La confrontation politique entre Pastef et Kiiraay entre dans une nouvelle phase. Au lendemain de la conférence de presse d’Ousmane Sonko, les principaux responsables du parti présidentiel ont annoncé une prise de parole publique ce mardi 20 octobre. Une initiative qui intervient dans un climat de désaccord croissant autour des orientations budgétaires et de la conduite des affaires publiques.
La sortie du président de Pastef, lundi, a ravivé les tensions. En annonçant que les députés de sa formation ne soutiendraient pas la loi de finances rectificative dans sa version actuelle, Ousmane Sonko a placé les arbitrages financiers au cœur du débat politique.
Kiiraay entend désormais lui répondre. Aminata Touré, superviseure générale du parti, est notamment attendue parmi les figures de cette contre-offensive. De son côté, Abdourahmane Diouf a déjà vivement contesté le bilan de Sonko à la Primature, dans une déclaration particulièrement offensive.
Mais au-delà des échanges entre personnalités, l’enjeu est institutionnel. Les divergences portent sur les dépenses publiques, les subventions énergétiques et l’encadrement des fonds spéciaux. Elles interrogent aussi les rapports entre la majorité parlementaire et l’exécutif.
Pour Kiiraay, la difficulté sera de défendre les orientations présidentielles sans réduire sa réponse à une confrontation personnelle. Pour Pastef, il s’agira de transformer ses objections en propositions budgétaires concrètes.
La conférence annoncée pourrait ainsi préciser les lignes de fracture entre les deux formations. À ce stade, ses conclusions ne sauraient être anticipées.
Une certitude demeure : le débat sur les finances publiques est devenu un révélateur des nouveaux rapports de force au sommet de l’État.

























