Abou Bakr MOREAU, Enseignant-chercheur, Etudes américaines, FLSH, UCAD, Dakar

Ironie de l’histoire, c’est le jour même de la célébration de l’anniversaire de l’Indépendance de notre pays, le 4 avril 2016, que l’annonce a été faite par le responsable de la communication du Pentagone, le Secrétariat américain de la Défense, que deux détenus de la prison de Guantanamo sont transférés au Sénégal. Et c’est le même jour, indique le communiqué du Secrétariat, que le ministre sénégalais des Affaires étrangères a exprimé la disposition de son pays à intégrer les deux détenus « suivant la tradition d’hospitalité du Sénégal et la solidarité islamique ».

Certaines sources aux Etats-Unis indiquent que le transfert a même déjà été fait, au cours du weekend précédent, ajoutant qu’il ne reste plus dans le camp que 89 détenus, que les autorités américaines cherchent par tous les moyens à « placer » d’ici la fin de l’été, c’est-à-dire avant la rentrée politique à Washington et le début de la fin du magistère du président Barack Obama qui tient à respecter l’engagement majeur qu’il avait pris, et réitéré à plusieurs reprises, devant son peuple et à la face du monde, de se donner les moyens d’arriver à fermer le camp de détenus hérité de son prédécesseur, avant la fin de son exercice du pouvoir. Homme de principe, légaliste (il faut bien le reconnaitre, étant donné que malgré l’adversité à laquelle il a eu à faire face, notamment vis-à-vis de l’opposition Républicaine au Congrès farouchement déterminée à ne pas fermer cette zone de non-droit), Barack Obama a maintenu le cap au point que même si les quelque 89 détenus restants n’auront pas trouvé pays preneurs d’ici la fin de son magistère, il sera visiblement allé jusqu’au bout de lui-même pour respecter son engagement. Pour s’en convaincre : le président américain se sera séparé de deux Secrétaires à la défense (Bob Gates et son successeur Leon Panetta encore plus véhément) qui n’étaient pas favorables à la fermeture du camp, à quoi est venue s’ajouter l’irréductible opposition de certains des 50 Etats qui ont catégoriquement refusé d’accueillir quelque détenu que ce soit sur leur propre sol, aux Etats-Unis, en vertu de l’équilibre des pouvoirs entre les Etats fédérés et l’Etat fédéral, et en dépit des garanties de sécurité offertes par l’Etat fédéral. On le voit, aux Etats-Unis même, malgré les conditions de surveillance et de sécurité qui sont sans commune mesure avec le reste du monde, certains Etats n’ont pas accepté de recevoir de ces personnes, ni comme détenus ni comme personnes libres appelées à s’insérer dans la société américaine. Poussant la polémique, des responsables américains ont relevé et démontré l’implication d’un ancien détenu de Guantanamo en la personne d’Abu Sufian bin Qumu dans l’attentat ayant coûté la vie à l’ambassadeur américain en Libye Chris Stevens et à trois de ses compatriotes en septembre 2012, à Benghazi.

Détenus pendant 14 longues années, dans une violation totale et flagrante de tout droit et sans aucune charge, les deux hommes Salem Abdu Salam Ghereby (55 ans) et Omar Khalif Mohammed Abu Bakr Mahjour Umar (44 ans) avaient été capturés, le premier en décembre 2001 et le second en mars 2002. Abdu Salam espère que son épouse et ses trois enfants, dont la petite dernière née en son absence, pourront bientôt le rejoindre dans sa nouvelle terre d’accueil… Quant à Omar Khalif, en dépit de sérieux handicaps physiques (à la jambe droite amputée au genou à cause d’un accident sur une mine) au moment de sa capture, et en dépit du fait qu’il est devenu borgne, il était considéré comme une menace grave par Washington et ainsi donc maintenu en captivité depuis lors…

En démocratie, une décision aussi grave sur une question de sécurité nationale ne devrait pas  relever que d’un seul des trois pouvoirs. En démocratie, l’équilibre des pouvoirs n’est pas une infamie. Par le jeu de cet équilibre, le chef de l’exécutif peut même se ‘dérober’ utilement en laissant le Parlement trancher sur des questions graves engageant la sécurité nationale (comme la défense du territoire ou l’envoi de troupes qui est une forme de casus belli) et qui ne devraient pas être que du ressort du président. Dans ce jeu d’équilibre, le chef de l’exécutif peut faire voter la question à l’assemblée, amener sa majorité à se prononcer contre, et présenter le vote aux « amis américains » qui nous parlent de démocratie pour justifier une indisposition à accueillir des détenus bien encombrants, à la fois victimes de la force arbitraire de Washington et porteurs de menaces graves pouvant venir des terroristes qui pourraient bien se demander de quoi se mêlent les pays d’accueil des détenus et prendre ces pays pour cibles.

Dans les démocraties avancées, toutes les questions d’intérêt national sont inévitablement soumises à l’appréciation de l’assemblée du peuple, ce qui signifie qu’il y a exposé de motifs et termes de référence, transparence, débat contradictoire, vote, une majorité qualifiée requise. C’est ainsi qu’il n’est pas rare que des parlementaires aillent jusqu’à voter contre la consigne de leur propre parti, pour aller dans le sens de l’intérêt national et du salut public.

Disons-le très clairement et sans ambigüité. Les pays pauvres n’ont pas de politique étrangère. C’est la cruelle vérité : c’est pour un pays une illusion que de croire que l’on peut en toute souveraineté avoir ses propres options dans les processus décisionnels des affaires internationales quand l’indépendance n’est qu’une vue de l’esprit, une indépendance cosmétique, uniquement une « indépendance du drapeau » ainsi que l’appelait avec clairvoyance Julius Nyerere, le fondateur de la République de Tanzanie, le Père de la nation tanzanienne. Et Nyerere alors d’expliquer que c’est l’incapacité de l’Etat africain postcolonial à prendre ses responsabilités qui a été à l’origine du pacte d’allégeance entre la France et ses anciennes colonies africaines ; c’est pourquoi, ajoutait-il, la France entretient des rapports on ne peut plus paternalistes envers certains de ces pays. Comment alors parler de politique étrangère ?

Ce que les pays pauvres appellent leur politique étrangère obéit entièrement à des intérêts externes sur lesquels ils n’ont aucune prise. C’est par exemple Ryad qui nous demande des troupes pour une guerre qui n’est pas la nôtre, Washington qui nous file des détenus dont même les citoyens américains ne veulent pas, et Paris qui veille sur les intérêts de ses multinationales bien connues (des hydrocarbures à la téléphonie en passant par le génie civil) tout en faisant fi des règles les plus élémentaires d’une concurrence saine, ou encore la Turquie et le Maroc qui aspirent tout simplement à nous recoloniser, et ainsi de suite. Des pans entiers de l’économie nationale sont pour une large part entre les mains de multinationales étrangères qui font comme nous prendre au collet, et nous osons encore parler de souveraineté, de domaines de souveraineté comme les Affaires étrangères, la sécurité et la défense du territoire. Quand les multinationales d’un pays étranger ont entre leurs mains des secteurs cruciaux de l’économie d’un pays donné, cela est d’autant plus une question de souveraineté que ces multinationales peuvent de ce fait arriver à peser sur la marche des affaires non seulement économiques  mais aussi politiques de ce pays, cela veut dire en lui coupant les vivres, en fermant le robinet, en le prenant à la gorge, en l’asphyxiant et que sais-je encore, pour l’orienter dans le sens de leurs intérêts.

Une politique étrangère c’est de pouvoir par exemple dire : non ! Que d’autres pays aient accepté des détenus, cela nous ne regarde pas ; nous n’avons pas à payer pour les errances irresponsables et ravageuses de l’administration de George W. Bush en Afghanistan et en Irak.  

Ne nous y trompons pas, la diplomatie n’a jamais développé un pays. C’est l’économie qui précède la diplomatie. Dans l’administration des affaires internationales, les pays qui arrivent à faire peser leurs décisions sur les autres, ce sont les pays qui ont une économie forte. Et une économie forte ne peut venir que de nos énergies et de nos ardeurs, à l’interne, à l’échelle nationale, ce qui bien entendu commence par un meilleur rapport global au bien public, de l’usage que les décideurs font de l’argent du contribuable à l’usage du bien meuble ou immeuble mal entretenu parce que « n’appartenant à personne ». C’est l’argent qu’on trouve toujours pour créer des postes taillés sur mesure pour ex-opposants qui devrait servir à renforcer le secteur privé national qui telle une peau de chagrin se rétrécit de jour en jour… Il n’existe pas une seule institution mise sur pied dont l’inexistence aurait empêché la République et la démocratie qui ont déjà accouché de deux alternances au sommet de l’Etat de fonctionner convenablement. Bien au contraire !  En clair, les ressources budgétaires mobilisées auraient pu servir à appuyer de façon soutenue nos compatriotes qui ont suffisamment de cran pour placer leurs billes dans le secteur privé, en dépit de tous les aléas et charges… Après tout, que serait devenue l’économie américaine si en 2009 Washington n’avait pas volé au secours de l’industrie automobile et de la banque Lehmann Brothers ?

Dans l’histoire du monde, les pays qui ont dominé l’administration des affaires internationales correspondent aux pays qui avaient une économie forte : Joseph Nye nous enseigne que l’Espagne a dominé le XVIème siècle des relations internationales sur la base de ses ressources aurifères et du commerce ; les Pays-Bas ont dominé le XVIIème siècle en s’appuyant sur leurs marchés de capitaux, sur la marine et le commerce ; la France a dominé le XVIIIème siècle à partir de son artisanat rural, de sa puissance militaire et de l’efficience de son administration ; si le XIXème siècle est anglais, c’est parce que l’Angleterre s’est imposée à partir de la Révolution industrielle qui est partie de là-bas, mais aussi à partir des normes libérales qu’elle a pu mettre en place dans les finances et le crédit et étendre à l’échelle de la planète ; les Etats-Unis ont quasiment piloté le monde dès le lendemain de la Seconde grande Guerre et tout au long du XXème siècle bien entendu sur la base de leur dimension économique et l’exploitation qu’ils en ont faite sur les plans scientifique et technologique, industriel, militaire et humain. Et aujourd’hui si la voix de Pékin se fait de plus en plus audible dans le concert des nations, c’est logiquement dû à la montée en puissance économique et financière de la Chine. Il existe donc un lien insécable entre la puissance économique et le leadership international, en d’autres termes entre le poids d’un pays dans les interactions transnationales et la capacité de ce pays à s’autofinancer. Si des Etats comme le Qatar (rien qu’une presqu’île, un désert de pierres et de sable autrefois nommé « Terre oublié d’Allah ») et Singapour la cité-Etat (une île principale et une soixantaine d’îles) sont parvenus, en dépit de leurs limites physiques et géographiques, à acquérir le poids international qui est le leur, c’est en particulier grâce à l’ambition de leurs dirigeants, aux orientations qu’ils ont prises, aux réformes structurelles qui ont abouti au dynamisme économique, à la capacité de leur pays à s’intégrer au commerce international.

En diplomatie, il est question pour un pays de transformer les ressources (naturelles, financières, matérielles, humaines…) dont il dispose en influence sur la scène internationale, en vue d’y défendre ses intérêts. Logiquement, un pays y parvient mieux en ayant des ressources soutenues, ce qui signifie que les pays perfusés avec l’aide étrangère n’ont que l’illusion d’avoir une politique étrangère. Vis-à-vis de Washington, c’est la naïveté qui conduit à penser que les aides et subventions, les prêts accordés à un taux préférentiel, les programmes de l’USAID, l’assouplissement des droits de douane pour l’entrée de certains produits étrangers sur le sol américain comme dans le cadre de l’AGOA, entre autres avantages économiques (du type du MCA) consentis à des pays ciblés sont dégagés de tout calcul d’intérêt. Dans les rapports entre Washington et les pays concernés, il n’y a rien de désintéressé, systématique ou encore permanent. Il existe toute une panoplie qui obéit à des intérêts stratégiques ponctuels des Etats-Unis vis-à-vis des pays récipiendaires. En règle générale, les programmes d’aide américains accordés à des pays étrangers sont subordonnés à des objectifs géostratégiques précis. C’est très simple : et comment donc un pays avec une insatiable ambition d’hégémonie pourrait-il se payer le luxe de faire des cadeaux avec l’argent du contribuable à des pays et des peuples aussi éloignés de lui, et inconnus de son peuple, en l’occurrence le peuple américain ?  Et comment donc des financements aussi consistants que le MCA ne seraient pas liés à des objectifs ? S’il est cynique et indécent de dire que tout avantage accordé est un ‘cadeau empoisonné’, comment en revanche n’y aurait-il pas de ficelles attachées, pour traduire littéralement l’expression strings attached qui dans le milieu diplomatique à Washington sert à désigner les aides comme une façon de tenir en laisse les pays récipiendaires. Strings attached, cela a le mérite d’être très clair !

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91 Commentaires

  1. C’est très clair Dr Moreau. Merci de l’exposé. Toujours aussi pertinent dans vos arguments. Fière d’avoir été votre étudiante.

  2. Dr Moreau, franchement je vous ai toujours pris pour un professeur d’Anglais émérite, l’un des plus grands spécialistes des Etats-Unis d’Amérique, à l’instar de professeure Marième SY et de Dr SENE. Même si vous avez décidé de vous cacher des Sénégalais. Il vous faut un peu de visibilité: sur les plateaux TV, à la radio, dans la presse écrite,…Bref, en lisant votre article du jour sur les détenus de Guantanamo, cela prouve encore que je ne me suis jamais trompé sur votre compte. Une analyse claire, détaillée et pertinente. Vraiment, no comment! Bravo et bonne continuation!

  3. Merci M. Moreau pour la pertinence de votre contribution sur ce débat jusque là confisqué par les politiciens avec des arguments aussi misérables que miséreux.

    Votre texte élève le débat à un niveau insoupçonné. Il devrait être parmi les bréviaires de notre personnel diplomatique.

    Un passage du texte a particulièrement retenu mon attention : “Une politique étrangère, c’est de pouvoir par exemple dire : non !” C’est un véritable acte de souveraineté. Pourtant, je suis persuadé que le Président Wade n’aurait pas froid aux yeux pour dire “non” en pareilles circonstances. Des faits peuvent en témoigner : 1) sa farouche opposition aux APE qui n’ont été signés qu’après son départ du pouvoir; 2) sa décision de fermer la base française (une des premiers actes de son successeur a été de revenir sur cette décision et de la critiquer, en prime); 3) sa liberté de ton face aux puissances occidentales qui lui a permis de sortir le Sénégal progressivement de leur joug pour diversifier ses partenaires nouer des contraste ; 4) ses critiques acerbes portées sur les institutions internationales, notamment la FAO qui nous affame plus qu’elle ne nous nourrisse en captant la majorité des fonds pour des dépenses de fonctionnements; etc.

    C’est dire que la souveraineté est certes, et avant tout, une question de poids économique, mais c’est aussi une question de courage, d’ambition, de vision (qui doivent sous-tendre un développement économique). Toutes choses qui font totalement défaut à nos dirigeants actuels, plus enclins à chercher à tous prix le satisfecit des étrangers qu’à prendre en charge les attentes de leur peuple.

    Vivement votre prochaine contribution !

  4. Je reprends mon texte ci-dessus en évacuant certaines coquilles.

    Merci M. Moreau pour la pertinence de votre contribution sur ce débat jusque là confisqué par les politiciens avec des arguments aussi misérables que miséreux.

    Votre texte élève le débat à un niveau insoupçonné. Il devrait être parmi les bréviaires de notre personnel diplomatique.

    Un passage du texte a particulièrement retenu mon attention : « Une politique étrangère, c’est de pouvoir par exemple dire : non ! » C’est un véritable acte de souveraineté. Pourtant, je suis persuadé que le Président Wade n’aurait pas froid aux yeux pour dire « non » en pareilles circonstances. Des faits peuvent en témoigner : 1) sa farouche opposition aux APE qui n’ont été signés qu’après son départ du pouvoir; 2) sa décision de fermer la base française (un des premiers actes de son successeur a été de revenir sur cette décision et de la critiquer, en prime); 3) sa liberté de ton face aux puissances occidentales qui lui a permis de sortir le Sénégal progressivement de leur joug pour diversifier ses partenaires ; 4) ses critiques acerbes portées sur les institutions internationales, notamment la FAO qui nous affame plus qu’elle ne nous nourrisse en captant la majorité des fonds pour des dépenses de fonctionnement; etc.

    C’est dire que la souveraineté est certes, et avant tout, une question de poids économique, mais c’est aussi une question de courage, d’ambition, de vision (qui doivent sous-tendre un développement économique). Toutes choses qui font totalement défaut à nos dirigeants actuels, plus enclins à chercher à tout prix le satisfecit des étrangers qu’à prendre en charge les attentes de leur peuple.

    Vivement votre prochaine contribution !

    • M Passant, vous semblez oublier ou faire abstraction du fait que l’ancien président A Wade a eu à apporter son soutien tangible et à la face du monde au président N Sarkozy pour la liquidation du guide libyen M Khadafi (qui fut par ailleurs son ami) avec l’espoir que Sarkozy l’aiderait à concrétiser son projet funeste de se faire succéder à la tête du pays par son fils K Wade. Dans la poursuite de ce projet il a eu à recevoir au palais de la République l’intellectuel français Bernard Henri Lévy… Khadafi a été liquidé. La suite est connue. La libye est en lambeaux, les conséquences sont là devant nous: anarchie, AQMI en expansion jusqu’à nos portes, migrants, etc. On n’a rien oublié. Ni même la poignée de mains entre le président américain Barack Obama et son fils Karim Wade qui n’avait rien à faire dans le sommet du G8. Aller jusqu’à croire que ce sont les Occidentaux qui vont l’aider à imposer son fils à la tête de ce pays, c’est on ne peut plus complexé envers les Occidentaux. Aucun de nos présidents n’est décomplexé et décolonisé vis-à-vis de l’Occident, mais M. Wade avait une chance inouie d’aller dans ce sens. Apporter à l’Occident son onction pour la liquidation d’un dirigeant Africain! C’est cela.

  5. beaucoup de choses a savoir dans le texte; c’est un chercheur ca se voit, il ya sciences po, relations internationales et même socio dans le texte, c’est un bon article

      • ya bcp de bonnes idées c v rai que nos états ne soutiennent pas assez le secteur privé par rapportt aux intérets étrangers! ca c vrai! or sans cela nyaura pas d’indép économiq, la vraie indépendance! faut aussi q les intellos qui on des idées s’engage en politiq parce que sinon nyaura q les médiocres qui vont s’engager et finir par ns gouverner!

  6. texte très fouillé. c’est la vérité: ce que les pays pauvres appellent leur diplomatie obéit à des intérets étrangers sur lesquels ils n’ont aucune prise. c’est la phrase que j’aime le plus. C’est cela la vérité!

  7. M. Moreau a un blog maintenant, c est là bas que j’ai lu ce texte quelques jours auparavant. Si vous voulez savoir, voici l adresse : aboubakrmoreau.simplesite.com. c est là bas que je vais voir toute nouvelle réflexion qu’il a faite.

  8. M.Moreau a 1 blog.c là-bas q j’ai lu ce texte quelques jours auparavant. Vous verrez :
    Aboubakrmoreau.simple si te.com
    C là-bas qu’il publie ses réflexions.

    • M Moreau faut venir adhérer à notre parti Jarigne sama réew, le parti de Moussa TOURE Faut faire de la politique pour difuser vos idées!!

  9. M.Moreau a 1 blog.c là-bas q j’ai lu ce texte quelques jours auparavant. Vous verrez:
    Aboubakrmoreau.simplesite.com
    C là-bas qu’il publie ses réflexions

  10. il y a des moreau bons au senegal, ils sont tres bons intellectuels, ca fait du bien. ils écrivent de bons text. merci monsieur le prof c bien fourni. c de la pensée plutôt k de la simple chronique média. merci

  11. y a des vérités ! les pays pauvres ne sont pas maitres de leurs décisions. pour compter dans les prises de décisions faut être indépendant économiquement.

    • vous soulignez les point positifs de obama souvent. est ce que vs êtes attaché à lui parce que aimez sa politique, est ce que cet attachement n’est pas subjectif?? même s’il est meilleur que Bush etc. On verra quand il ne sera plus président. est ce que Bush aurait envoyé ds detenus au sénégal?

  12. celui qui a dit que nos pays n’ont que l’indépendance du drapeau a raison. nos pays n’ont que cela mais pas l’indépendance véritable!!!

  13. c’est un bon texte! sur l’histoire et sur les relation internationales on apprend bcp de choses utiles à savoir!

  14. M Moreau était mon prof à l’UCAD. C 1 bon texte. mais je croyais qu’il serait parti faire autre chose q l’enseignement. c donc le gout pour la recherche qui a retenu Moreau, c’est un article recherché, beaucoup de choses sur les USA à l’heure actuelle

  15. ça explique bien les rapports des pays occid. avec nos pays et c vrai que nos pays n’ont pas une vraie indépendance dans leurs décisions et tant q on a pas une économie forte on peut pas parler d’indépendance réelle; l’auteur dit tt cela et c vrai cela C TRES BIEN DIT

  16. ya bcp de belles phrases c bien ecrit et sur l’indépendance c vrai q la vraie indépendance n’est pas là, et elle ne viendra pas sans travail et sans courage c un bon article

  17. c courageux et l’auteur ecrit bien! c’est agreable de lire cela: on peut lire et relire facilement et avec plaisir, on apprend pas mal de choses qu’il faut savoir

  18. C UN BON TEXTE BRAVO C COMME CA! faut pas être comme les autres américanistes là, on les connait: se taire parce que on ne connait pas ou bien se taire parce que on a peur de froisser ses amis américains! un penseur c pour dire la vérité c l’autre nom de la lumière et quand on est attendu pour parler on n’a pas le droit de se taire; bravo donc

    • pourquoi on ne lit pas d’autres qui s’intéressent aux memes questions qui touchent sur les US et leur politique. l’on a l’impression que c’est le seul qui s’intéresse à ces questions sur les USA. mais c’est un bon article faut faire d’autres contributions aussi sur la politique au sénégal sur les sur ce qu’il faut améliorer intervenir dans le débat sur les autres questions spécifiq comme le débat sur la nationalité, les états unis par rapport à cela et leur histoire et leur nation, comment ils ont fait à propos de la nationalité, que disent leurs lois sur cela, etc cela nous intéresse et je crois que l’auteur peut nous aider à trancher surtout qu’il ne fait pas politique en militant dans un parti: on veut une contribution dans ce sens MERCI

  19. un bon texte un excellent article c tjrs d’actualité meme si les libyens sont là et q on n’en parle plus le débat sur l’indép de nos pays est très actuel c bien réfléchi

  20. oui c un bon texte ya bcp d’enseignements sur les USA leur politique notre politique (vraiment on est niakk fayda ici) les relations internachonales etc etc C UN BON ARTICLE

  21. MOREAU ON A FAIT LA CLASSE ENSEMBLE au lycée c bien c très bien je vous le dis sincerement vous etes un intellectuel et un universitaire cultivé et vous etes courageux vous etiez intelligent et timide mais excellent vous étize premier

  22. donc nos pays ne sont pas vraiment indépend ils ne sont indép q par leur drapeau différent des autres drapeaux ça c vrai je le confirme ça veut dire q si nos dirigeants ns font croire q ils sont indép dans les décisions c pas vrai; la vérité c q ce sont les grandes puiss qui sont derrière et nous on est là quoi comme des agneaux et nos dirigeants les dindons de la farse! c juste de dire indép du drapeau Je trouve q c un article très riche

  23. waa moom libyens yi sakh fou nou nékkati? depuis lors on ne reparle plus d’eux, khanaa ils vont pas rester caché aux sénégalais pour toujours? ils sont où nos amis les libyens?? en tt cas c vrai nos pays n’ont pas le choix, c vrai; moi la phrase q je trouve plus vrai dans l’article c q les pays pauvres n’ont pas de politiq étrangère ce q ils appel leur politiq étrangère obeit à des intérêts étrangers et eux ils ne décide rien, c la pure vérité, c ça la réalité et c notre malheur à nous prcq comme on nous dit en wolof qqun qui te prête des yeux te fait regarder dans la direction q il veut oui c un bon texte c vrai

  24. c comme si nos dirigeants ne voulaient nullement être indépendants; c des complexés dès qu’ils entendent américains ils se livrent pieds et poings liés et mettent un prix sur eux mêmes et sur le pays c des complexés tous sans exception c malheuuuuureuuuuuux!

  25. tt ça c vrai je peux q c comme disait william sassine: non pas indépendance mais indépendan-tristes! ndeyssane quand est ce q on sera donc vraiment indépendants? mon dieu, les damnés de la terre!

  26. esqil nya pas une réplique à vos articles sur les usa? pourquoi nya pas de réplique sur? nya jamais de réplique à vos artticles sur les usa et vous critiquez tjrs les usa! khalaaaas

  27. moi aussi je crois q les pays pauvres comme nos pays n’ont pas de politiq étrangère, c ça qui m’a plus marqué et c vrai c la phrase choque c parfaitement vrai

  28. mane moom je trouve q c un mauvais article très mauvé article pourquoi tt le monde dit q c un bon article ça c pas vrai c un mauvai texte et d’ailleurs c un mauvaise contribution, je crois q il ne faut pas publier ce texte qui est mal écrit et sans contribution je crois q c mauvais comme texte

  29. ce q vs avez dit là, c vrai: les pays pauvres se font des idée mais en fait ils n’ont pas d’indép! la preuve par les APE et puis nos ressources qui sont controlées par les grandes sociétés étrangères; c vrai on n’est pas indépendant seulement de nom

  30. g aussi lu un article de moreau sur pambazuka sur la magistrature aux états unis là bas la justice est indépendante en tt cas les magistrats de la cour suprême eux le président américain ne les impressionne pas prcq ils sont nommés à vie et c prqoi ils sont indépendants le prési américain les respecte et eux aussi ils respectent le présid c comme cela q chaq1 joue son role et s’en tient à cela même sil ya des impairs dans le système judiciaire les hauts magistrat de la cour supreme améric eux c un bon exemple à copier sans complexe

  31. mais M MOREAU sur votre blog aboubakrmoreau.simplesite.com personne ne peut laisser un mot, on peut pas correspondre avec vous dire ce qu’on pense vous voulez pas qu’on donne son opinion ou quoi? alors où dire ce qu’on pense

  32. ah nos pays kay wakh rek on n’aura jamais d’indépendance on a tt vendu aux occidentaux et on ne travaille pas surtout les politiciens qui ont bouffé le pays chacun vient prend et ainsi de suite les mêmes vieux politiciens depuis le temps de senghor et diouf

  33. moi je croi q la solution c q il faut etre politicien comme les politiciens comme ca ils partagent le pays avec nous et tout le monde a sa part du gateau parce q sinon si tu ne fais pas de politique tu n’auras rien alors entrez ds la politiq et faire comme les politticiens moo key fathi

  34. gnougn moom sénégal wakh rek on croit q wakh peu tout régler q la diplomatie peut tout nous amener or sans économie on n’a rien ça c tellement vrai ! ambassades you doul dièkh ak ay présidence conseil de sécurité pour un mois tt cela ay tappalé lé si le pays est mal géré !

  35. d’après vous donc donald trump vous saviez q il allait etre élu ou vous saviez au moins q il pouvait etre élu alors q on le prenait pas au serieux a cause de tout ce qil disait. donc vs aviez vu cela venir et c arrivé tout net

  36. indépendant moom défa gou gnou ko! indépendance moooom khawma kagn la gnou koy am! FCFA, les entreprises françaises qui sont là nèè fi khouss, et puis nos dirigeants ont tellement de complexes envers la france, etc etc Faut une nouvelle génération et même une nouvelle race de politiciens, d’hommes politiq, d’hommes d’état dignes de ce nom, et ça moom nieuweu goul

  37. les questions d’indépend c tjrs actuel, même si les libyens on en entend plus parler, ya des points qui sont pertinents. Ben peut être q quand les libyens auront passé un an bientôt ici ils finiront par etre montré s et se meler au sénégalais niou kham quoi!

  38. g lu un article ou vous l’auteur vous avez dit q les états déstabilisent le monde depuis longtps, c vrai mais qu’est ce q vous craignez? vous ne craignez rien surtout avec mister trump et les américains ici? RIEN ?

  39. indépendance on la chante rek en gambie ici et ailleurs mais vraiment c pas tous les pays qui sont indépendants dès l’instant q certains pays sont dominés et toujours opprimés par les autres tous les pays ne peuvent pas se dire indépendants certains le sont forcément plus que d’autres et certains ne le sont pas du tout et même qe de de nom ce qui veut dire qu’ils se disent indépendants en se faisant des idées tout en sachant qu’ils ne sont pas maitres de leur destin. et même est ce q l’indépendance officielle d’un ^pays est définitive ça aussi reste à voir, la libye aujourd’hui ou si le nord mali était tombé entre les mains des jihadistes qu’est ce q le mali serait devenu, etc etc nous devons conyinuer à débattre de notre indépendance et à nous demander si elle n’est qu’un leurre, c vrai que recevoir par force des libyens le jour de notre indép, cela invite au débat sur l’indép C BIEN DEBATTU DANS LA CONTRIBUTION

  40. peut etre q si on chante l’indépendance et q on se dit q on est indépendant on finira tot ou tard par etre indépendant quand les pays qui domine en ont assez de dominer alors ils se diront on va leur donner leur vraie indépendance moi c ce que je pense très franchement

  41. n’importe quoi chanter l’indépendance et comme ça on va avoir l’indépendance ma foi quelle conviction, c vrai que depuis l’indépendance on a fait que pincer les koras et frapper les balafons et on travaille pas assez dans ce pays, la politique prend tout et seuls les politiciens sont récompensés ils nous bouffent, et on sait jamais la sauce à laquelle ils vont encore nous bouffer, HCCT, PSE, passer son temps à chercher à casser les opposants en manipulant la justice et l’IGE etc etec tous les moyens sont bons pour rester au pouvoir et continuer à pratiquer les mêmes tares de mauvaise gouvernance et de gaspillage des deniers publics qui devraient construire l’indépendance réelle! YAA salam

  42. indépendance vraie, c pas demain q ça va arriver; ces gens là nous ont tellement déçus, on croyait q comme macky est né après l’indépendance, il allait nous rendre plus indépendants; or il n’en est rien du tout, tt ce qui l’intéresse, c comment rester au pouvoir jusqu’à ce qu’il veuille partir, autant dire jusqu’à ce qu’on le déloge par la force, surtout qd on voit comment il a mis la magistrature dans sa poche et aussi avouons le les religieux qui observent et ne disent rien face à l’emprisonnement de khalifa sall et compagnie (alors qu’à pikine et à st louis les maires qui sont ses proches parents ont été épinglés mais ne seront jamais inquiétés, eh bien tt juge qui osera se prononcer là dessus aura le meme sort q nafi ngom keita ou pire le meme sort q ousmane sonko…. MON PAYS VA MAL

  43. quand je relis ce texte sur les libyens et je vois la situation au sénégal, je me dis q je préfère rester aux états unis malgré l’incertitude ds laqelle on y est depuis q trump est là, aux états unis au moins on s’est à quoi s’attendre parce q trump n’est pas tout puissant mais au pays qui est le mien j’aurais plus peur encore avec macky, au sénégal plus on change de régime plus ça devient pire; je sais même pas quoi dire au juste c pourquoi on n ns respecte pas assez ici on nous pourchasse etc etc demandez aux sénégalais qui ont été expulsés et renvoyés au pays récemment

  44. mon pays va mal, mon pays va mal, mal mal mal, de mal en pis. ça pourait être le tube de la campagne électorale; en wolof et aussi en pulaar. vraiment l’homme nous a déçus, profondément déçus, lamentablement déçus. c pas une question de payer la dette due aux travailleurs déflatés ya longtemps (SIAS, etc etc) ou diminuer la facture d’électric., c’est plus que cela, c’est une question de respect, respect de la parole donnée (cinq ans et non sept(, respect de ses concitoyens qui risquent de se faire tabasser s’ils demandent à s’exprimer en manifestant. le président a cessé de nous respecter de puis très longtp et vraiment quand on ne nous respecte plus, on cesse de le prendre au sérieux!!!

  45. pourquoi vous n’entrez pas dans la politique faut q les intellectuels fassent la politique pour que ceux qui font la politique et qui ne connaissent rien (genre yaakham mbaye qui en réalité ne connait rien, yaakham khamoul dara et autres ma mbaye niang etc etc ) se taisent en vous entendant leur porter la contraciction avec des arguments solides, démal politique et pour la bonne cause, pas pour avoir sa part du gateau; on a pas encore désespéré de tous les intellectuels, malick ndiaye il est cultivé mais un peu farfelu quoi, découvrez vous, enlevez la couverture

  46. DR MOReau sur votre blog nya pas le TD de thème en L3, donc vous allez nous donner ça en classe? nya pas la bas ou reagir, donc on vous rappellera cela, c pourquoi je signale ça ici. Merci

  47. g l’impression q ce q l’article dit est vrai même si on nous avait pas envoyé les libyens ce q l’article dit un encombrant cadeau; meme si on avait pas à accueillir les libyens qon ne voit nulle part, on a pas d’indépendance c claire, donc les libyens ça montre q on est pas indépendants, c le symbole du manque d’indépendance et ça c désolant

  48. c comme si tout ça là se vérifiais encore aujaurdhui, indépendance on ne l’a pas ! c sûr! on en parle, ay fête de l’indépendance, c se faire des illusions, mais l’indépendance c’est uniquement dans notre tête, mais pas dans la réalité!

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