Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique franchit une nouvelle étape dans l’organisation du secteur associatif. Dans un communiqué daté du 16 octobre 2026, la Direction générale de l’Administration territoriale invite les organisations non gouvernementales et les associations légalement constituées à s’inscrire sur la plateforme numérique e-OSC.
Cet outil doit permettre de dresser une cartographie nationale des organisations intervenant au Sénégal. Les informations recueillies porteront notamment sur leurs domaines d’activité, leurs zones d’intervention, leurs projets, les financements mobilisés et les populations bénéficiaires.
L’administration présente cette initiative comme un moyen d’améliorer la visibilité des interventions et de faciliter la coordination entre les différents acteurs du développement.
À terme, la plateforme doit également accompagner la dématérialisation progressive de certaines démarches administratives, notamment les demandes d’agrément des ONG et de reconnaissance des associations.
Cette évolution pourrait simplifier les relations entre les organisations et les services de l’État, à condition que les procédures soient accessibles et que les informations collectées bénéficient d’une protection appropriée.
Elle soulève néanmoins des interrogations sur l’utilisation des données, les obligations déclaratives et la préservation de l’autonomie des acteurs associatifs.
Le défi sera de concilier transparence administrative et liberté d’association, deux exigences qui ne devraient pas être opposées.
L’efficacité du dispositif dépendra finalement de ses modalités d’application, de la qualité de l’accompagnement proposé aux organisations et de la confiance instaurée entre l’administration et la société civile.



























