Les récentes inondations qui ont touché plusieurs localités sénégalaises relancent le débat sur l’efficacité des politiques publiques d’assainissement. Face aux dégâts matériels, aux perturbations de la vie quotidienne et aux pertes humaines signalées, le président Bassirou Diomaye Faye a décidé de renforcer le contrôle des dispositifs existants.
Lors du Conseil des ministres du 13 octobre 2026, le chef de l’État a demandé la réalisation sans délai d’un audit technique des dysfonctionnements constatés dans la gouvernance des systèmes d’assainissement. Cette décision intervient dans un contexte où la répétition des inondations soulève des interrogations sur la planification urbaine, l’entretien des ouvrages et l’utilisation des investissements publics.
Le président a également demandé l’actualisation des schémas directeurs d’assainissement des villes et communes. La Stratégie nationale de protection civile et de gestion des risques de catastrophes devra être finalisée et validée avant la fin du mois de novembre 2026. Une révision de la stratégie nationale de prévention et de gestion des inondations est également prévue.
Autre piste évoquée : la création d’un Fonds national de l’assainissement reposant sur des ressources financières durables. À ce stade, il s’agit d’une orientation à étudier et non d’un mécanisme déjà opérationnel.
Au-delà des annonces, l’enjeu sera de traduire les recommandations techniques en réalisations concrètes. L’entretien des canaux, la maîtrise de l’urbanisation et la coordination entre l’État et les collectivités territoriales demeurent essentiels.
Pour les populations régulièrement exposées aux eaux de pluie, l’efficacité de cette nouvelle démarche se mesurera surtout à sa capacité à prévenir les prochaines catastrophes




























