Dette sénégalaise : Abdourahmane Sarr conteste l’approche du FMI et plaide pour une solution régionale

Xalima
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Les déclarations de Kristalina Georgieva sur la dette sénégalaise suscitent un débat sur la stratégie à adopter pour sortir des difficultés financières. Dans une publication sur Facebook, Abdourahmane Sarr estime que le Sénégal n’a pas besoin d’une restructuration profonde de sa dette, mais plutôt d’un simple réaménagement de ses échéances de remboursement.

Lors des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, la directrice générale du Fonds monétaire international s’est montrée optimiste quant à la possibilité d’un accord entre Dakar et ses créanciers. Elle a également présenté le Sénégal comme un cas permettant d’éprouver les améliorations apportées aux mécanismes internationaux de traitement de la dette.

Une approche que conteste Abdourahmane Sarr. Selon lui, les difficultés sénégalaises relèvent principalement de tensions de trésorerie qui pourraient être résolues par un reprofilage de la dette, sans recourir à une restructuration plus lourde.

Il défend notamment une intervention des institutions financières de l’UEMOA, avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) comme intermédiaire et l’appui du FMI.

L’économiste considère que les ressources et les instruments régionaux auraient pu permettre de traiter les échéances problématiques sans transformer le Sénégal en terrain d’expérimentation d’un dispositif international.

Cette position relance une interrogation fondamentale : les difficultés financières du Sénégal nécessitent-elles une restructuration impliquant ses créanciers ou peuvent-elles être surmontées par un simple allongement des échéances ?

La réponse dépendra notamment de l’évaluation de la soutenabilité de la dette, des besoins de financement et des conditions que les créanciers accepteront de négocier.

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