Alors que la majorité parlementaire Pastef refuse d’adopter le projet de loi de finances rectificative 2026 en l’état, le groupe Takku Wallu Sénégal défend une autre position : l’abstention en commission.
L’opposition explique son choix par la dégradation de plusieurs indicateurs budgétaires, tout en affirmant ne pas vouloir contribuer au blocage du fonctionnement des institutions.
Selon les chiffres avancés par le groupe, les recettes prévues auraient été révisées à la baisse de 340 milliards de FCFA. Les ressources attendues du Plan de redressement économique et social enregistreraient, pour leur part, un recul de 451 milliards.
Takku Wallu souligne également une réduction de 555 milliards de FCFA de l’investissement public et un déficit budgétaire porté à 7,6 % du produit intérieur brut.
Ces données, dont la portée exacte doit être appréciée à la lumière des documents budgétaires officiels, alimentent les interrogations sur les conséquences des ajustements pour l’économie nationale.
Pour l’opposition, la responsabilité politique des arbitrages incombe au gouvernement et à sa majorité.
Cette position intervient après une première controverse sur les modalités de négociation et de report des travaux parlementaires. Abdou Mbow avait notamment contesté la manière dont les discussions entre Pastef et l’exécutif avaient été présentées.
La convergence ponctuelle des critiques budgétaires ne signifie donc pas une convergence politique entre majorité et opposition.
L’enjeu central reste celui de la crédibilité des prévisions financières et des choix retenus pour ramener les comptes publics vers une trajectoire soutenable.






















