Le viol suscite un débat au Sénégal. Car, il ne se passe pas une journée sans qu’un cas de viol ne soit relaté dans la presse. Mais le philosophe, Songué Diouf l’a ramené à l’actualité à cause de la manière dont il voit ce phénomène. Selon lui, c’est la femme qui pousse l’homme à le violer. À l’en croire, cette dernière, habillée d’une manière indécente est aussi grave que la violence exercée par le violeur sur sa victime. Malheureusement, rien ne prouve ces dires car les histoires des personnes violées sont différentes les unes que les autres.

XALIMANEWS- Le viol peut être appréhendé comme étant tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit commis sur la personne d’autrui par contrainte, violence, menace ou surprise, selon l’article 320 du code pénal. Mais le philosophe Songué Diouf semble faire la sourde oreille. Il pense que « les femmes font tout pour que les hommes les violent. Quand nous vous violons, nous allons en prison et vous qui avez tout fait pour qu’on vous viole, vous continuez à être libres ». C’est par ses propos que le professeur Songué Diouf a exprimé sa position sur la question du viol des femmes au Sénégal. Ne se limitant pas là, il renchérit que la « violence » qu’exerce la femme habillée d’une manière qu’il juge indécente est aussi grave que la violence exercée par le violeur sur sa victime et que le violeur serait une pauvre victime tombé dans le panneau de sa victime. Les questions sur la sexualité doivent être traitées avec intelligence et doivent intégrer l’éducation. Car, ces propos ne font qu’encourager les violeurs à continuer leur agissement. Seul un homme pervers pourrait penser qu’une femme qui exhibe son corps fait appel à la sexualité. Les femmes violées ont la plupart du temps des troubles psychiques comme la dépression ou la peur d’être seul avec un homme. Ces accusations sont graves surtout en sachant que les victimes de viols connaissent des traumatismes.

Toutefois, selon les statistiques de l’Association des femmes juristes du Sénégal (Ajs), le Sénégal a enregistré en 2016, 3600 cas de viol. En six mois, 1776 cas dont 516 cas d’inceste ont été recensés. L’ampleur du phénomène est perceptible à Pikine où on enregistre 1 à 4 abus sexuel par jour. Pour l’Ajs, les victimes les plus touchées sont entre 3 et 19 ans. Ce qui fait qu’au délit de viol s’ajoute souvent celui de la pédophilie.

La majorité des violeurs ne regardent pas les formes généreuses de la femme

Le débat sur le viol fait aux femmes a jeté l’émoi et la consternation au sein de l’opinion publique. Les Sénégalais, dégoûtés, s’interrogent de plus en plus sur les causes de ce fléau qui tend dangereusement à se banaliser. Pour le philosophe, Songué Diouf c’est les gens qui ont des formes généreuses qu’on viole le plus. Ces dires sont archi-faux car la majorité des victimes attraites au Tribunal de grande instance de Dakar statuant en flagrants délits de Dakar sont des mineures. Pis, elles n’ont ni sein ni fesse. C’est-à-dire leurs corps ne se sont pas encore développés. Par contre, la moitié des femmes adultes qui accusent leur copain, collègue, amis, marabout ou autrui ne gagne pas gain de cause. Raison pour laquelle, certaine femme préfére se taire pour éviter d’être jugée par la société. Ainsi, on a différents cas de viol.

Adama Diakhoumpa : « La fillette m’a poussé à abuser d’elle »

En effet, Adama Diakhoumpa est accusé de viol et pédophilie sur une fillette de 7 ans. Pour ces faits, il a purgé 7 ans de prison ferme par le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Revenant sur les faits, le prévenu a déclaré qu’à trois ans la fillette « avait déjà des gestes de prostituée ». « À chaque fois que je venais chez elle, elle venait s’asseoir sur moi en me faisant des attouchements sexuels. Au fur et à mesure, j’ai aimé sa façon de faire jusqu’à être dépendant d’elle. Un jour, elle m’a dit qu’elle voulait voir comment est mon sexe en introduisant ses mains dans mes parties intimes. Ne pouvant plus me contrôlér, je suis passé à l’acte », nous renseigne le prévenu avant d’ajouter qu’ils étaient presque un couple fusionnel.

I. N. D :« J’ai divorcé parce que j’ai joui lorsque mon violeur m’a violée »

Incroyable mais vrai. Un cas de viol inédit a eu lieu au Bénin. Selon la dame aux initiales I. N. D, le viol qu’elle a subi, a détruit son ménage. Mariée et mère de 2 enfants, un jour, des cambrioleurs sont venus chez elle. Les voleurs ont attaché les mains de son mari et celles des enfants avant de leur dépouiller de leur bien. À en croire la dame, le chef de gang s’est retourné vers elle pour lui demander de se déshabiller devant son mari. « Avec la manière dont le gars entrait en moi, je devais ressentir des douleurs mais tel n’est pas le cas. J’ai ressenti un plaisir que je n’ai jamais connu au paravent malgré 8 ans de mariage. J’ai crié alors qu’il commençait à faire des va et vient sur moi. Je le tenais fort et le suppliais de ne pas s’arrêter à l’étonnement de mon mari et autres. Eh oui j’ai eu mon premier orgasme par le viol. Après le départ des voleurs, mon mari m’a traité de prostituee avant de me répudier », relate-t-elle.

En tout cas, quelles que soient les raisons évoquées, les cas de viols augmentent de jour en jour. Le Pire encore, il existe des cas où la famille de la victime préfère l’omerta en échange d’une maigre somme d’argent. Nous en reviendrons dans nos prochaines éditions.

Bineta DIOUF

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