L’audition d’Abdou Karim Fofana devant la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion du patrimoine bâti de l’État a donné lieu, lundi 12 octobre, à des échanges particulièrement soutenus. L’ancien directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État, qui a dirigé la structure entre 2015 et 2019, a été interrogé sur plusieurs décisions administratives prises durant son mandat.
Les discussions ont notamment porté sur les conditions de conclusion et de renouvellement de certains baux, particulièrement dans le périmètre de la Cité Fayçal. Les parlementaires ont cherché à établir les bases juridiques des opérations, les responsabilités des différents intervenants et les mécanismes de contrôle appliqués à la gestion des biens immobiliers publics.
L’ancien ministre a défendu les décisions prises sous sa responsabilité en invoquant notamment l’existence de contrats antérieurs, les investissements réalisés par certains occupants et les compétences attribuées à l’agence. Il a également rejeté les interrogations relatives à un éventuel favoritisme dans l’attribution d’un bail à Mouhamadou Lamine Fofana, affirmant n’entretenir aucun lien de parenté avec le bénéficiaire et ne pas le connaître personnellement.
Au-delà des échanges entre l’ancien responsable et les députés, cette audition met en évidence la complexité de la gestion du patrimoine immobilier de l’État. La succession des structures administratives, la conservation des archives et la documentation des décisions constituent autant de questions examinées par la commission.
Les investigations devront notamment permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles certains biens ont été attribués, occupés ou renouvelés par voie contractuelle. À ce stade, les interrogations soulevées lors de l’audition ne constituent pas des conclusions établissant des irrégularités.

























