Fonds JAM pour la paix en Casamance : Aminata Touré réclame une commission d’enquête parlementaire

Xalima
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La question de la transparence dans la gestion des fonds publics revient au cœur du débat politique sénégalais. Aminata Touré, superviseure générale du mouvement Kiiraay, a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation du fonds JAM, destiné à accompagner les efforts de paix en Casamance.

Lors d’une rencontre politique organisée samedi 10 octobre à Bambilor, l’ancienne Première ministre a invité les députés à examiner les conditions d’utilisation des ressources financières affectées à ce fonds, logé à la Primature.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les travaux de plusieurs commissions d’enquête parlementaires consacrées à la gestion de biens et de programmes publics. Pour Aminata Touré, l’exigence de transparence doit s’appliquer à l’ensemble des responsables et des mécanismes de financement de l’État.

Le mouvement Kiiraay soulève notamment des interrogations sur des dépenses qu’il évalue à environ 3,7 milliards de francs CFA entre 2025 et 2026. Ce montant constitue une affirmation politique qui nécessite un examen documentaire et ne saurait être considéré, à ce stade, comme une irrégularité établie.

La question porte également sur la destination effective des ressources, les autorisations de dépenses et les mécanismes de contrôle administratif. Une commission d’enquête pourrait, si elle était constituée, examiner les pièces justificatives et recueillir les explications des responsables concernés.

Au-delà de la controverse politique, cette demande pose la question de la traçabilité des fonds publics consacrés à la paix et au développement de la Casamance.

Aucune conclusion sur d’éventuelles responsabilités ne peut être tirée de cette seule demande d’enquête.

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