À quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, la capitale sénégalaise engage une vaste opération de nettoiement. Baptisée « Terrou JOJ », cette initiative de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED) prévoit la mobilisation de mille agents de propreté et d’importants moyens logistiques autour des sites olympiques et des principaux axes de circulation.
Lancée dans la nuit du 15 octobre à la place de l’Indépendance, l’opération doit progressivement s’étendre à plusieurs secteurs de Dakar, ainsi qu’à Diamniadio et Saly. La SONAGED prévoit notamment le déploiement de véhicules de collecte, de bennes, d’engins de désensablement et de centaines de bacs destinés à améliorer la gestion des déchets.
Au-delà de l’organisation sportive, cette mobilisation soulève une question essentielle : comment transformer une opération exceptionnelle en amélioration durable du cadre de vie des populations ?
Les Jeux constituent une vitrine internationale pour le Sénégal, premier pays africain appelé à accueillir un événement olympique. Mais la réussite de cette échéance ne saurait se mesurer uniquement à la propreté des itinéraires empruntés par les délégations étrangères.
Dans plusieurs quartiers, la collecte régulière des déchets, l’entretien des espaces publics et la lutte contre les dépôts sauvages demeurent des préoccupations quotidiennes.
L’enjeu sera donc de prolonger les efforts au-delà de la compétition. Les moyens mobilisés pour Dakar 2026 pourraient servir de point de départ à une réflexion plus large sur l’organisation du service public de propreté.
La réussite de « Terrou JOJ » se jugera autant à l’accueil des visiteurs qu’à l’héritage laissé aux habitants.


























