Xalimanews-Plusieurs personnes sont sorties pour montrer leur ras-le- bol à travers des manifestations à Touba, Thies et Tambacounda. Ces dernières disent ne plus supporter le couvre feu qui impacte négativement sur leurs activités génératrices de revenus. Le socialogue Khaly Niang, trouve que ces actes sont justifiés puisqu’ils résultent de sentiments de révolte face aux effets coronavirus. « La situation est une résultante d’une accumulation de frustrations relatives à la situation que subissent certaines activités dans le secteur informel. Ceux qui sont dans ce secteur n’ont pas de salaire et ne comptent que sur le travail qu’il font pour subvenir à leurs besoins. S’ils restent deux à trois mois sans travailler parce qu’on leur a demandé d’arrêter et qu’on ne leur a pas donné d’autres alternatives ou une autre stratégie de survie, cela amène des frustrations. Ce qui fait qu’ils vont se dire que c’est l’État qui est à l’origine de leur situation difficile alors qu’en réalité, c’est la situation qui l’impose », analyse-t-il sur la Rfm.
Le sociologue rappelle que l’État les a laissés en rade dans sa stratégie d’aide dans le cadre de la lutte contre la covid19:  » ces catégories n’ont pas été prises en compte dans la stratégie de riposte. Des milliards ont été dégagés dans le cadre de l’appui aux communautés vulnérables mais le ciblage n’a pas pris en compte ces travailleurs de l’informel. Comme ils n’ont pas d’interlocuteur, ils vont s’organiser à leur niveau pour allumer des pneus, non pas pour faire du banditisme, mais pour se faire entendre et pour montrer qu’eux aussi sont des sénégalais et qu’ils existent, qu’ils sont impactés par le coronavirus et qu’on doit leur venir en aide », a-t-il argumenté.

M. Niang trouve que c’est un signal lancé par ces derniers et que les autorités doivent aller vers ces populations là, pour voir, en dehors de ceux qui ont manifesté, identifier qui sont ceux qui sont dans la précarité et qui sont réellement dans le besoin. Sinon cela va créer des conditions d’emeute et de révolte.

Mariama Kobar Saleh

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