XALIMANEWS: Suite à une contribution titrée « Sénégal, pays de la tolérance, de l’acceptation des excès et des échecs, des complots et des compromis, nation de la teranga.. la terre en gags… »Papa Cissé, membre de la cellule de Communication des cadres de la République des Valeurs démonte par pièce, les plans politiques du Macky.. et remet en question le système démocratique du Sénégal.

« Le pays aux multiples confusions, des jeux et des enjeux sociaux comme politiques où des idéologies se frottent, quelques fois même s’unissent et déroulent la pire machination ignominieusement ourdie sur le dos du citoyen, du disciple religieux, du pauvre parent des zones reculées, tous, insoucieux des choix entrepris sur leur propre devenir.
Autour d’une table de jeu de dames, se planifient des systèmes machiavéliques de manipulation sur les destinées de pauvres pions, symbolisant des malheureuses populations d’un monde tourmenté.
La politique, pour ces hommes est uniquement un jeu de dupes. L’emporte, celui ou celle qui, par la ruse planificatrice, domine ses adversaires ou ennemis politiques
Tous les moyens de pression ( médias, réseaux sociaux, maisons religieuses, acteurs culturels..) et d’oppression ( la force militaire instrumentalisée par le parti au pouvoir ) sont convoqués pour en ressortir victorieux.
Savons-nous qu’une autorité comme le président de la république ne s’aventure jamais dans un environnement qui ne serait déjà étudié et observé par un service protocolaire.
Plusieurs de ces agissements subissent une large préparation pour éventuellement anticiper sur les évènements, de manière que la sortie en vue soit une réussite sur tous les plans.
Que de négociations et protocoles d’accord, comptés de l’indépendance du pays à nos jours entre des acteurs politiques, l’un des derniers faits marquants est celui de la farce orchestrée par deux anciens collaborateurs qui viennent de finir l’épisode de la réconciliation en bons acteurs des podiums d’OSCAR..
Bobby et JR se retrouvent enfin pour poursuivre le feuilleton Dallas.
Alors, pensez-vous que la  » réconciliation  » de ces deux hommes en l’occurrence M.Sall et A. Wade soit animée de scènes nouvelles issues du fruit de la coïncidence et du hasard.
Nous réclamons l’avant tournage, le BEHING THE SCENE de cet énième épisode d’un feuilleton qui continue de se dérouler jusqu’au retour de Karim, en passant par la libération de K. Sall et de M Touré.
L’improvisation est flagrante et votre long métrage connaîtra des séquences sombres dans les épisodes prochains.
Un parfum de tromperie qui rehausse le degré d’amnésie du peuple.
Une ambition libérale de partage du pouvoir durant plusieurs décennies est en gestation ou peut-être bien en cours, si on se réfère aux propos de Me Abdoulaye Wade, père du libéralisme sénégalais, affirmant dans un reportage de la chaîne française RFI, en juin 2014, que son désir est de voir les libéraux, gouverner le pays pendant cinquante ans.
Ceci explique clairement son appel au boycott durant les dernières élections, avantageant le candidat sortant Macky Sall..
Que de zones d’ombre dans la forme de libération de Wade fils, apparemment contraint à quitter le pays en moins de quarante huit heures de sa sortie de prison.
Comment a été négociée sa grâce et quelles sont les closes réelles qui lui sont notifiées conduisant à son interdiction d’entrée dans le territoire sénégalais.
L’ex ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall, se prononçait ( dans l’émission OBJECTION sur SudFm du 2 Juin 2018 ) sur le projet d’amnistie en vue qui effacerait toutes les nébuleuses sur les contrats pétroliers, ajoutées des condamnations du maire socialiste et de Wade fils..
Pourquoi un tel privilège aux politiques qui obtiennent ce benefice d’un casier judiciaire vierge, après une pléthore de chefs d’accusation de détournements de deniers publics et de dérives sur la gestion des biens communs.
Tout compte fait, seuls les peuples en pâtissent..
Les pouvoirs d’amnistie ( usage de la majorité mécanique à l’Assemblée nationale ) sur des faits même les plus impardonnables et de grâce, même sur le pire des hommes, offrent à la personne du président de la république, ce droit de décision sur la vie ou la mort politique de tout homme ou système, s’opposant à son régime.
Il s’érige en demi-dieu, concentrant tous les contrôles autour de lui.
Tel est vécu notre système démocratique.
A l’école de Montesquieu, la démocratie, telle qu’elle est traduite divise les institutions de la République en trois pouvoirs ( L’exécutif, Le législatif et le pouvoir judiciaire..).
Chacun regroupe des tâches distinctes,bien définies.
Le pouvoir législatif représente le bras armé du peuple, et s’offre ce droit légal de contrôle sur l’action de l’exécutif.
Il est constitué d’hommes et de femmes, élus par le peuple lui même suite à des élections spécifiques
En analyse simple, le peuple vote les lois par une assemblée employée uniquement à ses services et qui s’autorise cette possibilité de destitution du poste de premier ministre et de son gouvernement à travers la motion de censure.
De la même manière, l’exécutif est tout aussi capable de dissoudre l’assemblée nationale.
Le pouvoir judiciaire est uniquement concentré sur les actions de justice, suivies de sanctions..
Le parfum de l’exécutif y est inclu par la fonction de ministre de la justice, du procureur et beaucoup d’autres acteurs du secteur.
Un système, certe pas trop parfait selon les opinions d’autres penseurs mais bien enseigné par son auteur qui dans d’autres lignes met en garde sur quelques manquements pouvant conduire à des démarches tyranniques.
 » C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser.
Il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites.
Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » nous dit Montesquieu.
Mais les questions qui se posent sont :
Est-ce un système de gouvernance fiable au vu des agissements de ses différents composants.
Et quel serait cet autre pouvoir capable de stopper ou de contrôler celui de l’exécutif..
Sachant que le président de la république peut s’offrir indirectement les contrôles du pouvoir législatif, si son parti détient la majorité au sein de l’assemblée nationale.
A noter que le caractère minoritaire du parti gouvernant, a des conséquences néfastes sur la gestion étatique comme l’obstination d’une opposition à saboter le fonctionnement des projets du gouvernement à travers les votes de budget..
Le président de la république, par son pouvoir de grâce, intercède sur les décisions judiciaires.
Il nomme certains composants du conseil constitutionnel..
Et le procureur lui obéit sans renoncement, ni opposition..
Voilà ce qu’est réellement notre démocratie ou le président de la république n’est autre qu’un monarque des temps modernes.
En réalité tout tourne autour de lui.
Et la qualité de gestion d’un État ne résulte point de l’efficacité du système démocratique mais de la nature de la personne du chef de l’exécutif, l’unique gardien de la constitution et garant des libertés fondamentales.
A beau vouloir changer de système, si à la base, on retrouve les mêmes qualités d’individus, les mêmes pratiques personnelles, le pays ne sera jamais sur les rails du développement.
Il nous faut retourner aux valeurs anciennes, et privilégier l’intérêt général sur le particulier, la patrie sur l’appartenance.
Une belle démocratie repose essentiellement sur le respect des libertés fondamentales, sous le couvert d’une justice indépendante », a-t-il-confié

1 Commentaire

  1. Lecture tres lucide du deal Wade/Macky qui se trame sur notre dos… Comme disait Sonko : « On devrait tous les fusiller.. » Sauf que lui finalement s’est retrouvé dans ce deal, en rencontrant Wade a plusieurs reprises et qualifiant Karim de Patriotes… Ce pays est foutu..

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