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Publie le: Mercredi 23 janvier, 2013

[Video, Audio & verbatim] Entretien exclusif – Mourinho dévoile son secret

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Invité exceptionnel ce mercredi de Luis Attaque sur RMC, José Mourinho est longuement revenu sur son parcours, son actualité, les Français du Real, son avenir ainsi que le PSG. Retrouvez en intégralité son entretien exclusif.

Quatre championnats, mais une seule famille

« Dans les quatre championnats où j’ai pu entraîner, tout est différent. Les supporters sont différents. La presse est différente. La façon d’être un professionnel du football est différente. La relation des joueurs avec l’entraîneur est différente, la façon de regarder l’entraîneur est différente, la relation des joueurs avec la presse est différente. Tout est différent.

J’aime le football, mais j’aime plus ma famille que le football. Pour moi, le plus important, c’est de vivre une expérience fantastique au niveau familial. La construction d’une famille, de vivre dans différents pays et de donner à mon garçon et à ma famille la possibilité de connaître des pays différents et des cultures différentes, c’est incroyable. Ma famille, je leur dis tous les jours merci, parce qu’ils sont les responsables de mon expérience à l’extérieur. Ils sont ouverts au changement. Pour moi, entraîneur, c’est facile. Tu as un club, des joueurs, des objectifs, que ce soit en Espagne, en Israël ou n’importe où. Pour la famille, il faut qu’elle soit ouverte, ce n’est pas facile. Je dis que je suis un entraîneur très très très  riche avec l’expérience que j’ai de travailler dans des pays complètement différents. »

Son parcours

« Le Portugal, c’est la maison. Après mon expérience avec Porto (de 2002 à 2004, ndlr), j’ai voulu avoir une carrière différente. C’était le moment de partir, en 2004. J’y retournerai un jour. Pas pour un club. Pour la sélection, ou pour rentrer à la maison, pour terminer. J’aimerais être sélectionneur un jour. Les gens au Portugal attendent cela, je pense. Et je veux vivre cette expérience, entraîner pour mon pays et vivre une Coupe du monde ou une Coupe d’Europe. J’ai failli le faire avec l’Angleterre, en 2007 ou 2008, mais pour moi, la sélection, c’est le Portugal. Je ne peux pas dire jamais, mais je pense que ce sera avec le Portugal. L’Angleterre, c’est mon premier amour. Ca marque. Ma femme est mon premier amour, mais l’Angleterre est mon premier amour au niveau du football.

L’Italie, c’est le pays de la tactique. C’est une expérience que je voulais vivre. J’arrive dans un club qui n’est pas un club (l’Inter Milan). C’est plus qu’un club. C’est une famille comme je n’en ai jamais trouvé dans le football. L’Inter Milan, c’est une famille incroyable. C’est le club de la famille Moratti. C’est un groupe extraordinaire et pour moi, ça a été deux années incroyables au niveau sportif et au niveau personnel. Nous avons fait le triplé (Ligue des champions, Scudetto, Coupe d’Italie), et j’ai eu le sentiment de donner quelque chose que la famille attendait. C’était un rêve pour M. Moratti. Etre le chef du groupe qui lui a offert ce rêve a été absolument fantastique. L’Inter, c’est aussi ma maison. »

Le Real Madrid

« J’ai eu la possibilité de venir ici en 2006 ou 2007. J’étais à Chelsea et je ne pouvais pas dire oui à ce moment-là. Quand ils viennent une deuxième fois, c’est très difficile de dire non. C’est un moment où tout le monde comprend à l’Inter que c’est difficile pour moi de refuser. Tout le monde a pleuré, mais ils m’ont ouvert la porte. Que ce soit le président Moratti ou les supporters. C’était difficile pour moi aussi, mais je voulais vivre cette expérience. Le Real, c’est différent. Avec des choses positives et négatives, comme tous les clubs. C’est une dimension stratosphérique. Je suis content d’être venu ici. D’avoir eu la possibilité de gagner les compétitions espagnoles. Je suis content d’avoir cette expérience. »

Les polémiques made in Madrid

« Moi, je suis tranquille. Je pense qu’à Madridon fait des polémiques quand il y a lieu, mais aussi quand il n’y a pas lieu. Tout le monde les cherche, tous les jours. Je suis entraîneur de football. Je fais mon travail. J’attends les résultats. Dans ma vie, les résultats ont été positifs toutes les saisons. Jamais je n’ai passé une saison sans avoir quelque chose à célébrer. Donc là, je travaille et j’attends tranquillement pour la fin de saison. »

La Ligue des champions : un objectif, pas une obsession

« La Ligue des champions est un objectif, mais il ne faut pas en avoir l’obsession. Il faut savoir que d’autres équipes ont la possibilité de gagner la compétition. Quand tu dis « je veux gagner », les autres disent la même chose et ont le potentiel pour le faire. Mais c’est une chose qu’il faut travailler. Particulièrement cette saison, où on ne gagnera pas le championnat. Il faut penser à la Ligue des champions et à la Coupe du Roi.

Je sais que la 10e (victoire en Ligue des champions) est très attendue, mais le Real a attendu je ne sais pas combien d’années pour gagner la 7e (exactement 32 ans entre 1966 et 1998). Nous savons que si on fait de ça une obsession, cela ne nous servira pas. Il faut être tranquille. Travailler au maximum de notre potentiel et attendre de voir ce qui se passera. L’Inter avait beaucoup investi mais a dû attendre 50 ans pour la gagner à nouveau. Jouer Manchester, c’est fantastique. Je préfère. Je suis allé les observer. J’ai une maison en Angleterre, j’y vais souvent avec ma famille. J’aime aller dans beaucoup de stades anglais. Quand il faut y aller pour travailler, j’y vais avec plaisir. J’ai mon « frère » Ferguson (l’entraîneur de Manchester) qui est un formidable exemple. A 71 ans, il vient à Madrid nous observer aussi. A 50 ans (il les aura le 26 janvier, ndlr), je dois le faire, du coup. »

Varane, le grand espoir

« Ce garçon, ce n’est pas un garçon. Sa tête n’est pas celle d’un garçon. C’est la tête d’un homme. Sa famille est fantastique. Aujourd’hui, beaucoup de joueurs de football n’ont pas un entourage qui les aide, mais sa famille à lui est parfaite à ce niveau-là. C’est la première fois que j’en parle. Il y a deux ans, nous nous sommes intéressés à lui. Je ne le connaissais pas bien. C’est Zidane qui nous le propose. C’était l’été, donc je n’ai pas pu aller le voir. Il m’a fallu du matériel. J’ai regardé ses vidéos. J’ai dit à Zidane que j’étais d’accord. Entre ce que Zizou m’a dit et ce que j’ai vu, je me suis dit que c’était bon. Trois jours après, son père arrive à ma maison avec lui et son agent pour parler. Et nous n’avons pas parlé d’argent, ni de son contrat, ni des conditions du transfert. Toutes les questions sont : sa formation, son éducation, étudier ou non, jouer ou non, les qualités de défenseur que je veux lui apprendre. Comment il va vivre, sachant que sa famille va rester à Paris. C’est tout.

Habituellement, tout le monde parle d’argent, là c’était une dimension complètement différente. C’est un joueur avec une vie en dehors du football fantastique. Quand il arrive ici, ce n’est pas un garçon, c’est un homme. Que ce soit dans sa façon de penser, sa façon de travailler, sa relation avec les autres joueurs, accepter qu’il est un grand joueur mais aussi un joueur en formation. A ce moment-là, je lui dis : « Je ne peux pas promettre que tu vas jouer 30 ou 40 matches. La promesse, c’est que tu es une vraie option pour moi, et que d’ici deux-trois ans, tu seras un grand grand défenseur. Pour moi, il est fantastique. Il est ouvert à la critique, ouvert au travail. Il peut rester travailler après l’entrainement pour travailler, c’est un grand professionnel. »

Le cas Benzema

« Il a le talent. Tout le monde le sait. Après, il a fallu avoir l’exigence qu’il apporte à son jeu des choses que beaucoup trouvent inutiles : gérer la phase défensive, la phase offensive, la transition quand tu perds le ballon. En ce moment, l’unique problème, c’est le problème du plus grand. Tu ne peux pas avoir seulement un grand avant-centre. Il en faut minimum deux. J’ai Karim et Higuain et c’est difficile pour tous les deux de savoir qu’ils ne peuvent pas jouer tous les matches.

La concurrence est très très importante, mais elle peut donner au joueur un peu de frustration. Il veut jouer 90 minutes, tout le temps. Et quand tu as deux grands joueurs, tu ne peux pas faire ça. Quand tu as un grand avant-centre et un deuxième avec beaucoup moins de qualité, tu peux faire ça. Mais Higuain, c’est aussi un grand joueur. Pour élever le niveau de confiance d’un joueur, tu ne peux pas faire mal à un autre. Ce sont seulement des petits problèmes de frustration à quelques moments. Mais tu peux anticiper. Quelquefois, nous jouons avec les deux, mais souvent c’est impossible. Ce sont des petits moments de frustration que nous devons apprendre à vivre.

Il est peut-être moins efficace avec l’équipe de France, mais je pense que c’est plus facile d’être entraîneur d’équipe que de sélection. Tu as plus de temps pour travailler, tu as une dynamique, tu as des automatismes, tu maîtrises un système de jeu. En équipe d’Espagne, il n’y a que deux clubs, alors qu’en France les joueurs viennent de beaucoup de clubs différents, donc ce n’est pas facile. C’est plus facile pour un joueur de football de jouer dans son club. Tu prends Messi ou Ronaldo, ils sont également meilleurs dans leur club. »

Zidane futur entraîneur ?

« Je suis content pour lui parce que je pense qu’en ce moment, il sait ce qu’il veut faire. Quand un joueur termine sa carrière, il peut avoir un moment où il ne sait pas très bien ce qu’il va faire dans le futur. Dans les premiers temps, ils sont contents d’avoir du temps libre, d’avoir des vacances avec la famille, de faire des choses qu’ils ne peuvent pas faire pendant leur carrière. Mais au bout d’un certain temps, c’est un moment difficile où il faut choisir ce qu’ils veulent faire. Zizou, avec nous, il a eu une période pas vraiment définie : directeur sportif, adjoint du président, en équipe première, avec les jeunes… Maintenant, je pense qu’il a trouvé ce qu’il veut faire. Il veut être entraîneur.

C’est un homme de football, un homme très intelligent. S’il peut faire le transfert de son intelligence de jeu en tant que joueur jusque sur le banc, ça marchera. Zizou c’est Zizou, en France bien sûr, mais aussi pour toutes les personnes qui aiment le football. J’aimerais le voir sur un banc de touche. Pour être un entraîneur, quand tu as été un grand joueur, il faut être un grand entraîneur. Tu ne peux pas avoir une grande carrière de joueur et être un entraîneur moyen. Zizou a les moyens pour l’être. Pour son bonheur, je pense qu’il faudrait qu’il soit un grand entraîneur. »

Une méthode Mourinho ?

« Tu peux avoir ton identité, mais il faut toujours s’adapter à la situation. Pour gagner la Premier League, il faut une équipe différente que pour gagner la Serie A ou la Liga. La construction de l’équipe dépend beaucoup de la qualité des joueurs, de la qualité de l’adversaire, des caractéristiques du championnat dans lequel tu joues. L’identité d’être un professionnel et de travailler toujours en étant au maximum de ton professionnalisme, c’est une qualité que j’ai. Tu ne peux être satisfait que quand tu travailles à la limite de ton potentiel. Il faut donner à ses joueurs toutes les conditions pour être les meilleurs. Moi je suis comme ça.

Tous les joueurs sont différents. Les hommes sont différents. Les joueurs sont des hommes, et il faut avoir une relation individuelle différente avec chacun. Dans le même temps, tu es le leader d’un groupe, et il faut avoir les mêmes règles pour tous. Tout le monde sait que dans un groupe de travail, il y a forcément un ou deux joueurs spéciaux. Mais pour gagner, ils ont besoin de tout le monde et l’entraîneur a besoin de tout le monde. Tu vas gagner avec le grand talent de quelques joueurs, mais aussi avec le grand travail des autres. Pour moi, les joueurs qui sont techniquement spéciaux, dans le groupe de travail, ce sont exactement les mêmes que les autres. »

Et après… la France ?

« Pourquoi pas ? Beaucoup de personnes parlent de moi à Paris. Il faut être vrai. Il faut dire que je connais le président Nasser. Mais je n’ai parlé avec lui qu’une fois et c’était avant qu’il achète le club. Je suis ami de Carlo Ancelotti et de Leonardo. Je leur souhaite beaucoup de succès et qu’ils n’aient pas besoin d’un autre entraîneur.

L’Angleterre pour moi, je vous l’ai dit, c’est une passion. J’ai fait trois années là-bas et je veux y retourner un jour, mais ce n’est pas la priorité. En football, je vis au jour le jour. Je pense au match que j’aurai demain ou après-demain. C’est ça, la vie d’un entraîneur. »

Le projet PSG

« Le projet du PSG est un projet fantastique. Carlo est un grand entraîneur en Europe avec un CV très bon. Dans les grandes villes d’Europe, tu as Londres, tu as Madrid, tu as Milan, et tu as Paris. Paris a besoin d’être une grande ville de football, a besoin d’un grand club, qui est champion, qui joue en Ligue des champions et qui la gagne un jour. C’est maintenant une ambition que le PSG et la ville de Paris peuvent avoir.

La première marche, c’est gagner en France. C’est très difficile de gagner en Europe quand tu ne gagnes pas en France. Le PSG joue contre Valence et peut aller en quarts, mais la situation normale c’est de gagner d’abord dans le pays. Plusieurs fois. Gagner, gagner et gagner. Et en même temps que tu gagnes, tu te construis un statut et une équipe pour aller plus loin et gagner en Europe. »

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