit certainement son « salut » (c’est temporaire, car un jour chacun rendra des comptes, ces anciens amis du PDS ne diront pas le contraire) que grâce la transhumance du PDS à l’APR à la 25ème heure. Les « amis » avant la patrie.

    Sauvons nos universités publiques du naufrage.
    (leral.net 9 oct. 2012 de Citoyen)

    Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l’enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l’UNESCO. Nos instituions d’enseignement supérieur ont surtout un problème de management ([b]mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.[/b]) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire ([b]avantages indus, intimidations, etc.[/b]), des autorités étatiques qui, jusqu’à présent, feignent de ne rien savoir (n’ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

    Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s’évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d’existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l’inaction de l’État.
    En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c’est le début du CHAOS.
    A l’État de faire l’état de la gestion de ceux qu’il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d’étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

    L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d’enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.
    Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d’être juge et parti.
    Il n’est jamais trop trad pour bien faire un devoir citoyen.

    ———————-kathior, 24 novembre 2012 00:18 de nettali —————-
    DÉCLARATION SAES

    La section SAES-UGB s’est réunie en AG ce jeudi 11 octobre 2012 en vue d’évaluer la situation qui prévaut en interne au sein de notre institution universitaire.
    Devant le constat :
    d’une situation générale de mal gouvernance,
    de non fonctionnement des structures et directions démultipliées,
    de non respect des textes universitaires,
    de mauvaise gestion des deniers publics alloués à l’UGB,
    de la dégradation des conditions de travail,
    de recrutements massifs et clientélistes de personnels non prévus dans le budget en cours,
    de retard dans le paiement des salaires et de retenues sur salaires non versées.
    L’Assemblée Générale de Saint-Louis condamne avec la dernière énergie le mode actuel de gestion du Recteur Mary Teuw Niane….

    L’Assemblée générale, note avec indignation, désolation et amertume que le Recteur de l’UGB n’a respecté aucun des engagements qu’il avait pris lors de ses dernières rencontres avec le bureau de la section SAES.
    Ainsi, l’AG exige :
    le respect des textes en vigueur sur le recrutement de personnels enseignants non titulaires,
    le paiement sans délai de toutes les sommes dues :
    Heures Complémentaires du second semestre,
    perdiem de voyage d’études aux ayant droits restants,….
    le versement effectif des prélèvements opérés sur les salaires des enseignants au profit de certaines institutions financières,
    le paiement effectif des sommes dues aux institutions sanitaires,
    L’AG regrette la lecture partielle ou contextuelle que le Recteur fait des textes qui nous régissent. Elle insiste sur l’urgence de la situation désastreuse dans laquelle se trouve l’UGB et interpelle les pouvoirs publics sur la nécessité d’auditer les fonds alloués.
    Nous restons mobilisés pour la sauvegarde et la défense de notre institution.
    Vive l’Université sénégalaise, vive le SAES.

    Fait à Saint-Louis le 12 octobre 2012.
    L’Assemblée Générale
    ————-
    SYNTUS (Syndicat des travailleurs de l’UGB de Saint louis).
    Saint Louis, 22/06/2012.

    APPEL A LA COMMUNAUTÉ CONTRE LES DÉRIVES D’UNE GESTION SOLITAIRE.

    Depuis quelques années la gestion solitaire, le subjectivisme, le népotisme et les règlements de compte sont monnaie courante a l’UGB. Dans la vie des établissements ( UFR LSH, CCOS…) comme dans la gestion des ressources humaines (recrutement, traitement salarial, nominations) les exemples ne se comptent plus. Retraits de prérogatives, mises en quarantaine et tentatives d’humiliation sont le lot de ceux et celles qui qui refusent de marcher au pas et qui ont osé faire face.

    LE SYNTUS FERA FACE COMME PAR LE PASSE.

    Nous avons toujours préfère le dialogue social constructif a la confrontation. C’est pourquoi depuis la tentative avortée de licenciement dont certains de nos camarades ont été victimes en 2010 et toutes les tentatives vaines de déstabiliser notre syndicat, nous avons voulu rester sereins et positifs.
    Seulement la récidive dans l’irrespect et le manque de considération à l’ endroit des travailleurs y compris certains de ces collaborateurs attitres, du Recteur, mettent gravement en péril la gestion démocratique et la justice sociale.
    C’est pourquoi sentinelle au service exclusif de l’institution, le SYNTUS est résolu a faire face pour réinstaller la confiance et la joie de travailler ensemble toutes composantes confondues au développement concerté de l’UGB.

    VIVE LES SYNTUS, VIVE L’UGB.
    L’Assemblée générale
    _

  4. Bamba Seydi dit :

    OUlala je n’en reviens pas.Il ya juste une heure que je venais de savourer votre reaction sur le comportement de Latif.Meme si vos reproches sont veridiques cela ne m’empeche de me poser des questions sur votre bonne foi.Car racourcis fait la defense de Habre ou d’Adoul Mbaye peut se faire par un meme avocat du diable.
    Diantre!que vous est il arrive de vouloir faire l’eloge d’un mafieux de la trempe de ce premier ministre quand meme Latif n’est pas ma tasse de the mais il faudra que des gens plus logique et equilibres puisse lui porter la critique.Lachez lui donc les bottes votre Abdoul Mbaye est l’un des plus tortueux que ce pays n’aie jamais connu.BABA DIAKITE une de ses victimes qui tient encore le coup(d’autre emporte par des attaques scardiaques causees par le demon)ne vous dira pas le contraire .Je comprends mieux Le president a sa presse,le PM aussi mettez vous a l’ouvrage chantez leurs louanges pendant que le peuple stoique creve la dalle
    Vous etes decevant mr Ndiaye

  5. Sawalo dit :

    Honneur a vous auteur de l article pour avoir être honnête en revenant sur votre jugement de base quant aux aptitudes et capacités de Mr Mbaye. Qu on veuille l’admettre ou non seul quelqu’un d honnête reconnait et revient sur ses erreurs d’appréciation.
    Quant à Mr Mbaye je suis convaincu qu’il est sur le bon chemin comme l’est le Président de la république pour un Sénégal meilleur.

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