Sonko refuse la loi de finances rectificative 2026, dénonce un sabotage du PRES et alerte sur les prix du carburant

Xalima
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La conférence de presse d’Ousmane Sonko, ce lundi 19 octobre, marque une nouvelle étape dans le débat sur les orientations économiques du Sénégal. À l’issue du conclave du PASTEF au King Fahd Palace, le président du parti a annoncé que sa formation ne soutiendrait pas, en l’état, le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026.

Au cœur de ses critiques figurent le Plan de redressement économique et social (PRES), les choix d’investissement, les budgets sociaux et la politique de subvention des produits pétroliers.

Le PRES au centre des divergences

Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il présente comme des entraves à l’application du PRES. Il a notamment évoqué 312 milliards de francs CFA générés par le programme, tout en mettant en cause des résistances à certaines mesures.

Le document budgétaire officiel apporte cependant une distinction essentielle : il prévoit désormais 311,5 milliards de FCFA de recettes du PRES à fin décembre 2026, contre 762,9 milliards initialement inscrits. Ces prévisions ne doivent pas être confondues avec les sommes effectivement encaissées.

Les subventions pétrolières, un enjeu social majeur

Sonko a également contesté les orientations concernant les subventions énergétiques, estimant que leur réduction pourrait provoquer une augmentation des prix à la pompe et peser sur le pouvoir d’achat.

Le débat porte notamment sur les conséquences possibles pour les transports, les entreprises et les ménages.

Une majorité parlementaire face à ses responsabilités

En annonçant que PASTEF ne voterait pas le texte en l’état, Sonko place la question budgétaire au cœur des rapports entre le parti majoritaire, l’Assemblée nationale et le gouvernement.

Cette prise de position ne signifie pas encore le rejet définitif de la loi. Elle ouvre néanmoins une phase de discussions dont l’issue dépendra des modifications éventuellement apportées au projet.

Au-delà des déclarations politiques, le véritable enjeu sera de concilier les contraintes des finances publiques, la protection du pouvoir d’achat et les engagements de transformation économique du Sénégal.

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