Le Sénégal pourrait-il un jour avoir une femme à la tête de l’État ? Le président Bassirou Diomaye Faye a évoqué cette perspective, ce mercredi 14 octobre 2026 à Dakar, lors de la rencontre des Premières dames africaines consacrée à la résilience des femmes et des filles face aux changements climatiques et aux conflits.
Dans une intervention mêlant reconnaissance, humour et références historiques, le chef de l’État a souligné l’importance du rôle des femmes dans la société et dans l’exercice des responsabilités publiques. Évoquant les pays africains déjà dirigés par des femmes, il a lancé : « Peut-être qu’un jour aussi, le Sénégal aura son premier gentleman. »
Cette formule, accueillie par les applaudissements de l’assistance, faisait référence à l’éventualité de voir une femme accéder à la présidence de la République, son époux occupant alors symboliquement la place traditionnellement associée à la Première dame.
Bassirou Diomaye Faye a également rappelé l’héritage de grandes figures féminines de l’histoire sénégalaise, notamment Aline Sitoé Diatta et Ndaté Yalla Mbodj, dont les parcours témoignent de la place des femmes dans les résistances et les transformations politiques du pays.
Au-delà de cette séquence, le président a salué le travail de plaidoyer mené par les Premières dames africaines pour la protection des femmes et des filles, particulièrement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la lutte contre les violences.
Si ces propos ne constituent ni une annonce politique ni un engagement institutionnel, ils interviennent dans un débat plus large sur l’accès des femmes aux responsabilités. La question demeure celle de leur représentation effective dans les instances de décision, au-delà des discours et des symboles.



























