Fatoumata Barry, plus connue sous le nom de ‘’Rangou’’, et une complice ont été envoyées en prison, hier. Les autres membres de la bande ont bénéficié d’une liberté provisoire. L’enquête a révélé, entre autres, l’existence d’un site pornographique privé et un vaste réseau de prostitution.

Dans le dossier de la bande à Fatoumata Barry, plus connue sous le nom de ‘’Rangou’’, plus l’enquête avance, plus elle révèle des secrets. Les auditions des prévenus et les résultats des investigations n’ont jusqu’ici pas montré si les donzelles payaient de l’argent pour intégrer la bande. Par contre, nos interlocuteurs soulignent que toutes ne sont pas des prostituées professionnelles. On apprend que le réseau a débuté ses activités depuis plus d’un an. Au départ, les clients devaient débourser, comme annoncé dans notre édition d’hier, des montants qui varient entre 50 000 et 1 million de F CFA. Si les enquêteurs en savent autant, c’est parce qu’ils ont réussi à remonter toute la chaine. Ainsi, des rabatteurs, des clients et propriétaires de lieux de rendez-vous ont été auditionnés.

Selon nos informations, la cheffe de la bande, Rangou, a toujours tout nié, lors de ses différentes auditions devant les enquêteurs de la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C). En substance, elle déclare : ‘’On s’était juste rencontrés, en tant que jeunes. Toutes les personnes qui y étaient, avaient l’envie de se rencontrer et d’échanger sur divers sujets. C’était juste une banale rencontre entre des individus de sexes opposés et rien d’autre.’’ Des propos que les limiers prennent avec des pincettes, puisqu’ils ont découvert un site pornographique géré par la bande. Un site privé payant alimenté par les péripatéticiennes et les putes d’occasion de la bande. A cela s’ajoute le fait que l’entrée pour le ‘’yendou’’ était payante, et grassement d’ailleurs.

D’après nos informations, tous les délits qui sont retenus contre les membres de la bande sont étayés par des preuves en béton, car les enquêteurs n’ont rien voulu laisser au hasard. Ils ne veulent pas de mauvaises surprises plus tard ou lors du procès. Les chefs retenus contre la bande sont : association de malfaiteurs, prostitution, proxénétisme aggravé, non-respect de l’état d’urgence, non-inscription à un fichier sanitaire, incitation à la débauche, entre autres. La particularité de cette enquête est due au fait qu’avant de définir un délit, il fallait d’abord avoir les preuves tangibles contre les suspects.

Fortunes diverses

Ayant bénéficié d’un retour de parquet jeudi soir, les 15 membres de la bande ont fait face au juge du 8e cabinet, hier. On apprend que seules Rangou et une certaine Aissatou Ndiaye ont été placées sous mandat de dépôt. Le reste de la bande a bénéficié d’une liberté provisoire.

Au final, le juge a retenu contre eux les délits de défaut de carnet sanitaire, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et proxénétisme.

Il y a quelques jours, sur ses comptes Instagram et Snapchat, Rangou (rabatteur) a fait l’annonce d’un “yendou’’ digne de grands princes du Golfe, en plein couvre-feu, alors que les rassemblements sont interdits. Ayant eu écho de cette information, et sur ordre de leur supérieur, les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) ont fait une descente inopinée au lieu où devait se tenir la sauterie, le 27 mai dernier. Sur place, les hommes en tenue ont interpellé l’initiatrice ainsi que les autres personnes présentes sur les lieux, au moment de l’arrestation. L’enquête a été confiée à la BL2C qui, de concert avec quelques agents de la Dic, a mené les auditions et investigations de main de maitre.

CHEIKH THIAM

enqueteplus.com

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